Henry BLANK – 1re classe

Henry BLANK passager américain de 1re classe à bord du Titanic © Titanic international Society

© Titanic international Society

Henry BLANK
Joaillier, 1re classe

 

Belge 39 ans  Embarquement à Cherbourg 1re classe Rescapé

 

Henry est né dans l’État du Rhode Island (États-Unis) en 1872 de parents allemands.

Adolescent, il s’installe à Newark (New Jersey) et devient portier dans la plus grande joaillerie de la ville, Durand and Company. Les propriétaires décèlent chez lui des capacités artistiques : après son apprentissage, il devient joaillier à 21 ans. Toutefois, il décide de tenter d’abord sa chance dans le milieu des affaires.

Après une courte carrière dans les assurances, Henry s’associe au joaillier expérimenté Newton E. WHITESIDE. En 1899, la société est baptisée Whiteside & Blank.

La qualité des bijoux est une priorité pour Henry : tous les ans, à partir de 1907, il se rend en Europe pour acheter des pierres précieuses et s’inspirer des derniers bijoux à la mode. En 1910, à Pforzheim (Allemagne), il achète les droits de production et de commercialisation du « premier bracelet à chaîne extensible, sans fermoir » créé en 1905 par Isidor EMRICH.

En 1911, Whiteside & Blank propose aux bijouteries de quartier et aux joailleries de luxe telles que Tiffany & Co, la première gamme de montre-bracelet extensible pour femme, déclinée en 22 modèles.

Au printemps 1912, Henry rachète les droits de production et de commercialisation des mécanismes inventés par le fabricant de montres de luxe IWC (Suisse). Il rencontre également des négociants en pierres précieuses à Amsterdam, en Belgique et à Paris.

C’est là qu’Henry réserve, auprès de la White Star Line, une cabine individuelle de 1re classe à bord du Titanic, pour son voyage retour. Le 10 avril 1912, il embarque à Cherbourg.

 

Au cours de la traversée, il rencontre William B. GREENFIELD, d’origine allemande, et Alfred NOURNEY, jeune passager allemand, qu’il retrouve souvent au Fumoir.

© La Cité de la Mer – Lecaux Communication – B. Almodovar

Le 15 avril, peu après la collision, comme peu de femmes se manifestent, le 1er officier William MURDOCH autorise Henry et ses deux amis à monter à bord du canot de sauvetage n°7.

À son retour, son épouse Phoebe et ses enfants ne l’autorisent plus à voyager seul en Europe…

 

En 1914, Whiteside & Blank produit sa première montre-bracelet pour homme et crée, pour les femmes, une montre montée sur un ruban de soie noir, s’inspirant d’un modèle de la marque Cartier (Paris). S’imposant sur le marché de la montre aux États-Unis, l’entreprise est rebaptisée Henry Blank and Company en 1917 puis Cresarrow Watch Company dans les années 1930.

Le 17 mars 1949, Henry est emporté par une pneumonie. L’entreprise reste au sein de la famille jusqu’en 1986, date à laquelle son petit-fils, Peter BLANK, la ferme définitivement.

 

L’expédition de 1987 menée sur l’épave du Titanic grâce au sous-marin français Nautile permet de remonter 1 892 objets, dont une montre-bracelet en or. Elle porte la mention « Pat. applied for » (demande de brevet déposé) et pourrait sans doute appartenir à Henry BLANK.

 

 

 

Après un séjour à Paris pour acquérir des pierres précieuses, Erwin G. LEWY et Engelhart Cornelius OSTBY, deux autres joailliers américains, rejoignent Cherbourg pour monter à bord du Titanic en 1re classe. Ils ne survivent pas au naufrage.