La Mer à boire

II. b. Inconvénients lies au dessalement

Le dessalement de l’eau de mer apporte une réponse aux besoins d’eau douce. Toutefois, quelque soit le procédé utilisé, il n’est pas sans inconvénients :

  • Besoins énergétiques importants ;
  • Rejet des saumures concentrées (et chaudes dans le cas de la distillation) en mer ou injectées dans le sol :
  • Emploi de produits chimiques pour nettoyer les membranes ;
  • Traces de métaux lourds échappés des installations ;
  • Aucune législation spécifique concernant la potabilité de l’eau issue de ces traitements.

Selon le rapport récent de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le coût induit par l’extension et l’entretien des services d’approvisionnement en eau augmente dans les pays de la Méditerranée orientale et de l’Asie occidentale. Le EMRO (Regional Office for the Eastern Mediterranean) reçoit des demandes de conseils sur la quantité minimale d’eau qui devrait être distribuée pour la consommation domestique ainsi que sur les questions propres aux opérations de désalinisation et à la qualité de l’eau. Par ailleurs, les systèmes d’approvisionnement en eau ne fonctionnent que par intermittence dans plusieurs pays, à cause des pénuries importantes d’eau douce, de l’insuffisance de l’entretien et de la médiocrité de la gestion. L’OMS préconise donc un plus grand contrôle de la qualité de l’eau de boisson, car la détérioration de la qualité de l’eau dans le système d’approvisionnement et les installations des ménages pour le stockage de l’eau survient même lorsque la canalisation de l’eau est assurée.

L’OMS a, en outre, publié un guide sur la qualité de l’eau de boisson qui fixe des normes à respecter dans ce domaine. En effet, les traitements de l’eau impliquée par le dessalement altèrent la qualité de l’eau (déminéralisation). Une eau fortement déminéralisée est une eau extrêmement agressive pour le réseau de distribution favorisant la corrosion et donc la mise en suspension ou la dissolution de métaux.