Archives – L’Echo des abysses

Année 2019

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Carte bathymétrique
09/06/2019
7 millions de dollars pour cartographier le fond de l’Océan La compétition Shell Ocean Discovery XPrize, organisée par la fondation américaine XPrize, et dotée de 7 millions de dollars, a pour vocation d'enco...

La compétition Shell Ocean Discovery XPrize, organisée par la fondation américaine XPrize, et dotée de 7 millions de dollars, a pour vocation d’encourager les innovations dans le domaine de l’exploration océanique. Les vainqueurs ont été désignés le 31 mai 2019.

Initiée en 2015, la compétition consistait en un défi de taille : concevoir et construire un robot sous-marin autonome, capable de plonger rapidement entre -2 000 et -4 000 mètres.

Dix-neuf équipes et 25 pays ont participé à ce challenge océanographique, parmi lesquels figurent la Suisse, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les États-Unis, le Portugal, le Japon…

Pour effectuer les épreuves en mer, une zone de compétition d’environ 500 km2 dans la région de Kalamata, en Grèce a été définie.

Les 9 finalistes avaient 24h pour cartographier un minimum de 250 km2 du plancher océanique avec une résolution de 5 mètres et identifier au moins 10 caractéristiques archéologiques, chimiques, biologiques ou géologiques.

  • Le Grand prix de 4 millions de dollars a été décerné à GEBCO-NF Alumni, une équipe internationale basée aux États-Unis, qui avec son navire de surface sans équipage, baptisé SeaKIT, et équipé d’un sous-marin, a permis de cartographier rapidement le fond marin avec une précision dépassant les objectifs.

Au-delà de la compétition, l’équipe espère cartographier la totalité des fonds marins d’ici 2030 (voir le projet Seabed 2030).

  • Le 2e prix de 1 million de dollars revient aux japonais de KUROSHIO. L’équipe a conçu un navire de surface avec une technologie polyvalente ; leur plate-forme logicielle pouvant s’adapter à différents sous-marins autonomes.
  • Le prix bonus de 1 millions de dollars offert par la NOAA (l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique) a été répartis entre 2 équipes américaines, qui sans toutefois atteindre l’objectif – a démontré que leur technologie permettait de détecter un objet spécifique dans l’océan grâce à un signal biologique ou chimique puis en le traçant à sa source –  s’en sont toutefois rapprochés.

En 2018, la somme de 1 million de dollars avait été répartie entre les différentes équipes encore en compétition afin de leur permettre de poursuivre le développement de leur projet.

Ces résultats ont été dévoilés lors d’une cérémonie de remise des prix qui s’est tenue au Musée océanographique de Monaco.

Jyotika Virmani, Directeur exécutif de l’Ocean Discovery XPRIZE a déclaré :

Actuellement, plus de 80 % des océans du monde ne sont pas cartographiés, et je suis fier d’avoir travaillé aux côtés de ceux qui vont changer cela dans le cadre de cette XPRIZE. (…) Notre vision est que ces nouvelles technologies permettront de découvrir de nouvelles espèces océaniques, des ressources sous-marines, des caractéristiques géologiques, et des méthodes plus sûres pour explorer la mer profonde, en éclairant les mystères des fonds, en découvrant ce qui demeure inconnu depuis la nuit des temps.

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Cook bay, Moorea Tahiti © François Aurat - Tara Expeditions Foundation
06/06/2019
Microplastiques 2019 : la nouvelle expédition de Tara Océan La goélette Tara est partie le 23 mai 2019 de Lorient, son port d'attache, pour une nouvelle expédition qui va l'emmener, pendant 6 mois, sur di...

La goélette Tara est partie le 23 mai 2019 de Lorient, son port d’attache, pour une nouvelle expédition qui va l’emmener, pendant 6 mois, sur dix des plus grands fleuves d’Europe, en quête des origines de la pollution plastique.

Entraînés par les eaux de ruissellement et les divers cours d’eau, les déchets rejetés par l’homme se déversent dans les fleuves, qui alimentent ensuite l’Océan.

« 80% des déchets plastique que l’on retrouve en mer proviennent des continents »

Comme le souligne Jean-François Ghiglione, directeur de recherche au CNRS, qui assure la coordination scientifique de la mission. (Retrouvez l’interview de Jean-François Ghiglione ici)

L’équipe pluridisciplinaire, composée d’une quarantaine de chercheurs se concentrera sur  les microplastiques et collectera des échantillons à l’embouchure des grands fleuves suivants: la Tamise (Angleterre), l’Elbe et le Rhin (Allemagne), la Seine, la Loire, la Garonne et le Rhône (France), le Tage (Portugal), l’Èbre (Espagne) et le Tibre (Italie).

Selon la fondation Tara Océan, face à l’omniprésence des microplastiques dans l’Océan, il est devenu urgent d’agir à la source de la contamination et d’intervenir afin d’enrayer le phénomène. La mission vise donc un triple objectif :

  • Identifier les sources de pollution, comprendre leur fragmentation dans les fleuves et prédire leur dispersion vers l’océan,
  • Comprendre leurs impacts sur la biodiversité marine et leurs effets sur la chaîne alimentaire,
  • Oeuvrer pour une meilleure connaissance et pour la préservation des océans, en partageant avec le public et les institutions : 18 escales sont programmées afin d’échanger des idées, trouver des solutions pour amorcer un changement de mode de consommation, de production, de comportement, etc.).

    À noter:

    La goélette Tara fera escale à Cherbourg du 18 au 21 novembre 2019 !

    Retrouvez le programme des escales de Tara en Europe ici.

     

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Amphore marseillaise du IIIe siècle avant .JC.©Robert Valette
05/06/2019
Une découverte rare au large de Cannes : 17 amphores du IIIe siècle av. JC Dix-sept amphores âgées d'environ 2 300 ans, en parfait état de conservation, ont été trouvées au large de Cannes, à proximité des Iles de Lérins. C'est ...

Dix-sept amphores âgées d’environ 2 300 ans, en parfait état de conservation, ont été trouvées au large de Cannes, à proximité des Iles de Lérins.

C’est une équipe d’archéologues de la Société d’Archéologie Subaquatique d’Anne Joncheray (archéologue et directrice du musée d’archéologie de Saint-Raphaël), qui a fait cette découverte lors de fouilles sous-marines menées près de l’île Sainte-Marguerite du 25 avril au 12 mai 2019.

Les amphores étaient enchevêtrées dans un mélange de sable et de racines, sous 20 mètres d’eau et servaient vraisemblablement au transport du vin de Campanie (région romaine).

Elles représentent ainsi un précieux témoignage du commerce naissant entre la Gaule et l’Italie durant une période non pacifiée de la domination romaine.

Ce trésor vient s’ajouter à la mince liste des vestiges méditerranéens de cette époque ; en effet seules 4 épaves ont été retrouvées à ce jour !

La disposition des amphores et l’absence d’épave à proximité permet aux archéologues d’élaborer 3 hypothèses : soit le navire s’est renversé mais n’a pas sombré, soit les amphores ont été jetées, soit elles ne sont qu’une partie du gisement et l’épave du navire se trouve plus loin.

Après leur analyse, les amphores seront exposées au grand public au Musée de la Mer à Cannes.

Pour en apprendre davantage sur cette découverte exceptionnelle et peut-être trouver d’autres trésors, une seconde campagne de fouilles sera bientôt lancée.

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Des gorgones, des coraux noirs mais aussi des éponges et des crustacés décapodes s'épanouissent ainsi au cœur de ce
30/05/2019
Découverte d’un jardin de coraux au sud de la fosse des Mariannes Le 28 mai 2019, des scientifiques chinois ont découvert, grâce au robot sous-marin télécommandé (ROV) Discovery, un « jardin de coraux » situé au nive...

Le 28 mai 2019, des scientifiques chinois ont découvert, grâce au robot sous-marin télécommandé (ROV) Discovery,  un « jardin de coraux » situé au niveau d’un mont sous-marin, au sud de la fosse des Mariannes, à 880 mètres de profondeur.

Une découverte étonnante pour Xu Kuidong, le directeur scientifique de l’expédition :

« Le mont sous-marin à l’étude est situé dans une zone maritime oligotrophe (pauvre en nutriments) à 10 degrés de latitude nord. Il est très rare de voir une forêt de corail aussi multicolore. »

Des gorgones, des coraux noirs mais aussi des éponges et des crustacés décapodes s’épanouissent ainsi au coeur de cette  « forêt »  multicolore.

Cette découverte a eu lieu alors que les scientifiques de l’Académie des  Sciences de Chine (Institut d’océanologie) ont débuté une mission d’exploration de 4 monts sous-marins situés au sud de la fosse des Mariannes au niveau de la dorsale Caroline dans l’océan Pacifique Nord.

À bord du navire océanographique Kexue (qui signifie Science), les chercheurs étudient, durant 20 jours, la topographie, l’hydrologie et la bioécologie de ces 4 monts sous-marins – dont Caroline, le plus grand mont sous-marin référencé dans cette zone.

Selon les chercheurs, cette forêt de coraux pousse dans une zone des monts sous-marins dans laquelle un mélange de courants océaniques pourrait leur apporter une nourriture abondante.

L’environnement stable du mont sous-marin offrirait également aux coraux un habitat pour leur croissance.

Selon le scientifique Zheng Xinqing, cette découverte est essentielle pour la recherche :

« La détection des forêts de corail à une telle profondeur offre une valeur scientifique essentielle pour l’étude de la diversité biologique et des ressources génétiques marines sur Terre. »

En effet, selon les chercheurs chinois, les coraux des grands fonds marins pourraient être utilisés comme un nouveau matériau pour des os artificiels.


La veille de cette découverte, Discovery, a réussi à recueillir des aplysies, c’est à dire des mollusques gastéropodes aussi surnommés « lièvres de mer ».

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Ce globigérinidé fait partie de la famille des foraminifères. Il mesure généralement entre 100 micromètre à 1 mm. © NOAA
28/05/2019
Réchauffement climatique : le zooplancton migre vers les eaux plus froides Le plancton animal (zooplancton) a migré dans les eaux plus froides de l'hémisphère nord en raison du réchauffement climatique modifiant ainsi la ch...

Le plancton animal (zooplancton) a migré dans les eaux plus froides de l’hémisphère nord en raison du réchauffement climatique modifiant ainsi la chaîne alimentaire.

À cause du réchauffement climatique, les foraminifères de l'hémisphère nord ont migré dans les eaux plus froides © Alfred Wegener Institute for Polar and Marine Research

À cause du réchauffement climatique, les foraminifères de l’hémisphère nord ont migré dans les eaux plus froides © Alfred Wegener Institute for Polar and Marine Research

D’après une étude menée par des chercheurs allemands du Centre des sciences de l’environnement marin (MARUM) de l’Université de Brême et de l’Institut de chimie et de biologie de l’environnement marin de l’Université d’Oldenburg, les foraminifères, de minuscules zooplanctons unicellulaires à coquille de calcite, ont quitté leur aire géographique habituelle pour migrer vers des eaux plus froides.

Cette migration a débuté à la fin du 18e siècle avec la révolution industrielle et l’utilisation des énergies fossiles – charbon, pétrole, et gaz naturel -, accompagnant le développement économique de la planète et entraînant progressivement un réchauffement climatique global.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont comparé les sédiments de 3 774 communautés de foraminifères de l’ère pré-industrielle avec des échantillons de sédiments collectés depuis 1978 sur 33 sites distincts de tous les océans du monde.

Microfossiles de sédiments marins contenant notamment des foraminifères planctoniques (petits coquillages blancs) et des foraminifères benthiques (au centre de l’image) ©Hannes Grobe – Alfred Wegener Institute for Polar and Marine Research

Lukas Jonkers, Docteur en Micropaléontologie et en Paléo-océanographie (MARUM), coauteur de l’étude a déclaré :

« Ces organismes vivent dans la couche supérieure de l’océan et, lorsqu’ils meurent, leurs coquilles s’enfoncent dans le fond marin et sont conservées dans les sédiments.

En paléo-océanographie, ces coquillages fossiles fournissent des informations sur l’état passé des océans, mais ils peuvent bien sûr aussi fournir des informations directes sur les communautés d’espèces foraminifères passées. »

Lorsque les foraminifères meurent, leurs coquilles s'enfoncent dans le fond marin et sont conservées dans les sédiments © Ernst Haeckel - Kunstformen der Natur (1904)

Lorsque les foraminifères meurent, leurs coquilles s’enfoncent dans le fond marin et sont conservées dans les sédiments © Ernst Haeckel – Kunstformen der Natur (1904)

L’étude ne montre aucune extinction d’espèce mais une modification des écosystèmes marins et des habitudes alimentaires des foraminifères.

Michal Ku­cera, Professeur de Micropaléontologie et de Paléo-océanographie (MARUM), coauteur de l’étude a déclaré :

 « L’aspect inquiétant de l’observation est que dans de nombreuses régions de l’océan, les communautés planctoniques ont manifestement migré « dans des eaux étrangères ».

Là-bas, elles doivent s’adapter aux nouvelles conditions et, dans certains cas, reconstituer leur réseau alimentaire. « La question est de savoir s’ils peuvent le faire assez rapidement ou si le changement climatique progressera plus vite que les communautés ne pourront s’adapter. »

Le plancton marin est donc maintenant entré dans l’époque anthropocène, c’est-à-dire, l’ère géologique caractérisée par l’impact des activités humaines sur les grands équilibres de la planète.


Étude parue dans la revue Nature le 22 mai 2019


Pour en savoir plus sur le plancton marin, consultez notre dossier thématique !

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Bonifacio, Corse © Google Earth
24/05/2019
Nouvelles découvertes sur l’épave corse de Paragan La 4e campagne de fouilles sur l'épave de l'anse de Paragan, un caboteur de commerce méditerranéen, s'est achevée le 13 avril 2019. Les archéologues o...

La 4e campagne de fouilles sur l’épave de l’anse de Paragan, un caboteur de commerce méditerranéen, s’est achevée le 13 avril 2019. Les archéologues ont fait de nouvelles découvertes, notamment sur l’organisation de la vie à bord.

Repérée en 2015 par un plongeur, l’épave repose par 3 mètres de fond au large de Bonifacio, en Corse.

Une série de fouilles menées par le Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-marines (DRASSM) a permis d’identifier l’épave. Il s’agit d’un petit caboteur de commerce de la famille des « tartanes » datant de la fin du 17e – début du 18e siècle.

Ces dernières fouilles confirment la présence d’une cambuse (lieu où sont entreposés les vivres) et d’une cuisine à l’avant du navire. Divers éléments témoignent de l’activité de cabotage en Méditerranée occidentale : traces de feu, charbon, bois de chauffe, briques et fagots, fragments de marmite, pichets de la région de Marseille, Ligurie et Fréjus et céramique de cuisine corse.

Des compas de charpentiers ont été trouvés ainsi que la cabine présumée du commandant à l’avant du navire.

La découverte d’une collection de 14 pichets, vraisemblablement conservés dans une caisse en bois à l’avant du bateau, amène les scientifiques à penser que le commandant les utilisait pour faire son propre commerce.

Enfin, des éléments indiquent qu’une forte tempête serait à l’origine du naufrage.

Depuis 2016, les fouilles de ce chantier-école sont dirigées par le DRASSM et le CNRS, avec le concours des étudiants du Master international d’archéologie sous-marine et d’archéologie des littoraux (MoMarch) de l’université d’Aix-Marseille, le soutien logistique du bureau d’études et de recherche Ipso Facto, la municipalité et la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio.

Retrouvez tous les détails des fouilles depuis la découverte de l’épave en cliquant ici.

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Le volcan sous-marin se situe à 50 km au large de Petite Terre, l'une des îles principales de Mayotte © Franck Bouttemy http://www.geodiversite.net/auteur197
21/05/2019
Naissance d’un volcan sous-marin à Mayotte La découverte d'un volcan sous-marin expliquerait pourquoi l'île de Mayotte est secouée par d'incessants séismes depuis un an.... Situé à 3 500 mètre...

La découverte d’un volcan sous-marin expliquerait pourquoi l’île de Mayotte est secouée par d’incessants séismes depuis un an….

Situé à 3 500 mètres sous l’océan, ce volcan s’est formé à 50 km au large de Petite Terre, l’une des deux îles principales de l’archipel de Mayotte.

Le volcan sous-marin se situe à 50 km au large de Petite Terre, l'une des îles principales de Mayotte © Franck Bouttemy http://www.geodiversite.net/auteur197

Le volcan sous-marin se situe à 50 km au large de Petite Terre, l’une des îles principales de Mayotte © Franck Bouttemy http://www.geodiversite.net/auteur197

Ce volcan sous-marin mesure 800 mètres de haut avec une base de 4 à 5 km de diamètre, un panache de gaz s’en échappe sur 2 km de hauteur mais sans atteindre la surface de l’eau. Il reste donc complètement invisible depuis la terre. 

Ce phénomène géologique exceptionnel s’est produit suite aux nombreux séismes qui secouent l’île depuis un an. Selon les scientifiques, le volcan serait né à l’été ou à l’automne 2018.

Une mission scientifique de grande ampleur baptisée « Tellus » a été lancée par le CNRS pour tenter de comprendre pourquoi Mayotte subissait une telle activité sismique  : plus de 1 800 secousses de magnitude supérieure ou égale à 3,5 selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Des sismomètres ont été installés sur terre et sous l’eau, notamment grâce au soutien du navire océanographie Marion Dufresne, de l’Institut Polaire Français. Les relevés bathymétriques (reliefs du sol) ont ainsi permis de révéler la présence d’un volcan sous-marin, inexistant sur les dernières cartes réalisées par le SHOM il y a 4 ans.

Nathalie Feuillet, chercheuse à l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGB) qui a mené l’expédition, affirme que l’île de Mayotte s’est affaissée de 13 centimètres et qu’elle s’est déplacée vers l’Est d’environ 10 centimètres. Selon elle, cet affaissement serait dû à la vidange d’un réservoir d’une poche de magma profonde.

Aujourd’hui, si les séismes ont cessé, les scientifiques doivent encore approfondir leurs recherches et insistent sur la nécessité d’une surveillance régulière de la zone. Localement, les autorités tentent de rassurer la population, soutenues par le gouvernement français qui a défini un plan d’action.

De nombreux organismes ont rejoint cette expédition : L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), l’université de la Réunion, l’Institut de physique du globe de Strasbourg (IPGS), l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), l’École normale supérieure (ENS), le Centre nationale d’études spatiales (CNES) et le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM).

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Une méduse
17/05/2019
Découverte d’un antidote contre le venin de la méduse la plus dangereuse ! Des chercheurs australiens de l'Université de Sydney ont découvert un antidote au venin de la cuboméduse Chironex fleckeri. Particulièrement présente...

Des chercheurs australiens de l’Université de Sydney ont découvert un antidote au venin de la cuboméduse Chironex fleckeri.

Particulièrement présente le long des côtes australiennes, la cuboméduse est la plus dangereuse des méduses !

Son venin provoque une nécrose de la peau, une douleur extrême et un arrêt cardiaque dans les minutes qui suivent une exposition grave.

Pancarte indiquant la présence de cuboméduses en Australie ©Wikimedia Commons

Pancarte indiquant la présence de cuboméduses en Australie ©Wikimedia Commons

Afin de mieux comprendre les mécanismes de ce puissant venin, les chercheurs australiens de l’Université de Sydney ont prélevé des millions de cellules humaines et ont exposé les différents gènes au venin mortel prélevé sur une cuboméduse.

Ils sont ainsi parvenus à identifier des gènes nécessaires au venin pour agir et ont réalisé qu’ils étaient impliqués dans la fabrication du cholestérol.

Après avoir testé plusieurs médicaments anti-cholestérol existants sur le marché, les chercheurs en ont identifié un qui serait capable de bloquer le poison de la cuboméduse.

La méduse-boîte (ou cuboméduse), la méduse la plus dangereuse au monde © Guido Gautsch - Wikimedia Commons

La méduse-boîte (ou cuboméduse), la méduse la plus dangereuse au monde © Guido Gautsch – Wikimedia Commons

Administré dans les 15 minutes après la piqure de la méduse, le traitement serait en effet capable de soulager la douleur et la nécrose de la peau.

D’autres tests doivent encore être réalisés pour savoir si ce médicament serait capable d’éviter la crise cardiaque.

À terme, les chercheurs imaginent un antidote sous la forme d’une crème ou d’un spray à administrer en cas d’urgence.


Cliquez ici pour découvrir l’intégralité de l’étude parue dans Nature le 30 avril 2019


Les cuboméduses fréquentent les mers chaudes et sont particulièrement redoutées en Australie, où des pancartes alertent les baigneurs de leur présence aux abords de certaines plages. Le pays a recensé 75 décès depuis la fin du 19e siècle, mais le rythme s’est accéléré avec deux rencontres fatales par an en moyenne désormais.

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Image satellite d'une efflorescence algale © Norman Kuring, NASA’s Ocean Color Group
16/05/2019
Le plancton aurait diminué de 10% en 150 ans ! Le phytoplancton est indispensable à la viemais des chercheurs alertent sur leur déclin important depuis l'ère industrielle ! D'après une étude men...

Le phytoplancton est indispensable à la vie mais des chercheurs alertent sur leur déclin important depuis l’ère industrielle !

D’après une étude menée par les scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l’Institut Océanographique Woods Hole (WHOI), le phytoplancton dans l’Atlantique Nord aurait diminué de 10% en 150 ans !

Ce déclin coïncide avec l’émergence de l’ère industrielle et la hausse constante des températures au cours de la même période.

Matthew Osman, chercheur au MIT et auteur principal de l’étude a déclaré :

Nous constatons un déclin à long terme qui prend naissance à peu près au même moment que lorsque nous avons commencé à perturber le système climatique en émettant des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle industrielle.

Matthew Osman indique également que la production de phytoplancton pourrait encore diminuer si les températures continuent d’augmenter.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé 12 carottes de glace, dont une de 100 mètres de long !

Toutes ont été prélevées à un endroit différent de la calotte glaciaire du Groenland depuis les années 1980 par des laboratoires du monde entier.

Récupération d'une section de carotte de glace pendant une tempête de neige à l'ouest du Groenland ©Sarah Das - WHOI

Récupération d’une section de carotte de glace pendant une tempête de neige à l’ouest du Groenland ©Sarah Das – WHOI


Le plancton végétal (phytoplancton)  a une importance capitale pour l’Homme !

  • Les scientifiques estiment que le phytoplancton est le premier producteur d’oxygène de notre atmosphère (plus de 50% de l’air que nous respirons). Il est donc le véritable poumon de la Terre.

Il participe en effet à la photosynthèse, absorbant, pour se nourrir, des sels minéraux, de l’eau, l’énergie du soleil ainsi que du dioxyde de carbone et rejetteant de l’oxygène dans l’eau qui sera transféré ensuite dans l’atmosphère.

  • Il est à la base de notre chaîne alimentaire. Le phytoplancton est mangé par le zooplancton qui est lui-même mangé par de plus gros prédateurs et ainsi de suite jusqu’à arriver dans nos assiettes !
La chaîne alimentaire marine © Plancton du Monde – Géraldine Jublin

La chaîne alimentaire marine © Plancton du Monde – Géraldine Jublin

  • En mourant le phytoplancton se décompose et produit une substance chimique (volatile soufré) qui passe dans l’atmosphère. Mélangée à d’autres gaz, elle se transforme et participe à la formation des nuages et de la pluie.


Étude parue dans la revue Nature le 6 mai 2019

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Victor Vescovo en équilibre sur le sous-marin
14/05/2019
Record de plongée dans la fosse des Mariannes L'américain Victor Vescovo vient d'atteindre, en solo, la profondeur record de 10 928 mètres (à +/-10,5 mètres), à bord du sous-marin Limiting Factor,...

L’américain Victor Vescovo vient d’atteindre, en solo, la profondeur record de 10 928 mètres (à +/-10,5 mètres), à bord du sous-marin Limiting Factor, au point le plus profond de la fosse des Mariannes : Challenger Deep !

C’est le point le plus profond jamais atteint par un être humain, dépassant de quelques mètres (ou centimètres !)  les précédents recordmen : 

Victor Vescovo a passé précisément 4 heures et 8 mn au fond avant de remonter à la surface. Un temps record ! James Cameron était resté environ 3 heures à 10 908 mètres tandis que Don Walsh et Jacques Piccard avaient passé 20 mn au fond avant de remonter.

Le sous-marin "Limiting Factor" en surface © Reeve Jolliffe

Le sous-marin « Limiting Factor » en surface © Reeve Jolliffe

À son arrivée à Guam après la fin de la plongée, Victor Vescovo a déclaré :

C’est presque indescriptible à expliquer. Nous sommes tous fiers et enthousiastes d’avoir accompli cette plongée !

Ce sous-marin, son navire support et l’ensemble des équipes ont été extrêmement talentueux, ils ont porté la technologie sous-marine à un niveau sans précédent en plongeant – rapidement et régulièrement – dans la zone océanique la plus profonde et la plus difficile au monde : la fosse des Mariannes.

Nous avons l’impression d’avoir ouvert une voie extraordinaire pour l’Homme !

Cela va lui permettre d’explorer n’importe quel endroit, n’importe quand, n’importe où dans l’Océan – un monde qui reste, encore, à 90% inexploré !

Don Walsh, l'un des hommes les plus profonds du monde depuis 1960, salue le nouveau recordman Victor Vescovo © Reeve Jolliffe

Don Walsh, l’un des hommes les plus profonds du monde depuis 1960, salue le nouveau recordman Victor Vescovo © Reeve Jolliffe

Don Walsh, qui était présent à bord du navire support Pressure Drop, a déclaré :

L’imagination et la curiosité féroce de Victor Vescovo, le génie technique de Triton Submarines et la performance exceptionnelle des officiers et de l’équipage du vaisseau support Pressure Drop ont convergé pour faire de cette expédition un immense succès. Et j’étais là !

Il y a près de 60 ans, Jacques Piccard et moi avons été les premiers à plonger au point Challenger Deep, l’endroit le plus profond de l’Océan. En 2012, James Cameron y a fait une plongée en solo. Et maintenant en 2019, le Limiting Factor est le 3e sous-marin à atteindre ces profondeurs.

Cette fois, c’est un tour de force impressionnant puisque l’équipe a répété la plongée au point Challenger Deep 4 fois en seulement 8 jours. Il s’agit d’une démonstration de fiabilité et d’efficacité opérationnelle jamais vue auparavant dans l’exploration des endroits les plus profonds de l’Océan. Je suis fier et honoré d’avoir pu partagé ce moment qui fera date dans l’histoire mondiale de la plongée en grande profondeur. »

Jusqu’à présent, la profondeur du point Challenger Deep était estimée  (à plus ou moins 5 mètres) à 10 920 mètres (source : JAMSTEC/Jamieson – 2011).

Cette plongée réactualise donc la profondeur de la fosse des Mariannes à 10 928 mètres (à +/-10,5 mètres).

Le fond de la fosse des Mariannes. © Atlantic Productions for Discovery Channel

Le fond de la fosse des Mariannes. © Atlantic Productions for Discovery Channel

L’équipe de Five Deeps précise que l’ensemble des données seront analysées plus en détail et éventuellement révisées à l’avenir, comme ce fut le cas en 1960 puis en 2012.

L’équipe scientifique, dont l’anglais Alan Jamieson, a identifié au moins 3 nouvelles espèces dont un amphipode (petit crustacé).

Victor Vescovo a également repéré à cette profondeur extrême des morceaux de plastique. Il a déclaré à NBC News  :

J’ai été très déçu de découvrir cette contamination humaine au point le plus profond de l’océan.

Cet exploit a lieu dans le cadre de l’expédition Five Deeps qui a déjà établi 3 records de plongées humaines dans les fosses les plus profondes :

Entre le 28 avril et le 5 mai 2019, Limiting Factor a réalisé 4 plongées dans la fosse des Mariannes aux points Challenger Deep et Sirena Deep.

Prochaine étape pour l’équipe de Five Deeps : la 2e fosse la plus profonde au monde : la fosse de Tonga (Pacifique Sud) précédemment mesurée à 10 882 mètres de profondeur au point Horizon Deep. 

"Limiting Factor" fait partie des rares sous-marins habités au monde à être certifiés pour plonger jusqu’à 11 000 mètres de profondeur © Triton/5 Deep Dives

« Limiting Factor » fait partie des rares sous-marins habités au monde à être certifiés pour plonger jusqu’à 11 000 mètres de profondeur © Triton/5 Deep Dives

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Vers marins phoronides, au stade adulte, fixés sur des rochers ©Wikimedia Commons
12/05/2019
8 nouvelles espèces de vers marins découvertes grâce au plancton ! Les scientifiques du Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) au Panama ont découvert 8 nouvelles espèces de vers marins de la famille des...

Les scientifiques du Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) au Panama ont découvert 8 nouvelles espèces de vers marins de la famille des phoronides grâce à l’analyse ADN de leurs larves.

Les scientifiques ont prélevé du plancton – dans lequel vit le phoronide au stade larvaire – dans le golfe de Panama (océan Pacifique) et autour de l’île de Bocas del Toro (mer des Caraïbes).

Une larve de phoronide ©Wikimedia commons

Une larve de phoronide ©Wikimedia commons

En examinant ce plancton à l’aide d’un stéréomicroscope, ils ont trouvé plus de 50 larves de phoronides (23 du Pacifique et 29 de l’Atlantique).

Ils ont ensuite comparé l’ADN de ces 50 larves avec l’ADN d’adultes et ont découvert 8 nouvelles espèces !

Jusqu’à ce jour, seules 15 espèces de vers marins de la famille des phoronides au stade adulte étaient connues.

Les larves de phoronides dérivent au gré des courants et sont beaucoup plus faciles à échantillonner que leurs formes adultes, qui vivent sur le fond marin dans le sable et les sédiments.

Michael J. Boyle, co-auteur de l’étude a déclaré :

En raison du mode de vie mystérieux des phoronides, les vers adultes peuvent ne jamais être découverts, mais la présence de leurs formes larvaires dans le plancton confirme qu’ils sont, ici, établis et se reproduisent.


Découvrez l’intégralité de l’étude parue le 14 mai 2019

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La Dirette argentée Diretmus argenteus peut probablement voir une variété de couleurs dans des conditions de faible luminosité ©Citron-Wikimedia Commons
11/05/2019
Des poissons des profondeurs capables de voir en couleur ! Une équipe internationale de chercheurs dirigée par Walter Salzburger et Zuzana Musilova de l'Université de Bâle (Suisse) a identifié un système visuel ...

Une équipe internationale de chercheurs dirigée par Walter Salzburger et Zuzana Musilova de l’Université de Bâle (Suisse) a identifié un système visuel chez les poissons des abysses qui leur permettrait de discerner les prédateurs et les proies dans les conditions de faible luminosité rencontrées au fond de l’Océan.

Le poisson-lanterne possède des organes bioluminescents et un nombre plus important de gènes rhodopsine ©Zuzana Musilová - Université Charles, Prague

Le poisson-lanterne possède des organes bioluminescents et un nombre plus important de gènes rhodopsine ©Zuzana Musilová – Université Charles, Prague

En analysant 101 génomes de poissons, l’équipe a découvert que certaines espèces vivant à plus de 200 mètres de profondeur, portaient des gènes supplémentaires de la rhodopsine qui permettent aux cellules souches de la rétine de détecter la lumière.

Quatre espèces des abysses en particulier possèdent au moins 5 gènes supplémentaires : la lanterne glaciaire Benthosema glaciale avec 5 gènes; Stylephorus chordatus avec 6 gènes; la dirette aile longue Diretmoides pauciradiatus avec 18 gènes. Avec 38 gènes de la rhodopsine, la dirette argentée, Diretmus argenteus, serait d’ailleurs le vertébré possédant de loin le plus grand nombre de gènes de photopigmentation.

La lanterne glaciaire possède 5 gènes supplémentaires lui permettant de voir les couleurs dans l'obscurité abyssale ©Rudolf Svedsen - University Museum of Bergen

La lanterne glaciaire possède 5 gènes supplémentaires lui permettant de voir les couleurs dans l’obscurité abyssale ©Rudolf Svedsen – University Museum of Bergen

Les poissons abyssaux dotés de cette forme de vision très sensible pourraient discerner certaines longueurs d’onde de couleur à des profondeurs atteignant 1 000 mètres là où la lumière est pratiquement inexistante.

En d’autres termes, ces poissons détecteraient une large gamme de couleurs et seraient particulièrement sensibles à la lumière verte et bleue.

La chercheuse Zuzana Musilova, auteure de l’étude, a déclaré :

« Nous pensons qu’ils peuvent détecter plus de nuances de bleu et de vert que nous. »

Or, le fait d’avoir des yeux très sensibles peut être utile pour détecter les signaux bioluminescents émis par les proies, les prédateurs ou même des membres de leur propre espèce.

Cette étude montre notamment la capacité d’évolution et d’adaptation des poissons dans les grandes profondeurs marines.


L’étude est parue dans la revue Science le 10 mai 2019

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Baleine à bosse © Malcolm Francis NIWA
10/05/2019
L’Océan en danger conclut le rapport sur la biodiversité de l’IPBES Les experts estiment qu?environ 1 million d'espèces animales et végétales sont aujourd'hui menacées d'extinction, notamment au cours des prochaine...

Les experts estiment qu’environ 1 million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, notamment au cours des prochaines décennies, ce qui n’a jamais eu lieu auparavant dans l’histoire de l’humanité.

La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier

C’est l’une des conclusions du rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), dont le résumé a été approuvé lors de la 7e session plénière, qui s’est réunie du 29 avril au 4 mai à Paris.

33% des requins sont menacés d'extinction ©Albert Kok - Wikimedia Commons

33% des requins sont menacés d’extinction ©Albert Kok – Wikimedia Commons

En ce qui concerne l’Océan, les écosystèmes marins, du littoral à la haute mer, montrent l’influence des activités humaines :

  • 66% du milieu marin est « sévèrement altéré » à ce jour par les activités humaines ;
  • Seulement 3% de l’Océan est exempt de pression humaine ;
  • L’étendue des prairies sous-marines a diminué de plus de 10% par décennie entre 1970 et 2000 ;
  • Près de 33% des récifs coralliens, des requins et des espèces proches, et plus de 33% des mammifères marins sont menacés d’extinction ;
50% du couvert corallien des récifs a disparu depuis les années 1870© Pixabay

50% du couvert corallien des récifs a disparu depuis les années 1870 © Pixabay

  • 50% du couvert corallien des récifs a disparu depuis les années 1870. Le déclin s’accélère considérablement depuis 20-30 ans en raison de l’augmentation de la température de l’eau et de l’acidification des océans qui interagissent avec d’autres facteurs de perte et aggravent encore la situation ;
  • 3 à 25% de la biomasse de poissons disparaîtra d’ici la fin du siècle dans les scénarios de réchauffement climatique bas et haut.

Le plus grand impact sur la biodiversité marine est la pêche :

  • 33% des stocks de poissons sont surexploités et plus de 55% de la zone océanique est soumise à la pêche industrielle.
  • 33% des prises de poissons dans le monde sont illicites, non déclarées ou non réglementées.
33% des stocks de poissons sont classés comme surexploités ©Parpixaoppa - Pixabay

33% des stocks de poissons sont classés comme surexploités ©Parpixaoppa – Pixabay

Toutefois, depuis 1992, les organismes régionaux des pêches adoptent les principes du développement durable.

Au 1er avril 2018, 52 pays ont signé un accord visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, afin de remédier à l’épuisement des pêcheries marines. Robert Watson, Président de l’IPBES, explique :

Nous avons déjà vu les premiers frémissements des actions et des initiatives pour le changement, comme par exemple les politiques innovantes menées par de nombreux pays, autorités locales et entreprises, mais surtout par les jeunes dans le monde entier.

Le deuxième impact sur la biodiversité marine sont les nombreux changements dans les utilisations de la mer et des terres côtières comme :

  • le développement côtier ;
  • l’aquaculture marine ;
  • le chalutage de fond ;
  • l’exploitation minière océanique, bien que relativement petite, s’est étendue depuis 1981 à environ 6 500 installations pétrolières et gazières offshore dans 53 pays et s’étendra probablement aux régions arctique et antarctique à mesure que la glace fond ;
Plateforme pétrolière offshore ©David Mark - Pixabay

L’exploitation minière offshore, une des causes du déclin de la biodiversité marine ©David Mark – Pixabay

  • l’acidification des océans, due à l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone ;
  • les microparticules et les nanoparticules de plastique ;
  • les concentrations élevées de métaux et de polluants organiques dans les eaux côtières provenant des rejets industriels et du ruissellement agricole.

Toutefois, le rapport présente une liste indicative d’actions possibles. Pour les écosystèmes marins, le rapport propose :

  • des approches écosystémiques de la gestion des pêches ;
  • l’aménagement du territoire ;
  • des quotas efficaces ;
  • des zones marines protégées ;
  • la protection et la gestion des zones clés de la biodiversité marine ;
  • la réduction la pollution par ruissellement dans les océans et une étroite collaboration avec les producteurs et les consommateurs.

Il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial. Robert Watson


Résumé du rapport de l’IPBES (en anglais)

Communiqué de presse de l’IPBES (en français)

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Cheminées hydrothermales anciennes et récentes du champ hydrothermal de Fati Ufu ©CHUBACARC 2019 - Ifremer
07/05/2019
Mission CHUBACARC : étudier la biodiversité de 5 sites hydrothermaux Du 25 mars au 7 juin 2019, dans le cadre de la campagne CHUBACARC dans le Sud-Ouest du Pacifique, une trentaine de scientifiques, embarqués à bo...

Du 25 mars au 7 juin 2019, dans le cadre de la campagne CHUBACARC dans le Sud-Ouest du Pacifique, une trentaine de scientifiques, embarqués à bord de L’Atalante, étudient 5 sites hydrothermaux.

Équipés du robot d’exploration téléopéré Victor 6000, les scientifiques expertisent 5  sites hydrothermaux compris entre 1 100 et 3 500 mètres de profondeur entre Fidji, Tonga, Futuna et Papouasie-Nouvelle-Guinée :

  • le bassin de Manus ;
  • le bassin de Woodlark ;
  • le Bassin Nord-Fidjien ;
  • Futuna ;
  • le bassin de Lau.
Carte de la campagne Chubacarc © Creative Commons

Carte de la campagne Chubacarc © Creative Commons

 

La mission CHUBACARC, coordonnée par Stéphane Hourdez, chercheur à l’Observatoire Océanologique de Banyuls et Didier Jollivet, chercheur à la Station Biologique de Roscoff avec les scientifiques de l’Université de Montpellier, d’Ifremer et de l’Université de Lille, a pour objectif :

  • d’inventorier les espèces dans les différents bassins ;
  • d’identifier les similarités et les différences génétiques d’une même espèce présente dans les 5 sites hydrothermaux ;
  • d’établir un état de référence de l’écosystème hydrothermal profond ;
  • d’évaluer la capacité de survie de ces sites ciblés pour l’exploitation des ressources minières.
Anémone géante posée sur un bloc de lave d'un site hydrothermal du bassin de Lau ©CHUBACARC 2019-Ifremer

Anémone géante posée sur un bloc de lave d’un site hydrothermal du bassin de Lau ©CHUBACARC 2019-Ifremer

 

En effet, la région du Sud-Ouest du Pacifique et ses sites hydrothermaux profonds font aujourd’hui, de plus en plus l’objet de permis d’exploration par des compagnies minières internationales au risque de voir disparaitre la biodiversité locale.


Cliquez ici pour suivre la campagne CHUBACARC

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La goélette Tara © Romain Troublé ® Tara Expeditions Foundation
05/05/2019
L’océan Arctique : un réservoir précieux de virus marins De nouveaux résultats, provenant essentiellement des données issues de l'expédition Tara Oceans (2009-2013), fournissent le catalogue le plus comp...

De nouveaux résultats, provenant essentiellement des données issues de l’expédition Tara Oceans (2009-2013), fournissent le catalogue le plus complet à ce jour des virus présents dans tous les océans du globe.

Cette étude, dirigée par des chercheurs de l’université de l’Ohio, porte de 16 000 à près de 200 000 le nombre de populations virales océaniques connues.

Publiés dans la revue Cell le 16 mai 2019 (en ligne le 25 avril), ces travaux révèlent l’importance de l’océan Arctique comme réservoir de virus marins.

Ils soulignent l’importance des régions arctiques, fortement impactées par le changement climatique, pour la biodiversité mondiale.

Pourquoi le recensement des virus marins, notamment dans l’océan Arctique, est-il si précieux ?

Virus (illustration 3D) © SPL - Science Photo Library / Karsten Schneider / Biosphoto

Virus (illustration 3D) © SPL – Science Photo Library / Karsten Schneider / Biosphoto

Les virus jouent un rôle dans le transport du carbone depuis la surface vers les fonds marins car ils  colonisent les micro-organismes planctoniques.

Or, ces micro-organismes du plancton marin jouent un rôle primordial sur Terre : ils produisent plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons et absorbent le dioxyde de carbone depuis l’atmosphère jusqu’au fond des océans.

Chris Bowler, biologiste au CNRS à déclaré :

Nous percevons les virus comme quelque chose de méchant mais ils sont là pour assurer le bon fonctionnement des écosystèmes.

Cliquez ici pour accéder à l’intégralité de l’étude : https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(19)30341-1

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Une araignée de mer
04/05/2019
Expédition Deep Search 2019 : plongée dans Pamlico Canyon Les équipes de l'Expédition Deep Search 2019 de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont rapporté de nouvelles images de la f...

Les équipes de l’Expédition Deep Search 2019 de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont rapporté de nouvelles images de la faune qui peuple les canyons sous-marins, ainsi que des échantillons qui vont permettre d’en apprendre davantage sur cet habitat en eau profonde.

Poulpe localisé dans le canyon sous-marin Pamlico © Woods Hole Oceanographic Institution

Poulpe localisé dans le canyon sous-marin Pamlico © Woods Hole Oceanographic Institution

Le 23 avril 2019, à bord du navire océanographique Ronald H. Brown, équipé de son robot sous-marin télécommandé, les équipes de l’Institut océanographique américain de la NOAA, ont effectué la 5e plongée de l‘Expédition Deep Search 2019 au coeur du canyon sous-marin Pamlico , à environ 30 km des côtes de Caroline du Nord (côte est des États-Unis).

Pendant près de 20h, le robot sous-marin a arpenté le canyon, depuis le fond (1 900 mètres) en remontant lentement le long des parois. Nombre d’entre elles étaient couvertes d’étoiles de mer Brisingida, de coraux et d’autres animaux des grands fonds filtrant leur nourriture.

Les équipes ont pu observer des raies, des anguilles, un poulpe, des crabes rouges, des homards à tête plate et des araignées pycnogonidés. Ils ont également recueilli des échantillons de leurs espèces coralliennes cibles (Acanthogorgia et Desmophyllum) ainsi que 4 carottes de sédimentation.

Corail Acanthogorgia © Woods Hole Oceanographic Institution

Acanthogorgia, une espèce cible pour la recherche © Woods Hole Oceanographic Institution

Le but de l’expédition Deep Search 2019 est d’explorer les habitats en eau profonde des côtes sud-est des États-Unis et notamment les coraux d’eau froide, les canyons sous-marins et les zones de suintements froids.

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L'emploi de pesticides, notamment dans l'agriculture, provoque de graves déséquilibres dans l'écosystème planctonique marin.
03/05/2019
Le plancton marin empoisonné par les pesticides L?emploi de pesticides sur terre a de lourdes conséquences sur le plancton marin. Des chercheurs de l'Ifremer ont estimé que 0,5% des quantités ut...

L’emploi de pesticides sur terre a de lourdes conséquences sur le plancton marin. Des chercheurs de l’Ifremer ont estimé que 0,5 % des quantités utilisées se retrouvent dans les eaux côtières (environ 333 tonnes si on se réfère à la consommation nationale).

Les pesticides ont des effets négatifs sur le développement des bivalves (coquillages) au stade embryo-larvaire (planctonique) © Minami Himemiya

Les pesticides ont des effets négatifs sur le développement des bivalves (coquillages) au stade embryo-larvaire (planctonique) © Minami Himemiya

Les engrais chimiques et pesticides utilisés notamment dans l’agriculture, sont entraînés par les eaux de ruissellement et finissent par contaminer les fleuves. Ceux-ci  abreuvent les eaux côtières de molécules d’herbicides, de fongicides, ou encore d’insecticides, provoquant de graves déséquilibres dans l’écosystème planctonique marin.

Les chercheurs de l’Ifremer alertent depuis 2015 dans une synthèse intitulée « Plancton et pesticides : quels liens ? » sur différents aspects du problème :

  • Les pesticides ont des effets différents selon qu’ils se trouvent à l’état pur ou en mélange, et selon le stade de développement des espèces planctoniques.
  • Les pesticides sont plus toxiques en préparation commerciale qu’à l’état pur, en raison des adjuvants qui provoquent une amplification des effets (jusqu’à 500 fois !).
  • La croissance du plancton est altérée par la présence simultanée de plusieurs substances chimiques.

Certaines espèces parviennent à s’adapter à leur environnement toxique. Mais ces espèces devenues résistantes ont tendance à prédominer sur les autres espèces.

L’équilibre planctonique s’en trouve bouleversé et par conséquent toute la chaîne alimentaire marine.

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Le passage d'une comète aurait été interprété par Moctezuma II comme un présage funeste, selon Diego Durán (Codex Duran, t.I, chap. LXIII)
02/05/2019
Mexique : À la recherche des caravelles de Cortés coulées au 16e siècle Il y a 500 ans, le conquistador espagnol Hernán Cortés débarquait au Mexique. Une mission d?exploration visant à retrouver les 10 caravelles de son ...

Il y a 500 ans, le conquistador espagnol Hernán Cortés débarquait au Mexique. Une mission d’exploration visant à retrouver les 10 caravelles de son expédition débutera cet été dans le golfe du Mexique.

À la tête de cette expédition internationale, l’archéologue Roberto Junco Sanchez – directeur du département d’archéologie sous-marine de l’Institut mexicain d’anthropologie et d’histoire – s’intéressera particulièrement à une zone d’environ 10 km2, située  au large de l’actuelle Playa Villa Rica, à 75 km au nord de Veracruz.

C’est là, que l’année précédente, les archéologues avaient relevé, grâce à des magnétomètres, la présence d’anomalies métalliques pouvant correspondre au site de sabordage de la flotte de Cortés.

Les archéologues avaient également découvert une ancre en fer dont l’apparence correspond à celles qui équipaient les navires européens du début du 16e siècle.

Portrait Hernán Cortés

Portrait du Conquistador Hernán Cortés © Book of America, R. Cronau

Commandées par le conquistador espagnol Hernán Cortés, les 11 caravelles sont arrivées au Mexique le 23 avril 1519, transportant des soldats, des Indiens venant de Cuba ainsi que des armes à feu, des arbalètes ou des épées…

C’est avec ce contingent qu’Hernán Cortés parvient à conquérir l’empire aztèque, capturant leur souverain Moctezuma II et s’emparant de la capitale Tenochtitlan (future Mexico).

Confronté à des mutineries en juillet 1519 – car certains de ses hommes veulent retourner à Cuba –  Hernán Cortés décide de saborder 10 de ses 11 navires, enlevant ainsi à ses hommes tout espoir de retour, comme le rapporte Bernal Díaz del Castillo – un autre  conquistador qui participa à la conquête du Mexique aux côtés d’Hernán Cortés –  dans ses chroniques parues au 17e siècle.

La 11e caravelle repartira vers l’Espagne et son souverain Charles Quint, chargée d’objets précieux et d’or offerts, peu avant son arrestation, par le roi aztèque Moctezuma II. Ce dernier espérait ainsi faire partir les conquistadors et sauver son peuple. En vain…

Sabordage Hernan Cortes

Sabordage des caravelles par Hernán Cortés au large du Mexique en 1519 © Jan Karel Donatus van Beecq – Gallica BNF

La découverte de ces épaves pourrait permettre d’en savoir plus sur la façon dont le conquistador a réalisé ce sabordage. Frederick Hanselmann, directeur de l’archéologie sous-marine à l’Université de Miami et co-directeur du projet a déclaré :

« Nous savons pourquoi il a sabordé ces navires, mais nous ignorons comment et où précisément il a fait cela.  A-t-il laissé les navires dériver ? Souhaitait-il faire la leçon à son équipage et les saborder à la vue de tous ? »

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Modèle 3 D de la chaudière
30/04/2019
L’épave du Titanic modélisée en 3D L'épave du Titanic continue de susciter la passion des ingénieurs, des archéologues et des chercheurs ! Trois structures américaines ont décidé d'unir l...

L’épave du Titanic continue de susciter la passion des ingénieurs, des archéologues et des chercheurs ! Trois structures américaines ont décidé d’unir leurs compétences pour modéliser l’épave et mettre en place des stratégies pour préserver cette épave mythique !

Ces 3 entités qui se sont regroupées au sein du RMS Titanic Survey Data Scientific Study Center (littéralement le Centre d’études scientifiques et d’enquêtes du Titanic) sont :

Grâce à toutes les données accumulées durant les différentes missions menées sur l’épave du Titanic depuis 1985, ces 3 structures ont ainsi créé des modèles interactifs 2D et 3D haute résolution (à l’échelle quasi millimétrique) de la proue, de la poupe du Titanic et d’autres objets répartis sur le site de l’épave comme les chaudières.

Alexandra Klingelhofer, Vice-présidente des collections chez Experiential Media Group, explique :

« Grâce à cette collaboration, nous bénéficions des données océanographiques et scientifiques les plus récentes pour vérifier les faits historiques liés au naufrage du Titanic, éduquer et sensibiliser le grand public, et contribuer à la préservation de l’épave et de son environnement. »

La proue (partie avant) de l'épave du Titanic © RMS Titanic, Inc.

La proue (partie avant) de l’épave du Titanic © RMS Titanic, Inc.

David Gallo, Directeur des projets spéciaux chez  Experiential Media Group et qui a participé, entre autres, à la campagne de 2010 ajoute :

« Cette collaboration ouvre non seulement le prochain chapitre de l’histoire du Titanic, mais elle poursuit et concrétise notre engagement à établir un bilan le plus complet et la plus précis de l’épave.

Les années d’études approfondies, de dévouement et de collaborations nous ont permis de prendre des mesures claires et prudentes en vue de protéger le Titanic pour les générations futures. »

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Le cargo SS Iron Crown © Allan C. Green_Wikimedia Commons
27/04/2019
Un cargo de la Seconde Guerre mondiale retrouvé au large de l’Australie 77 ans après son torpillage par un sous-marin japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, l'épave du cargo australien SS Iron Crown a été découvert...

77 ans après son torpillage par un sous-marin japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, l’épave du cargo australien SS Iron Crown a été découverte par 700 mètres de fond, dans le détroit de Bass, entre l’État de Victoria (Australie) et la Tasmanie.

Le navire, qui transportait du minerai de manganèse, a coulé en moins d’une minute, le 4 juin 1942. L’attaque japonaise a coûté la vie à 38 membres de l’équipage du navire, qui comptait 43 personnes.

La proue du SS Iron Crown apparaît intacte avec ses balustrades, l'ancre et les chaînes toujours en place © CSIRO

La proue du SS Iron Crown apparaît intacte avec ses balustrades, l’ancre et les chaînes toujours en place © CSIRO

C’est grâce aux équipements du navire océanographique Investigator de l’Agence scientifique nationale australienne CSIRO, que les experts ont réussi à localiser et faire des images de l’épave de 100 mètres de long, qui semble étonnement bien conservée !

Selon Peter Harvey, un archéologue de Heritage Victoria (principal organisme du gouvernement de l’État de Victoria responsable du patrimoine culturel) :

« Le SS Iron Crown est historiquement important pour l’État de Victoria : c’est l’un des quatre naufrages de la Seconde Guerre mondiale dans les eaux victoriennes et c’est le seul navire à avoir été torpillé par un sous-marin dans cette zone ».

Il faut rappeler qu’entre juin 1942 et juin 1943, la marine marchande a été la cible d’attaques incessantes autour des côtes australiennes. Le Japon a déployé pas moins de 13 sous-marins sur la côte est de l’Australie pendant cette période.


Toutes les photos et vidéos sur le site de CSIRO

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