Qu’est ce que l’Océanographie ?

Sommaire +
  1. I.Introduction
  2. II.Océanographie – Présentation
  3. III.Quelques principes d'océanographie
  4. IV.Quelques missions océanographiques
  5. V.Le métier d'océanographe
  6. VI.Glossaire

V. b. 4. Quelle est la partie la plus intéressante de votre travail ?

Thierry Moutin
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C’est justement la diversité des travaux qui m’intéresse. C’est très varié. En ce moment, j’organise une campagne. Cela fait deux ans pratiquement que je ne fais que ça, en plus de mon enseignement. C’est quelque chose que je n’avais jamais fait avant et c’est vrai que c’est passionnant, on embarque avec 33 scientifiques à bord d’un bateau…

Vous parlez de la mission BOUM ?

Oui, avant j’ai participé à d’autres missions un peu partout dans l’océan, mais c’était différent : j’embarquais avec mon matériel, je faisais mes « p’tites manip’ », alors que là, c’est moi qui organise ! Il faut donc que je trouve des financements etc, ça n’a plus rien à voir. Et tout est intéressant !

Jozée Sarrazin
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Ce que je préfère, ce sont vraiment les campagnes : être sur le terrain, « baignée » dans le milieu que l’on étudie et s’y consacrer pleinement, sans contrainte extérieure… Le reste du temps, nous sommes devant des chiffres ou au labo’ à observer des organismes hors de leur écosystème…c’est intéressant aussi mais pas sans le côté « échantillonnage sur le terrain » qui apporte une autre dimension à la compréhension du milieu. Ce qui me plaît, c’est vraiment le côté découverte/expérimentation : être sur le fond, se poser des questions, tenter d’y répondre avec les outils que l’on a (ou pas), intervenir avec des sous-marins, mener à bien sa recherche avec toutes les contraintes qu’implique le travail sur les grands fonds… C’est un grand défi !

Pierre-Marie Sarradin
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Dans notre Département de Recherche, nous avons la chance de pouvoir réaliser toutes les étapes depuis le moment où nous construisons le projet de recherche (recherche des financements) jusqu’à la fin (la publication scientifique des résultats). Il y a de nombreuses étapes dans un projet de recherche qui sont comme plusieurs métiers :

– sachant que nous travaillons sur un milieu très particulier, nous sommes obligés de développer des outils spécifiques pour y avoir accès, donc nous avons toute une partie technologie qui est très importante et intéressante

– la préparation d’une campagne qui est comme un métier à part entière

– la campagne à la mer elle-même. Suivant si l’on est simple « embarquant » ou chef de mission, là aussi ce sont encore deux métiers différents.

– viennent ensuite l’acquisition des résultats, la plongée en sous-marin…

– enfin, le travail sur tous les échantillons que nous avons récupérés, qui va jusqu’à la publication scientifique.

Je ne peux pas dire quelle est la partie la plus intéressante car c’est vraiment un tout.

C’est l’ensemble qui vous intéresse ?

Oui, imaginer un outil que l’on va tremper à 3000 mètres de profondeur, qui va donner des résultats qui vont nous permettre de répondre à une question. Comme je vous l’ai dit je suis chimiste dans un laboratoire d’écologie et l’intérêt, c’est de mélanger les différentes disciplines que sont la chimie, l’écologie, la physique, la microbiologie…

Lucien Laubier
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J’aime beaucoup ce qui est découverte, donc chaque fois que j’ai eu l’occasion de faire des choses entièrement nouvelles, j’ai été parfaitement heureux pendant un moment. Au départ, cela a été la découverte des fonds coralligènes* en Méditerranée à 25 mètres en plongée. Faire des longues radiales, en suivant une corde posée sur le fond et en notant tout ce que je voyais… Pour moi c’était complètement nouveau, cela m’a passionné, j’ai identifié toutes sortes d’annélides différents.

Ensuite, quand j’ai eu l’occasion de plonger avec la soucoupe Cousteau à 300 mètres, cela a été les superbes coraux blancs de Méditerranée !

Peu à peu je suis donc descendu et quand enfin, j’ai eu la possibilité de plonger sur les sources hydrothermales et de voir les fameux vers, des crabes etc, au milieu de ces sorties d’eau chaude à 350C°, j’ai été passionné à nouveau ! Mais je suis tout aussi passionné de voir les larves d’une crevette pénéide en train de se nourrir d’algues qu’on leur distribue pour développer des élevages de crevettes ! Disons que j’ai une passion pour tout ce qui est l’organisme vivant, organisme qui fait quelque chose, qui agit, qui se nourrit, qui se reproduit… En résumé, pour tout ce qui constitue les comportements.