La Mer à boire

IV. b. Utilisations de "confort"

La consommation d’eau douce issue des profondeurs provoque un véritable engouement dans certains pays développés. Ainsi, sur la côte-est du Japon, à Muroto, un pipeline aspire 4 000 tonnes d’eau à 330 mètres de profondeur. Le responsable de la société Deep Sea Water spécialisée dans la commercialisation d’eau profonde en bouteilles explique qu’à la différence de l’eau de surface, l’eau pompée en profondeur est pure car sans bactéries. Et c’est un véritable succès au Japon : sur les 10 eaux les plus vendues, 3 sont issues de l’eau profonde. Leur prix est pourtant beaucoup plus élevé : 4 € la bouteille d’eau profonde contre 1 € pour la bouteille « traditionnelle ».

L’eau de mer issue des profondeurs est également vantée pour ses vertus thérapeutiques (lutte contre la fatigue, les affections nasales) et est utilisée dans la cosmétique et la thalassothérapie.

La cosmétique

En cosmétologie, l’eau de mer aurait des capacités reminéralisantes, anti-infectieuse, anti-stress, anti-douleur et revitalisante.

La thalassothérapie

L’intérêt pour les vertus de la thalassothérapie s’étend à la fin du 19ème et début du 20ème  siècle, avec les travaux de René Quinton, physiologiste français (1866-1925). Après avoir analysé la proximité de l’eau de mer avec la composition du plasma sanguin, il a appuyé l’hypothèse selon laquelle la vie est née dans l’eau de mer et a mis au point le plasma de Quinton, sérum injectable, qui rétablit le métabolisme perturbé des nourrissons. Il a créé des dispensaires marins où ont été soignés avec succès des nourrissons atteints de déshydratation aiguë.