Qu’est ce que l’Océanographie ?

Sommaire +
  1. I.Introduction
  2. II.Océanographie – Présentation
  3. III.Quelques principes d'océanographie
  4. IV.Quelques missions océanographiques
  5. V.Le métier d'océanographe
  6. VI.Glossaire

II. b. 1. Les navires océanographiques français

Avant tout, les navires sont les équipements de base des campagnes océanographiques en mer. Outre ses capacités de navigation (puissance, maniabilité…), les treuils et câbles sont indispensables pour procéder à des prélèvements et des mesures. Ceux-ci sont améliorés au fil du temps : treuils manuels puis à vapeur, électriques et enfin hydrauliques*. Les cordages des câbles deviennent de plus en plus adaptés.

Les instruments de navigation embarqués sont essentiels (chronomètres, sextants…) et leurs progrès permirent d’améliorer les explorations scientifiques.

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On distingue les navires hauturiers (destinés aux campagnes en pleine mer, au large) et les navires côtiers, qui, comme leur nom l’indique, servent aux campagnes océanographiques le long des côtes.

En 2006, la flotte océanographique française est composée de :

Cinq navires hauturiers (ou grands hauturiers) :

  • deux navires de L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) : L’Atalante (pluridisciplinaire ; tous océans) et le Thalassa, navire support du ROV Victor 6 000, plutôt destiné à l’océanographie physique et à l’halieutique (l’exploitation biologique des fonds marins, c’est-à-dire ce qui concerne la pêche) dans l’océan Atlantique.
  • deux navires de l’Institut Paul-Emile Victor (IPEV) avec le Marion Dufresne II (pluridisciplinaire ; tous océans) et L’Astrolabe (ravitailleur ; Tasmanie – Terre Adélie)
  • deux navires partagés entre l’Ifremer et la Marine nationale : le Beautemps-Beaupré et le Pourquoi pas ?

Les besoins d’hydrographie et d’océanographie de la Marine nationale et de la communauté scientifique concourent à des activités de même nature qui favorisent une synergie entre les deux ministères de la Défense et de la Recherche pour leurs moyens maritimes. Dans ce cadre, deux navires ont été construits en partenariat entre le ministère de la Défense et l’Ifremer.

Un navire civil, armé par Genavir sous pavillon français, à usage partagé. Il porte le nom de Pourquoi pas ? Ce navire d’une centaine de mètres, est financé à 55% par l’Ifremer et 45% par la Marine avec une utilisation répartie de 150 jours/an pour la Marine et de 180 jours/an pour l’Ifremer. Il s’agit d’un navire polyvalent équipé pour les travaux en route et optimisé pour les travaux en chantier. Le Pourquoi pas ? peut ainsi mener à bien des missions d’hydrographie, hauturière ou côtière, de géosciences, d’océanographie physique, chimique et biologique et mettre en oeuvre les équipements scientifiques de l’Institut. Au cours d’une mission, il est capable de mettre en oeuvre alternativement deux équipements lourds, type Nautile, Victor 6000 ou engin remorqué.

Effectuez une visite virtuelle du laboratoire d’hydrologie à bord du Pourquoi Pas ? et découvrez toutes les caractéristiques techniques du navire sur le site Internet de l’Ifremer :

http://flotte.ifremer.fr/flotte/Presentation-de-la-flotte/Navires/Navires-hauturiers/Pourquoi-pas/Visites-virtuelles

Un navire militaire, le Beautemps-Beaupré, destiné à couvrir les besoins stratégiques de la Marine et du SHOM, dans l’Atlantique-Nord en particulier. Ses principales missions portent sur l’hydrographie, la bathymétrie fine et l’océanographie physique. L’Ifremer participe à son financement à hauteur de 5% et peut l’utiliser 10 jours/an.

Quatre navires semi-hauturiers (ou petits hauturiers) :

  • un navire Ifremer : Le Suroît (géophysique ; Méditerranée et proche de l’Atlantique)
  • un navire de l’IPEV : La Curieuse (halieutique/océanographie ; Océan Indien)
  • deux navires de l’Institut de Recherche et Développement (IRD) : Alis (pluridisciplinaire ; Atlantique tropical) et Antéa (pluridisciplinaire ; Pacifique Sud-Ouest).

Six navires côtiers (ou de façade) :

  • trois navires Ifremer : L’Europe (halieutique, littoral ; Méditerranée), Gwen Drez (halieutique ; Manche – Golfe de Gascogne) et Thalia (pluridisciplinaire ; Manche – Golfe de Gascogne).
  • trois navires de l’Institut National des Sciences de l’Univers : Téthys II (pluridisciplinaire ; Méditerranée), Côtes de la Manche (pluridisciplinaire ; Manche – Golfe de Gascogne), Côte d’Aquitaine (pluridisciplinaire ; Manche – Golfe de Gascogne).

L’Atalante et le Pourquoi pas ? , navires pluridisciplinaires et hauturiers Ifremer

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Pour en savoir plus :

Suivez en direct les déplacements des navires de l’Ifremer et les campagnes en cours :

http://www.ifremer.fr/posnav/PosnavWeb/WFAccueil.aspx

Retrouvez tous les navires océanographiques européens en consultant la base de données EurOcean : http://www.rvinfobase.eurocean.org/