Archives – L’Echo des abysses

Année 2019

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Gravure d'un navire du 15e siècle similaire à l'épave découverte en mer Baltique © Mercury Press
09/08/2019
Épave : mystère dans la Baltique… Exceptionnelle par son remarquable état de conservation et son caractère ancien, l'épave qui a été retrouvée par 120 mètres de fond, à 160 kilomètres au sud...

Exceptionnelle par son remarquable état de conservation et son caractère ancien, l’épave qui a été retrouvée par 120 mètres de fond, à 160 kilomètres au sud-ouest de Stockholm, en pleine mer Baltique, reste inconnue…

Reconstruction en 3D de l'épave retrouvée en mer Baltique ©MMT

Reconstruction en 3D de l’épave retrouvée en mer Baltique ©MMT

Repérée pour la première fois en 2009 par le sonar de l’Administration Maritime Suédoise (SMA), l’épave a été baptisée Okänt Skepp (pour navire inconnu).

C’est tout récemment, dans le cadre d’une opération de prospection des fonds marins, que la société suédoise MMT a permis aux scientifiques de filmer cette épave qui constitue un véritable trésor historique.

Grâce à un robot sous-marin téléguidé (ROV) déployé depuis le pont du Stril Explorer, une équipe dirigée par le Dr Rodrigo Pacheco-Ruiz, archéologue maritime, a réalisé une étude photogrammétrique (construction d’un modèle 3D grâce à des photos) qui a permis de dater l’épave en bois de l’époque de la Renaissance (fin 15e – début 16e siècle). Il précise :

« Ce navire est contemporain de l’époque de Christophe Colomb et de Léonard de Vinci, mais il démontre un niveau de conservation remarquable après cinq cents ans au fond de la mer, grâce aux eaux froides et saumâtres de la Baltique. (…) C’est presque comme s’il avait coulé hier, les mâts en place et la coque intacte. Toujours sur le pont principal – trouvaille incroyablement rare – se trouve le bateau annexe, utilisé pour transporter l’équipage à destination et en provenance du navire, appuyé contre le mât principal. C’est une vision vraiment étonnante. »

Les images révélées par l’exploration de l’épave montrent clairement les mâts, des ancres et des décorations sur la coque mais aussi la présence de canons.

Le navire englouti, qui mesure entre 16 et 18 mètres de long, constitue l’épave la plus ancienne et la mieux conservée de la Baltique connue à ce jour. Elle est le témoin d’une période clé dans la construction des territoires scandinaves lorsque la mer Baltique était le principal champ de bataille maritime.

Mais à qui appartenait ce navire et pourquoi a-t-il donc sombré puisqu’il ne présente aucun dommage ?

Tel est le mystère que les scientifiques devront résoudre grâce à des prélèvements lors d’une prochaine expédition

Les recherches ont été effectuées par le MMT en collaboration avec Deep Sea Productions de Carl Douglas, l’Institut de recherche en archéologie maritime de l’Université de Södertörn (MARIS) et le Centre for Maritime Archaeology (CMA).

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L'aviatrice américaine Amelia Earhart en 1936 © Library of Congress
06/08/2019
À la recherche de « Lady Lindy » Cet été, l'explorateur Robert D. Ballard lance une expédition dans l'océan Pacifique pour percer le mystère de la disparition de l'aviatrice américain...

Cet été, l’explorateur Robert D. Ballard lance une expédition dans l’océan Pacifique pour percer le mystère de la disparition de l’aviatrice américaine Amelia Earhart en 1937 lors de sa tentative de premier tour du monde féminin.

Partie de Lae (Nouvelle-Guinée), le matin du 2 juillet 1937, l’aviatrice a déjà parcouru près de 35 000 km dans sa tentative de tour du monde en avion qu’elle effectue avec son navigateur Fred Noonan.

Il leur reste 4 734 km avant d’atteindre l’île Howland, un petit territoire américain au milieu du Pacifique, où les attend, l’Itasca, un navire des garde-côtes.

« KHAQQ appelle Itasca. Nous devrions être au-dessus de vous, mais nous ne vous voyons pas. Le carburant commence à baisser. Je n’ai pas pu vous contacter par radio. Nous volons à 1 000 pieds… Nous cherchons au nord et au sud. »

Ce sont les derniers mots de l’intrépide aviatrice Amelia Earhart, nous sommes le 2 juillet 1937 et depuis ce jour personne ne sait ce qui est arrivé à l’aviatrice, à son navigateur et à leur avion, un bimoteur Lockheed Electra 10-E

Surnommée « Lady Lindy » en référence à son homologue Charles Lindbergh, Amelia Earhart est pourtant une aviatrice expérimentée : en 1928, elle est la 1re femme à traverser  l’océan Atlantique en avion. Quatre ans plus tard, elle renouvelle l’exploit mais cette fois en solitaire !

82 ans après sa disparition, du 7 au 25 août 2019, l’explorateur Robert D. Ballard, l’un des découvreurs du Titanic, embarquera à bord du navire Nautilus E/V et rejoindra avec toute son équipe l’île inhabitée de Nikumaroro dans le Pacifique, petit atoll des îles Phœnix, appartenant à l’archipel des Kiribati.

L'île Nikumaroro fait partie de l'archipel des Kiribati, dans l'océan Pacifique. ©Google Earth

L’île Nikumaroro fait partie de l’archipel des Kiribati, dans l’océan Pacifique. ©Google Earth

C’est sur cette île que se concentre les recherches car au fil des années, des indices y ont été découverts : des morceaux de vêtements, des restes de produits de beauté, qui pourraient appartenir à l’aviatrice ; un morceau de hublot qui proviendrait de son avion…

« J’ai toujours été fasciné par l’histoire d’Amelia Earhart parce qu’elle a surpris le monde entier en réalisant ce que tout le monde pensait impossible… ça était une source d’inspiration dans ma propre carrière d’explorateur sous-marin ! » explique Robert D.Ballard

L'île Nikumaroro où aurait disparu Amelia Earhart ©Google Map

L’île Nikumaroro où aurait disparu Amelia Earhart ©Google Map

L’expédition se déroulera en 2 parties :

  • L’équipe de Robert D. Ballard sondera les fonds marins autour de l’île avec les robots sous-marins téléguidés (ROV), Hercules et Argus pour tenter de localiser l’épave de l’avion ;
Le navire d'exploration Nautilus © Nautilus Live / Ocean Exploration Trust

Le navire d’exploration Nautilus © Nautilus Live / Ocean Exploration Trust

  • Une équipe d’archéologues, dirigée par Fredrik Hiebert, archéologue en résidence de la National Geographic Society, effectuera des recherches sur l’île.

L’expédition sera filmée par National Geographic et fera l’objet d’un documentaire de 2 heures qui sera diffusé le 20 octobre 2019.

« Nous avons une équipe incroyable d’experts, de scientifiques et d’explorateurs qui travaillent d’arrache-pied pour réaliser cette expédition ambitieuse.

Grâce à une technologie de pointe et à des décennies de preuves recueillies depuis sa disparition sur l’île, je pense que nous avons une véritable chance de réécrire l’histoire en résolvant l’un des plus grands mystères de notre temps. » déclare Robert D.Ballard


Cette expédition est financée par National Geographic Partners et National Geographic Society sous la direction de Ocean Exploration Trust, la société privée d’exploration océanographique de Robert D. Ballard.

Une partie de l’équipe franco-américaine qui a localisé l’épave du Titanic le 1er septembre 1985

Une partie de l’équipe franco-américaine qui a localisé l’épave du Titanic le 1er septembre 1985
Jean JARRY à droite, Jean-Louis MICHEL à gauche encadrant Robert BALLARD au centre © Collection Jean Jarry

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James Cameron et le DEEPSEA CHALLENGER © National Geographic/Mark Thiessen
03/08/2019
Silence, ça tourne au fond de l’Océan ! Une série documentaire au coeur de l'océan Indien, à bord d'un navire océanographique high-tech, axée sur le quotidien d'explorateurs des fonds marins...

Une série documentaire au coeur de l’océan Indien, à bord d’un navire océanographique high-tech, axée sur le quotidien d’explorateurs des fonds marins : c’est le nouveau projet de James Cameron, le célèbre réalisateur de Titanic, Avatar ou Abyss qui devrait arriver sur nos écrans en 2020 !

Et c’est le Commandant Jacques-Yves Cousteau qui l’a inspiré !

« Cousteau l’a fait en premier (…). Ce n’est pas un nouveau modèle. C’est juste un modèle qui a été oublié, mais nous connaissions son équipage et ce qui l’a conduit et nous nous intéressions autant à lui qu’à ce qu’il voyait et trouvait. »

À contre-pied de sa carrière de documentariste, James Cameron a, cette fois,  voulu centrer son sujet sur l’expérience humaine d’une équipe d’experts de l’Océan et moins sur leurs découvertes scientifiques.

Adversité, défis psychologiques, joies, doutes… James Cameron veut emmener le public sur des montagnes russes, lui faire vivre des moments intenses « parce que c’est ça, l’exploration ! »

« Je veux suivre ces gens. Je veux savoir comment ils pensent ; je veux comprendre leur passion en tant qu’explorateurs et en tant que scientifiques de l’Océan… cette curiosité brûlante. »

Afin de filmer l’ambiance au sein de l’équipe confinée dans les profondeurs abyssales, le réalisateur s’est associé à OceanX et National Geographic (BBC Studios).

La chaîne a déjà lancé un appel aux internautes sur les réseaux sociaux afin de trouver le futur nom du navire – initialement appelé Alucia2 – depuis lequel partiront les missions sous-marines.

Équipé de laboratoires de recherche, Alucia2 peut accueillir 3 sous-marins habités, des robots sous-marins téléguidés (ROV) et même un hélicoptère.

Son centre de production et de médias haut de gamme, créée en collaboration avec James Cameron lui-même, permettra à National Geographic de monter et de dévoiler certaines séquences avant même la diffusion de la série.

Mais contrairement à un tournage de film classique, place à l’imprévu ! Le fil rouge de l’exploration baptisée Mission OceanX,  est sans conteste la recherche de l’excitation, le frisson de l’inconnu :

« Vous sortez et vous ne savez pas ce qui va se passer. L’Océan n’a pas lu votre scénario et il n’y a pas de deuxième prise ! »

En transmettant ainsi sa passion et sa curiosité pour l’Océan, James Cameron espère inspirer d’autres explorateurs, cinéastes et scientifiques, tout comme Cousteau l’a lui-même inspiré :

« Une émission comme celle-ci peut vous faire aimer et respecter l’Océan. »

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L'escargot écailleux des profondeurs abyssales figure dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN dans la catégorie En danger ©Chong Chen
31/07/2019
Liste rouge de l’UICN : les espèces abyssales menacées ! L'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) a mis à jour sa liste rouge des espèces menacées. Le résultat est accablant: environ...

L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) a mis à jour sa liste rouge des espèces menacées. Le résultat est accablant : environ 500 espèces de poissons des abysses comme le poisson lanterne ou le poisson ogre figurent sur la liste !

Autre mauvaise nouvelle : l’escargot écailleux Chrysomallon squamiferum qui vit à proximité de sources chaudes, à plus de 2 500 mètres de profondeur, est directement classé dans la catégorie En Danger.

Le Poisson ogre est entré dans la liste rouge de l'IUCN en 2015, dans la catégorie Préoccupation mineure ©Emma Kissling

Le Poisson ogre est entré dans la liste rouge de l’IUCN en 2015, dans la catégorie Préoccupation mineure ©Emma Kissling

Ces espèces, qui pour la plupart vivent à plus de 1 000 mètres de profondeur, sont menacées par les activités humaines comme :

  • La pêche profonde ;
  • L’industrie pétrolière et gazière ;
  • L’exploitation minière.
Les poissons des abysses sont menacés par les activités humaines comme l'exploitation pétrolière, gazière et minière ©Divulgaçao Petrobras / ABr

Les poissons des abysses sont menacés par les activités humaines comme l’exploitation pétrolière, gazière et minière ©Divulgaçao Petrobras / ABr

L’IUCN a annoncé sa volonté de poursuivre l’étude de ces poissons abyssaux car seuls 20% d’entre eux sont à ce jour évalués.

L’IUCN rappelle également que la Convention des Nations unies sur le droit de la mer joue un rôle majeur dans la protection des poissons abyssaux… bien qu’une majorité d’entre eux vit dans des zones situées au-delà des juridictions nationales, soulevant des questions de responsabilité…

Parmi les autres espèces abyssales menacées : l’escargot écailleux Chrysomallon squamiferum qui vit à proximité des sources hydrothermales, à  2 900 mètres de profondeur dans l’océan Indien.

L’escargot écailleux Chrysomallon squamiferum vit à proximité des sources hydrothermales.

L’escargot écailleux Chrysomallon squamiferum vit à proximité des sources hydrothermales.

Cet escargot est le 1er mollusque vivant sur une source chaude à être classé directement dans la catégorie En Danger.

Deux  des 4 sites sur lesquels a été identifié l’escargot font actuellement l’objet d’une enquête sur le développement de l’exploitation minière en eau profonde.

Si l’exploitation minière est autorisée, l’habitat de l’escargot écailleux pourrait être gravement réduit ou détruit. L’IUCN estime que l’exploration initiale risque également de perturber l’habitat.


La Liste rouge de l’IUCN a franchi la barrière des 100 000 espèces ; elle comprend maintenant des évaluations pour 105 732 espèces, dont 28 338 espèces sont menacées d’extinction.

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Requin griset Hexanchus griseus © NOAA Ocean Explorer
28/07/2019
Un requin des abysses suivi à la trace ! Le 29 juin 2019, des scientifiques américains sont parvenus, pour la première fois, à marquer un requin des profondeurs, le requin griset, à partir ...

Le 29 juin 2019, des scientifiques américains sont parvenus, pour la première fois, à marquer un requin des profondeurs, le requin griset, à partir d’un sous-marin d’observation.

Du 26 au 29 juin 2019, les chercheurs d’OceanX ont plongé à bord du sous-marin Nadir, à 2 500 mètres de profondeur au large des Bahamas. L’objectif de cette courte mission était de marquer un requin des abysses, le mystérieux requin griset Hexanchus griseus un des plus grands prédateurs des grands fonds marins.

Découvert en 1788, le requin griset est  encore mal connu de la communauté scientifique. Il est en effet très difficile à observer puisqu’il vit à plus de 2 000 mètres de profondeur et ne remonte en surface que très rarement.

Le Dr Dean Grubbs, du Laboratoire Côtier et Marin de l’Université de Floride et membre de cette mission, avait déjà réalisé quelques marquages de l’espèce en faisant remonter le requin griset à la surface. Mais, les résultats des données étaient biaisés car l’animal ne retournait pas à son comportement naturel pendant un certain temps après le marquage.

Les chercheurs d’OceanX ont donc eu l’idée de marquer le requin griset à partir d’un sous-marin. Pour ce faire, l’ingénieur et pilote de sous-marin, Lee Frey a inventé un pistolet à harpon chargé d’un traceur GPS qu’il a fixé sur le sous-marin.

Durant 4 jours,  les chercheurs ont plongé à bord du Nadir de  nuit, car le requin-griset effectue des migrations verticales nocturnes pour se nourrir, et ont immergé des appâts de poissons pour attirer le requin.

Après quelques échecs, l’équipe du Nadir est parvenue à marquer un gros mâle le dernier jour de la mission.

«  Il s’agit d’un fait historique pour diverses raisons. Maintenant que nous avons prouvé que cette méthode peut fonctionner pour le requin-griset, nous pouvons découvrir le monde des habitants des profondeurs et obtenir des informations importantes sur leurs mouvements et leur comportement. »

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Poisson-coffre (Chaunax sp.) © NOAA Okeanos Explorer Program, Gulf of Mexico
26/07/2019
Abysses : un poisson en apnée ! Des scientifiques américains ont découvert que les poissons-coffres des abysses étaient capables de retenir leur souffle. En effet, les poissons-...

Des scientifiques américains ont découvert que les poissons-coffres des abysses étaient capables de retenir  leur souffle.

En effet, les poissons-coffres de la famille des Chaunacidae, vivant entre 200 et 2 000 mètres de profondeur, ne respirent pas régulièrement avec leurs branchies mais retiennent leur souffle. Ils emmagasinent de l’eau dans leurs joues, gonflant ainsi de près de 30% et restent en apnée pendant quelques minutes.

les poissons-coffres vivant entre 200 et 2 000 mètres de profondeur, ne respirent pas régulièrement avec leurs branchies mais retiennent leur souffle ©NOAA

les poissons-coffres vivant entre 200 et 2 000 mètres de profondeur, ne respirent pas régulièrement avec leurs branchies mais retiennent leur souffle ©NOAA

C’est la première fois qu’un tel comportement est observé chez un poisson !

Les chercheurs, Nicholas P. Long du Département de Biologie du Dickinson Collège et Stacy C. Farina du Département de Biologie de l’Université Howard, émettent deux hypothèses pour expliquer ce comportement unique :

  • Cette respiration « intermittente » est économe en énergie. Alors que les autres poissons font sans cesse circuler l’eau à travers leurs branchies pour en extraire l’oxygène, le poisson-coffre, quant à lui, s’économise en pratiquant une respiration lente, rendue possible grâce à un appareil respiratoire adapté.
  • Augmenter de volume le rend plus impressionnant pour ses prédateurs, mais aussi plus difficile à avaler.

Les Chaunacidae auraient donc évolué pour s’épanouir dans les profondeurs abyssales de l’Océan.

Pour réaliser leur étude, les scientifiques ont comparé les images des poissons-coffres capturées par des robots télécommandés (ROV) du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), près de la fosse des Mariannes (nord-ouest de l’océan Pacifique) avec une étude anatomique détaillée de spécimens de conservés au Musée de Zoologie Comparée de l’Université d’Harvard.

Cette étude est parue en mai 2019 dans la revue Fish Biology.

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L'André Malraux, navire de recherche archéologique du DRASSM © Tounoki
24/07/2019
Fouilles du site du futur parc éolien en Vendée Du 2 juillet au 1er août 2019, le navire André Malraux, du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), réalise...

Du 2 juillet au 1er août 2019, le navire André Malraux, du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), réalise des fouilles archéologiques sous-marines sur la zone d’implantation du futur parc éolien en mer au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier.

Futur parc d'éoliennes en mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier ©EMYN

Futur parc d’éoliennes en mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier ©EMYN

En effet, depuis 2014, les équipes du DRASSM mènent des opérations d’archéologie préventive dans le cadre de la mise en place des évaluations archéologiques portant sur les aménagements implantés au large des côtes françaises.

L’équipe est constituée de l’archéologue et cheffe de projet, Christine Lima, de 3 archéologues sous-marins et de 2 plongeurs-photographes.

Pour fouiller ce site d’une superficie de 86 km2, l’équipe :

  • s’appuie  sur les données recueillies dans les études géophysiques de 2014 et 2018 ;
  • plonge plusieurs fois par jours pour étudier les anomalies détectées grâce aux images du sonar à balayage latéral tracté par le navire.

Le parc éolien sera situé à 11,7 km de l’île d’Yeu, 16,5 km de Noirmoutier et à 20,6 km de la Barre-de-Monts, sur des fonds marins  entre 19 et 36 mètres de profondeur.

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Le sous-marin
23/07/2019
La Minerve : l’épave enfin retrouvée ! Le 21 juillet 2019, l'épave du sous-marin la Minerve a enfin été localisée à 2 350 mètres de profondeur, à 45 kilomètres au large de Toulon par le Seabed ...

Le 21 juillet 2019, l’épave du sous-marin la Minerve a enfin été localisée à  2 350 mètres de profondeur, à 45 kilomètres au large de Toulon par le Seabed Constructor.

Le navire américain Seabed Constructor recherche la Minerve ©Argentina.gob.ar

Le navire américain Seabed Constructor recherche la Minerve ©Argentina.gob.ar

Le sous-marin qui avait sombré 51 ans plus tôt est réparti en 3 morceaux. On peut lire sur le kiosque les lettres MINE…

« C’est un succès, un soulagement et une prouesse technique. Je pense aux familles qui ont attendu ce moment si longtemps. » Florence Parly, Ministre des Armées.»

Florence Parly, la ministre des Armées « salue l’engagement des nombreux acteurs qui ont contribué à retrouver l’épave de la Minerve. »

Durant cinq mois, c’est en effet de nombreuses institutions publiques et privées qui ont collaboré et mutualisé leurs outils, leurs données et recherches pour tenter de localiser l’épave :

  • La Marine nationale  : direction et coordination des opérations de recherches ;
  • Le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) :  les travaux d’analyse des mesures sismiques enregistrées lors de la disparition du sous-marin ont permis de circonscrire la zone de recherche ;
  • Le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (Shom) : direction scientifique des recherches ;
  •  L‘Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER) : déploiement des navires océanographiques Pourquoi Pas ? et Antea, du sous-marin d’exploration Nautile, du drone sous-marin AsterX ;
Mise à l'eau du Nautile © Ifremer

Mise à l’eau du Nautile © Ifremer

  • Ocean Infinity : déploiement du navire Seabed Constructor  et de robots sous-marins téléopérés (ROV) dotés de sonars et de caméras pourvus de capacités d’identification ultra performantes.

Une cérémonie commémorative en mer, à la mémoire des 52 sous-mariniers disparus dans le naufrage, sera organisée par l’amiral Préfet Maritime et commandant de la zone maritime Méditerranée, en présence des familles.

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Le navire américain Seabed Constructor recherche la Minerve ©Argentina.gob.ar
22/07/2019
Un nouveau navire pour localiser l’épave de la Minerve À partir du 17 juillet 2019, Seabed Constructor, le navire de la compagnie privée américaine Ocean Infinity, va suppléer les moyens d?Ifremer mobi...

À partir du 17 juillet 2019, Seabed Constructor, le navire de la compagnie privée américaine Ocean Infinity, va suppléer les moyens d’Ifremer mobilisés pour tenter de localiser l’épave du sous-marin militaire, la Minerve.


Dès le 17 juillet 2019, Seabed Constructor, le navire de la compagnie privée américaine Ocean Infinity, va suppléer les moyens d’Ifremer mobilisés pour tenter de localiser l’épave du sous-marin militaire, la Minerve.

Le sous-marin "Minerve" en Angleterre © ECPAD

Le sous-marin « Minerve » en Angleterre © ECPAD

Disparue au large du Cap Sicié (sud de la France), le 27 janvier 1968 avec 52 membres d’équipage, l’épave n’a jamais été localisée malgré des recherches dans les années 1970.


Le 5 février 2019, Florence Parly, la ministre des Armées avait annoncé la reprise des recherches qu’elle a confiées à la Marine nationale, avec le concours de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) et du SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine).

Cette annonce, très attendue des familles des victimes, a été immédiatement suivie d’une 1re mission.

En effet, le 7 février 2019, le navire Pourquoi Pas a quadrillé la zone prédéfinie avec un sondeur de coque et, du 16 au 19 février, un véhicule sous-marin autonome (AUV) a effectué 30 heures de plongée tandis que le sous-marin Nautile a plongé 25 heures.

Le "Pourquoi pas" en pleine mer ©Ifremer 2017

Le « Pourquoi pas » en pleine mer ©Ifremer 2017

La zone de 30 km2 qui a été contrôlée n’a permis de détecter aucune trace ou indice appartenant à la Minerve.


La seconde mission a débuté le 4 juillet 2019. Le navire Antea de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) a quadrillé la zone avec le véhicule sous-marin autonome  (AUV) asterX d’Ifremer et a dressé en relation avec le SHOM, une cartographie précise du secteur .

Le robot sous-marin autonome (AUV) AsterX © Ifremer

Le robot sous-marin autonome (AUV) AsterX © Ifremer

Suite à un appel d’offre lancé pour des entreprises privées spécialisées dans l’exploitation des grands fonds, le navire américain  Seabed Constructor  a pris le relai de l’Antea le 17 juillet 2019.


Seabed Constructor est en effet équipé de technologie de pointe telle qu’un 1 ROV capable d’atteindre 6 000 m de profondeur et d’un second atteignant 4 000 m. Tous deux sont dotés de sonars et de caméras pourvus de capacités d’identification qui faisaient défaut jusqu’alors.


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Lingulodinium polyedra utilise sa bioluminescence comme mécanisme de défense pour repousser son prédateur ©Niels Olson
20/07/2019
La bioluminescence comme arme de défense ! Une espèce de phytoplancton, de la famille des dinoflagellés, utilise la bioluminescence pour ne pas être mangé par son redoutable prédateur, le copépod...

Une espèce de phytoplancton, de la famille des dinoflagellés, utilise la bioluminescence pour ne pas être mangé par son redoutable prédateur, le copépode (zooplancton).

Certaines espèces de dinoflagellés sont bioluminescentes et possèdent une remarquable capacité à produire de la lumière pour se faire briller et illuminer l’eau dans laquelle elles nagent.

Des chercheurs de l’Université de Göteborg (Suède) et l’Université Technique du Danemark viennent de montrer que le dinoflagellé Lingulodinium polyedra utilise sa bioluminescence comme mécanisme de défense pour repousser les copépodes qui voudraient le manger.

Lingulodinium polyedrum © Instituto de Oceanografia, Faculdade Ciências da Universidade de Lisboa

Lingulodinium polyedrum © Instituto de Oceanografia, Faculdade Ciências da Universidade de Lisboa

Cela expliquerait la raison pour laquelle cette espèce forme de grandes concentrations bien que son taux de croissance soit 3 fois mois élevé que d’autres espèces de phytoplancton.

Bloom phytoplanctonique en mer du Nord ©NASA Earth Observatory - Jesse Allen

Bloom phytoplanctonique en mer du Nord ©NASA Earth Observatory – Jesse Allen

Andrew Prevett de l’Université de Göteborg précise :

« Les dinoflagellés Lingulodinium polyedra détectent de très faibles concentrations des copépodes  et allument leurs cellules bioluminescente au besoin, ce qui est plutôt impressionnant pour un organisme unicellulaire. Cela contribue à mieux se protéger des copépodes, leur permettant ainsi de survivre plus longtemps pour se reproduire et donc de mieux concurrencer le plancton.»

Les scientifiques ne savent pas exactement comment la lumière protège Lingulodinium polyedra  des prédateurs mais ils émettent  3 hypothèses :

  • La bioluminescence servirait d’avertissement indiquant que la cellule est toxique ou nuisible pour le copépode ;
  • L’éclair de bioluminescence agirait comme une détonation qui ferait sursauter le copépode, provoquant une réaction de fuite, ou qui le désorienterait suffisamment longtemps pour que le dinoflagellé s’échappe ;
  • Le flash bioluminescent agirait comme une alarme qui attirerait l’attention d’un prédateur plus grand, comme un poisson, qui pourrait suivre et consommer le copépode.

Les chercheurs ont donc l’intention de poursuivre leurs recherches pour mieux comprendre notamment la chaîne alimentaire microscopiques des océans.

Cette étude est parue dans la revue Cell le 19 mai 2019

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les cachalots émettent les sons les plus puissants de l’Océan, les clics ©Gabriel Barathieu
17/07/2019
Un nouveau dispositif acoustique pour suivre, comprendre et mieux protéger les cachalots La Méditerranée compte pas moins de 400 cachalots mais ce sont pourtant des animaux encore mal connus. Pour mieux comprendre le rôle de ces superp...

La Méditerranée compte pas moins de 400 cachalots mais ce sont pourtant des animaux encore mal connus.

Pour mieux comprendre le rôle de ces superprédateurs dans la chaîne alimentaire, notamment dans un contexte de bouleversement climatique, mais aussi l’impact sonore produit par les activités humaines, des scientifiques ont équipé un drone d’un dispositif acoustique permettant d’observer les cachalots grâce au son.

En effet, les cachalots émettent les sons les plus puissants de l’Océan, les clics. Ces clics leurs servent, à s’orienter, à chasser et à communiquer.

Hervé Glotin, Professeur des universités à l’UFR Sciences et Techniques et chercheur au laboratoire CNRS LIS de l’Université de Toulon explique :

« Il faut bien comprendre que l’on ne connait pas grand-chose de la vie des cachalots. Ce sont des grands plongeurs qui passent plus de 90% de leur temps sous l’eau à des profondeurs où les radars ne pénètrent pas et où il est compliqué d’envoyer des caméras. »

Durant l’été 2018, « Sphyrna », le plus grand drone de surface civil au monde a sillonné le sanctuaire Pélagos, équipé de la carte son « Jason » développé par le Laboratoire d’Informatique et des Systèmes (LIS) de l’Université de Toulon.

Le drone Sphyrna a parcouru le sanctuaire Pélagos à la conquête des clics de cachalots ©Sea Proven

Le drone Sphyrna a parcouru le sanctuaire Pélagos à la conquête des clics de cachalots ©Sea Proven

Composé d’un ensemble de microphones, « Jason » est en effet capable de capter les sons sous-marins dans un périmètre de 5 km.

L’objectif de la mission est de comparer l’exploitation par le cachalot de 4 habitats différents : un couloir étroit, un canyon ouvert, un canyon semi-fermé et une façade ouverte.

En laboratoire, la modélisation en 3D des sons collectés a notamment permis de :

  • mieux situer les zones de chasses des cachalots
  • d’appréhender l’impact des nuisances sonores humaines sur leur comportement afin de proposer une stratégie optimale de navigation des bateaux en présence des cachalots et d’éviter les collisions.

« On écoute le cachalot, comme un ambassadeur des abysses, pour en apprendre plus sur la biodiversité sous 500 m et comparer les richesses des différents canyons au large de Toulon. » Hervé Glotin.


Pour en savoir plus sur ce suivi acoustique des cachalots, découvrez la vidéo du CNRS

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Immersion virtuelle sur la cheminée hydrothermale Tour Eiffel située sur le site de Lucky Strike © Ifremer
15/07/2019
Plongée virtuelle sur la source hydrothermale « Tour Eiffel » avec Ifremer ! L?Ifremer (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) vous invite à découvrir une des sources hydrothermales du site Lucky Stri...

L’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) vous invite à découvrir une des sources hydrothermales du site Lucky Strike grâce à une plongée virtuelle 360° !

Plongez avec l’équipage du sous-marin (fictif) Astria à 1 700 mètres de profondeur au milieu de l’Atlantique !

Vous découvrirez la source hydrothermale Tour Eiffel, d’où sort une eau chauffée à 350°C, mais aussi  « l’oasis de vie » qui y règne.

« La reconstruction 3D du site hydrothermal  été réalisée grâce à la cartographie optique, une méthode qui consiste à utiliser un ensemble d’images géo-référencées afin de fournir une vision réaliste de la scène. » précise l’Ifremer.

Ces images proviennent de la campagne océanographique MOMARSAT, réalisée en avril 2015 sur la dorsale médio-atlantique.

Le site de Lucky Strike se situe sur la dorsale Médio-Atlantique, à 1 700 mètres de profondeur

Le site de Lucky Strike se situe sur la dorsale Médio-Atlantique, à 1 700 mètres de profondeur

La caméra principale haute définition du ROV Victor 6000 avait en effet réalisé des images du site hydrothermal Lucky Strike.

Cheminées hydrothermales sur le site de Lucky Strike © Ifremer/ Momar 2008

Cheminées hydrothermales sur le site de Lucky Strike © Ifremer/ Momar 2008

En décembre 2015, les techniques et algorithmes de reconstruction 3D développés par les ingénieurs de l’Ifremer pour perfectionner l’observation du champ hydrothermal Lucky Strike ont permis de produire un modèle visuel haute résolution 3D de la source hydrothermale Tour Eiffel.


Vous voulez en savoir plus sur la source Tour Eiffel ? Cliquez ici ou découvrez  sa représentation animée de plus de 3 mètres de haut ainsi que nombreuses informations sur les sources hydrothermales dans le parcours de visite « L’Océan du Futur » de La Cité de la Mer !

Représentation de la source hydrothermale Tour Eiffel dans la parcours L'Océan du Futur de La Cité de la Mer ©La Cité de la Mer-BAP-Vincent Rustuel

Représentation de la source hydrothermale Tour Eiffel dans le parcours « L’Océan du Futur » de La Cité de la Mer ©La Cité de la Mer-BAP-Vincent Rustuel

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Amphores d'une épave antique intacte au large de Chypre © Département des Antiquités
12/07/2019
Une épave antique intacte découverte à Chypre Pour la première fois, une épave antique intacte d'un navire de commerce a été découverte au large de Protaras (Chypre) en mer Méditerranée. Elle a été e...

Pour la première fois, une épave antique intacte d’un navire de commerce a été découverte au large de Protaras (Chypre) en mer Méditerranée.

Elle a été explorée par 2 plongeurs, Spyros Spyrou et Andreas Kritiotis, du Laboratoire de recherches archéologiques maritimes (MareLab) et  de  l’Unité de recherche archéologique de l’Université de Chypre.

L'épave antique a été découverte au large de Protaras (Chypre) © Google Earth

L’épave antique a été découverte au large de Protaras (Chypre) © Google Earth

Le Département des Antiquités de Chypre a immédiatement débloqué les fonds nécessaires pour étudier l’épave.

L’épave est un navire romain, chargé d’amphores, provenant très probablement de Syrie et de Cilicie (ancienne province romaine située aujourd’hui en Turquie).

Il s’agit de la première épave romaine intacte jamais découverte à Chypre, dont l’étude devrait apporter un nouvel éclairage sur l’ampleur du commerce maritime entre Chypre et les autres provinces romaines de la Méditerranée orientale.

Une équipe d’archéologues, d’étudiants et de bénévoles, coordonnée par le Dr Stella Demesticha du MARELab, en collaboration avec Dimitris Skarlatos, professeur du Département de génie civil et de géoinformatique de l’Université technologique de Chypre, et Eleni Loizides, restauratrice au Département des Antiquités, travaille actuellement à la documentation et à la protection du site de l’épave.

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Mesurant moins de 7 centimètres, ce corail jaune a été difficile à collecter car il vit principalement sur des parois rocheuses verticales. Photo: Gary Williams © California Academy of Sciences
10/07/2019
Une espèce de corail profond découverte dans un sanctuaire marin californien Une nouvelle espèce de corail profond de couleur jaune a été découverte dans le sanctuaire marin californien de Cordell Bank par des scientifiques...

Une nouvelle espèce de corail profond de couleur jaune a été découverte dans le sanctuaire marin californien de Cordell Bank par des scientifiques américains.

Tout a commencé lors d’une expédition d’exploration dans le sanctuaire marin Cordell Bank (États-Unis), une zone sous-marine rocheuse située au large de la côte californienne à environ 70 km au nord de San Francisco, durant l’Été 2018.

Cette mission, coordonnée par les chercheurs Gary Williams de l’Académie des Sciences de Californie et Danielle Lipski du sanctuaire marin de Cordell Bank, avait pour objectif de découvrir de nouvelles espèces de coraux profonds.

Colonie de petit corail jaune Chromoplexaura cordellbankensis © NOAA

Colonie de petit corail jaune Chromoplexaura cordellbankensis © NOAA

« Au fur et à mesure que le climat et les océans changent, les espèces évoluent aussi, comme leurs conditions de vie ou et leur environnement. 

Si nous n’identifions pas les espèces qui vivent dans ces milieux, nous ne pourrons pas savoir ce qui change ou ce que nous perdons. » explique Danielle Lipski. 

À bord du navire Bell M. Shimada de l’Agence américaine d’Observation Océanique et Atmosphérique (NOAA),  les scientifiques ont utilisé un robot sous-marin télécommandé (ROV), équipé de lumières, de caméras et d’un bras manipulateur, pour collecter des échantillons d’un petit corail jaune entre 86 et 107 mètres de profondeur.

La première observation de ce corail, remonte à 2004, lorsque des chercheurs, à bord d’un sous-marin, exploraient les profondeurs du sanctuaire marin Cordell Bank.

Mesurant moins de 7 centimètres, ce corail jaune a été difficile à collecter car il vit principalement sur des parois rocheuses verticales. Mais, les progrès technologiques ont joué un rôle déterminant dans cette découverte.  

En effet, grâce à la précision du robot sous-marin, le prélèvement ne détruit pas l’habitat environnant et a un impact minimal sur la population globale de l’espèce.

 « Nous avons eu de la chance d’obtenir une telle collecte. C’est une tâche énorme et coûteuse que de faire quelque chose comme ça. Alors quand vous en avez l’occasion, vous la saisissez et vous vous lancez ! » déclare Gary Williams

Comme la simple observation ne suffit pas à déterminer s’il s’agissait d’une nouvelle espèce, Gary Williams et la chercheuse Odalisca Breedy de l’Université du Costa Rica ont étudié « les empreintes digitales » du corail à l’aide d’un microscope électronique à balayage et ont comparé les résultats avec d’autres espèces identifiées.

Ce corail a été baptisé Chromoplexaura cordellbankensis par Gary Williams et Odalisca Breedy, en référence au site de découverte !

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La mer Baltique est considérée comme la plus polluée au monde ©Pixabay
08/07/2019
Un « tueur de poissons » voyage en microplastique… Selon une étude allemande, l'algue planctonique (phytoplancton), Pfiesteria piscicida - dont le nom signifie "tueur de poissons" en raison de ...

Selon une étude allemande, l’algue planctonique (phytoplancton), Pfiesteria piscicida – dont le nom signifie « tueur de poissons » en raison de sa toxicité – préfère coloniser le plastique que le bois flotté.

Le phytoplancton toxique Pfiesteria piscicida colonise les microplastiques © UNC Sea Grant College Program

Le phytoplancton toxique Pfiesteria piscicida colonise les microplastiques © UNC Sea Grant College Program

 

Les chercheurs ont ainsi comparé la colonisation des microorganismes sur des particules de plastique (polyéthylène et polystyrène), de quelques millimètres de diamètre et sur du bois flotté immergés 15 jours dans 3 types de milieu différents :

  • différentes stations de la mer Baltique, l’une des plus grandes étendues d’eau saumâtre (mélange d’eau douce et d’eau de mer) du monde ;
  • la rivière Warnow (Allemagne) ;
  •  une usine de traitement des eaux usées.

Sur les 500 espèces de microorganismes présents sur les microplastiques, les chercheurs ont établi une liste de 20 « majoritaires » : l’algue planctonique Pfiesteria piscicida (de la famille des dinoflagellés) en fait partie. 

Elle a atteint des densités environ 50 fois plus élevées que dans l’eau environnante et environ 2 à 3 fois plus élevées que sur des particules de bois.

Microplastique (bleu) parmi le plancton (grossissement x40) ©La Cité de la Mer

Microplastique (bleu) parmi le plancton (grossissement x40) ©La Cité de la Mer

 

Cela suscite quelques inquiétudes car les microplastiques peuvent servir de mode de « transport » pour des organismes potentiellement envahissants ou nuisibles, avec des conséquences encore inconnues pour la faune sauvage.

« Les microplastiques peuvent représenter un habitat et un moyen de transport importants pour les microorganismes.

Nos expériences ont montré que les micro-organismes, par exemple les dinoflagellés tels que Pfiesteria piscicida, se développent et croissent sur des objets en plastique, où ils présentent des densités beaucoup plus élevées que dans l’eau environnante ou sur le bois flotté », explique Maria Therese Kettner de l’Institut-Leibniz (Berlin), auteur principal de l’étude.

 

Hans-Peter Grossart, de l’Institut-Leibniz (Berlin) et Directeur scientifique de l’étude précise que :

« Contrairement aux substances naturelles comme le bois ou les colonies d’algues, les particules microplastiques se décomposent extrêmement lentement et peuvent donc transporter les organismes qu’elles contiennent sur de longues distances.

Le plastique flottant peut donc jouer un rôle dans la dispersion de divers (micro)-organismes, y compris les espèces envahissantes, parasites et pathogènes. »


Cette étude, coordonnée par l’Université de Potsdam et l’Institut-Leibniz, est parue dans Frontiers le 5 juin 2019.

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Sur cette photo satellite, les concentrations de chlorophylle du phytoplancton sont indiquées en bleu (concentrations inférieures) et en jaune (concentrations supérieures).© NASA Earth Observatory: Beautiful Blooms in South Atlantic Ocean
06/07/2019
Découverte : les sources chaudes profondes alimentent le plancton végétal en fer dans l’océan Austral ! Une équipe de chercheurs français, anglais, allemands, canadiens et nord-étatsuniens révèle pour la première fois que les sources chaudes sous-marines...

Une équipe de chercheurs français, anglais, allemands, canadiens et nord-étatsuniens révèle pour la première fois que les sources chaudes sous-marines stimulent la présence et la concentration du plancton végétal  dans l’océan Austral.

On appelle ce phénomène de concentration de plancton végétal (phytoplancton) : efflorescence algale ou bloom phytoplanctonique.

Ils se traduisent par une augmentation relativement rapide de la concentration d’une (ou de quelques) espèce(s) de phytoplancton en eaux douces ou marines.

Cela se manifeste généralement par une coloration de l’eau (rouge, brun-jaune ou vert).

Ces blooms de plancton végétal sont essentiels à la vie marine et humaine : le phytoplancton, premier maillon de la chaîne alimentaire, va en effet favoriser le développement des mollusques, de poissons et de mammifères marins.

Le plancton végétal absorbe également le dioxyde de carbone et produit plus de 50 % de l’oxygène de l’air que nous respirons.

Image satellite d'une efflorescence algale © Norman Kuring, NASA’s Ocean Color Group

Image satellite d’une efflorescence algale © Norman Kuring, NASA’s Ocean Color Group

Jusqu’à ce jour, les scientifiques pensaient que les blooms de phytoplancton dans l’océan Austral était uniquement liée au fer issues des régions côtières et de la banquise.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs français, anglais, allemands, canadiens et nord-étatsuniens démontrent que les sources chaudes sous-marines jouent également un rôle dans leurs apparitions !

En effet, pour se développer, le plancton végétal a besoin de fer.

L’équipe de scientifiques a donc été bien étonnée de découvrir 2 efflorescences massives de phytoplancton au niveau du courant circumpolaire antarctique dans l’océan Austral : une zone qui présente habituellement des carences en fer…

Les scientifiques ont observé 2 efflorescences massives de phytoplancton au niveau du courant circumpolaire antarctique.

Les scientifiques ont observé 2 efflorescences massives de phytoplancton au niveau du courant circumpolaire antarctique.

 

Ces concentrations en plancton végétal se sont produites en décembre 2014 et 2015 en aval d’un arc de sources chaudes sous-marines actives situé au niveau de la dorsale océanique – gigantesque chaîne de montagnes sous-marines – sud-ouest indienne.

Le chercheur français Mathieu Ardyna (Sorbonne Université & CNRS, Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer) et auteur principal de l’étude, explique :

« Notre étude montre que le fer provenant des cheminées hydrothermales peut s’élever, parcourir des centaines de kilomètres en haute mer (ndlr : ici près de 1 200 km !) et permettre au phytoplancton de prospérer dans des endroits très inattendus. »

Les efflorescences algales ont eu lieu au niveau de sources chaudes sous-marines actives situées sur la dorsale océanique sud-ouest indienne (Southwest Indian Ridge sur la carte ci-dessus).

Les efflorescences algales ont eu lieu au niveau de sources chaudes sous-marines actives situées sur la dorsale océanique sud-ouest indienne (Southwest Indian Ridge sur la carte ci-dessus).

Les sources hydrothermales profondes dégagent, en effet, de nombreux éléments métalliques dont du fer qui par, le jeu des remontées d’eaux profondes, arrivent à la surface alimentant ainsi le phytoplancton.

Le chercheur français Mathieu Ardyna ajoute  :

« On sait depuis longtemps que les sources hydrothermales profondes créent des oasis de vie uniques. 

Jusqu’à récemment, les scientifiques pensaient que ces effets nourrissants demeuraient assez locaux.

Mais de plus en plus de preuves provenant de simulations informatiques laissent entendre que le fer et d’autres éléments vitaux rejetés par les sources hydrothermales peuvent en fait alimenter les efflorescences planctoniques dans des zones beaucoup plus vastes. »

Les sources hydrothermales dégagent de nombreux éléments métalliques dont le fer ©IFREMER

Les sources hydrothermales dégagent de nombreux éléments métalliques dont le fer ©IFREMER

Ces efflorescences particulières pourraient être plus fréquentes qu’on ne le pense dans l’océan Austral (ainsi que dans l’océan mondial), en raison du nombre élevé des sources hydrothermales.

Pour parvenir à ces conclusion, les chercheurs ont combiné des données issues :

 


Cette étude (en anglais) est parue le 5 juin 2019 dans la revue Nature Communication.

Les laboratoires français impliqués dans cette étude sont le Laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV/OOV, Sorbonne Universités / CNRS), le Laboratoire d’océanographie et du climat : expérimentations et approches numériques (LOCEAN/IPSL, Sorbonne Université / CNRS / MNHN / IRD), le laboratoire TAKUVIK (Université Laval / CNRS), le Laboratoire d’océanographie microbienne (LOMIC/OOB, Sorbonne Universités / CNRS) et le Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS/OMP, Université Paul Sabatier / CNRS / CNES / IRD).

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Phytoplancton © NOAA MESA Project
01/07/2019
La 1re cartographie mondiale du phytoplancton La toute 1re cartographie mondiale du phytoplancton a été réalisée par des chercheurs de L'École Polytechnique Fédérale de Zurich (ETH). Leur étude mon...

La toute 1re cartographie mondiale du phytoplancton a été réalisée par des chercheurs de L’École Polytechnique Fédérale de Zurich (ETH). Leur étude montre une répartition inattendue.

Élément essentiel de l’écosystème océanique, le phytoplancton est constitué d’une très grande variété d’espèces (10 000 à 20 000), mais l’état de nos connaissances sur ces microorganismes reste encore lacunaire.

Grâce à un modèle informatique qu’ils ont développé, les auteurs de l’étude ont cartographié la distribution géographique du phytoplancton en étudiant les facteurs environnementaux qui expliquent cette répartition.

Carte de la répartition mondiale du phytoplancton en janvier. Les zones sombres indiquent une biodiversité élevée, les zones claires une faible biodiversité. Le nombre d'espèces n'a pas été déterminé pour les zones blanches. (Graphique : tiré de Righetti et al. Science Advances, 2019)

Carte de la répartition mondiale du phytoplancton en janvier. Les zones sombres indiquent une biodiversité élevée, les zones claires une faible biodiversité. Le nombre d’espèces n’a pas été déterminé pour les zones blanches. (Graphique : tiré de Righetti et al. Science Advances, 2019)

L’étude révèle que :

  • Les eaux tropicales comme les mers de l’archipel indonésien-australien, certaines parties de l’océan Indien ou de l’océan Pacifique équatorial, abritent la plus grande variété d’espèces tout au long de l’année,
  • Cette diversité diminue dans les régions subtropicales (au-delà de 30 degrés de latitude Nord et Sud, atteignant ses valeurs les plus basses autour de 55 degrés de latitude) puis augmente légèrement vers les pôles,
  • Les mers polaires présentent une plus grande diversité que les latitudes moyennes.

Cette dernière observation étonne les chercheurs.

« C’est remarquable parce que la distribution et la diversité des espèces sont normalement étroitement liées aux tendances des températures environnementales. » déclare Damiano Righetti, auteur principal de l’étude

En effet, selon la théorie métabolique traditionnellement admise, le température joue un rôle déterminant dans le développement des espèces : la diversité diminue en général continuellement vers les pôles, où la température est au plus bas !

D’autres facteurs influent donc sur la diversité du plancton. La force des courants et la turbulence pourraient être deux de ces facteurs, comme l’explique Damiano Righetti :

« Les fluctuations saisonnières et les turbulences océaniques qui prévalent dans les latitudes moyennes pourraient supprimer le développement de la biodiversité, même si les températures y sont plus élevées que dans les océans polaires. »

Les chercheurs ont également découvert que dans les latitudes moyennes, contrairement aux tropiques, la diversité du phytoplancton varie selon les saisons  : le nombre d’espèce reste stable mais la composition des espèces change en cours d’année!

Pour élaborer leur cartographie, les chercheurs ont modélisé la répartition spatio-temporelle de plus de 530 espèces de phytoplancton, prélevés dans 700 000 échantillons d’eau de tous les océans du monde.

Cette étude est parue le 5 mai 2019 dans la revue américaine Science Advances. Elle est importante car ces travaux devraient contribuer à prédire la variation de phytoplancton dans des conditions de température changeante, comme c’est le cas actuellement avec le réchauffement climatique.

Cette variation pourrait avoir de lourdes répercussions sur la chaîne alimentaire marine…

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Le sous-marin Titan d'OceanGate plonge à 4 000 mètres de profondeur © OceanGate Inc.
27/06/2019
Expédition Titanic reportée à 2020 L'entreprise américaine OceanGate reporte à 2020 l'expédition sous-marine programmée sur l'épave du Titanic. Tandis que les 6 expéditions (et 18 plongées...

L’entreprise américaine OceanGate reporte à 2020 l’expédition sous-marine programmée sur l’épave du Titanic.

Tandis que les 6 expéditions (et 18 plongées sur l’épave) étaient programmées pour l’Été 2019 et devaient débuter le 28 juin, OceanGate a reporté en raison du désistement de dernière minute de l’opérateur du navire-support du sous-marin Titan.

« Bien que nous ayons fait tous les efforts possibles pour trouver une solution, un changement de navire moins d’une semaine avant le début de l’affrètement compromet la sécurité de notre équipage et de nos spécialistes de mission et le succès global de la mission. »

Pour les 9 « explorateurs citoyens » – qui ont versé la somme de 168 000$ (148 000 euros)  –  ils conservent leur place pour la mission prévue en 2020.

Lors de cette prochaine mission, les « explorateurs citoyens », encadrés par une trentaine de membres d’équipage et de spécialistes, devraient avoir la chance de plonger à 3 800 mètres de profondeur sur l’épave du Titanic à bord du sous-marin d’exploration Titan. Ils participeront, entre autres, à :

  • l’évaluation de l’état de délabrement de l’épave, rongée par une bactérie ;
  • la collecte des images et des données afin de modéliser l’épave en 3D ;
  • l’étude de la faune et la flore qui ont colonisé l’épave.
La campagne menée par OceanGate permettra de réaliser un modèle numérique 3D de l'épave du Titanic et de son champ de débris © OceanGate Inc.

La campagne menée par OceanGate permettra de réaliser un modèle numérique 3D de l’épave du Titanic et de son champ de débris © OceanGate Inc.


Lancé en 2018, Titan est à ce jour le seul submersible capable d’accueillir 5 personnes : 1 pilote et 4 passagers.

Il a également la particularité d’être très léger avec ses 8 600 kg (en comparaison, le sous-marin américain Alvin pèse 20 000 kg !) ce qui le rend facile à manœuvrer.

Le sous-marin Titan d'OceanGate plonge à 4 000 mètres de profondeur © OceanGate Inc.

Le sous-marin Titan d’OceanGate plonge à 4 000 mètres de profondeur © OceanGate Inc.


La dernière expédition sur le site de l’épave du Titanic à bord d’un sous-marin d’exploration habité (en l’occurence Mir-1 et Mir-2 ) date de juillet 2005.

Cette expédition était menée par le réalisateur canadien James CAMERON en partenariat avec la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et la chaîne de télévision Dicovery Channel.


Pour suivre l’aventure d’OceanGate, Titanic Survey Expedition, c’est par ici : http://www.titanicsurveyexpedition.com/

Pour en savoir plus sur l’histoire du Titanic, découvrez notre dossier thématique !

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La station bathyale est installée sur une barge tractée par un remorqueur qui se déplacera au large des côtes méditerranéennes entre Marseille et Monaco. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5
24/06/2019
« Planète Méditerranée », la nouvelle expédition de Laurent Ballesta Laurent Ballesta et trois autres plongeurs vont vivre une expérience inédite : cohabiter dans un module pressurisé de 5m2 pendant 28 jours afin d?...

Laurent Ballesta et trois autres plongeurs vont vivre une expérience inédite : cohabiter dans un module pressurisé de 5m2 pendant 28 jours afin d’explorer sans limite les grandes profondeurs de la Méditerranée par 120 mètres.

Cette mission d’exploration qui se déroulera entre le 1er juillet et le 28 juillet 2019 sera possible grâce au mariage de 2 techniques :

  • la plongée à saturation (confinement dans un espace maintenu sous pression)
  • la plongée sportive profonde (utilisation de scaphandres recycleurs).

Pour éviter les interminables paliers de décompression à faire lors d’une plongée classique, une station pressurisée a été adaptée à l’expédition pour maintenir
la pression des grandes profondeurs.

La décompression ne se fera donc qu’à la fin de leur mission de quatre semaines, et durera 3 jours.

Laurent Ballesta et 3 autres plongeurs vont  cohabiter dans un module pressurisé de 5m2 pendant 28 jours afin d’explorer les profondeurs de la Méditerranée. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5

Laurent Ballesta et 3 autres plongeurs vont cohabiter dans un module pressurisé de 5m2 pendant 28 jours afin d’explorer les profondeurs de la Méditerranée. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5

Cette station est installée sur une barge tractée par un remorqueur qui se déplacera au large des côtes méditerranéennes entre Marseille et Monaco (300 km de littoral) pour explorer les différents sites définis.

D’une taille de 10 m2, la station bathyale est divisée en 3 parties :

  • un module de vie,
  • un module vestiaire
  • un module de transition appelé “tourelle de plongée” qui descendra les plongeurs chaque jour à grandes profondeurs. Une fois l’exploration terminée,  la tourelle remontera les plongeurs à leur module de vie. Les explorateurs y trouveront nourriture et chaleur pour se reposer avant la prochaine mission.
Une tourelle de plongée permettra aux plongeurs de faire la "navette" entre la station bathyale et les zones à explorer. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5

Une tourelle de plongée permettra aux plongeurs de faire la « navette » entre la station bathyale et les zones à explorer. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5

L’expédition peut se découper en 4 zones d’exploration, chacune ayant ses enjeux
et découvertes :

Zone 1 : de Marseille à Bandol | 14 sites d’exploration dont :

  • Le banc des Blauquières et le banc de l’Esquine (de 70 à 200 m)
    La plus belle forêt de corail noir et la plus grande concentration d’oursins crayons jamais croisés lors de leur prospection.
  • L’épave du Natal, au large de Marseille (120 m)
    Paquebot de 130 m de long qui sombra lors d’une collision avec un cargo en 1917, emportant son capitaine et 103 autres victimes. l’épave est un récif riche en poissons,
    et dominée par des colonies d’huîtres creuses.

Zone 2 : de Carque iranne à Saint-Tropez | 8 sites d’exploration dont :

  • Le banc de Magaud (80 m)
    Sur plusieurs kilomètres se dresse une des plus grandes forêts de laminaires endémiques de la Méditerranée.

Zone 3 : de Sainte-Maxime à Antibes | 9 sites d’exploration dont :

  • Les tombants du cap d’Antibes (de 70 à 100 m)
    Corail noir et coraux profonds, station de nettoyage de poissons lune.

Zone 4 : D’Antibes à Monaco | 8 sites d’exploration dont :

  • Les Roches Saint Nicolas à Monaco (de 60 à 70 m)
    Massif coralligène à grandes gorgones caméléon, site isolé mal connu,
    riche en biodiversité.
  • Le tombant des Américains (50 à 200 m)
    Vaste falaise sous-marine verticale criblée de nombreuses petites
    grottes. Présence de nombreuses espèces de poissons profonds

Cliquez ici pour consulter le dossier de presse

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Relevage du panier de levage avec une jarre sur l'épave de Brunei ©Osada Frédéric, Ministère de la Culture - DRASSM
21/06/2019
Des experts du monde entier se mobilisent pour protéger le patrimoine subaquatique Du 17 au 19 juin 2019, l?Unesco et la France organisent à Brest une conférence internationale réunissant 150 experts du monde entier sur la questi...

Du 17 au 19 juin 2019, l’Unesco et la France organisent à Brest une conférence internationale réunissant 150 experts du monde entier sur la question de la sauvegarde du patrimoine culturel abrité par les fleuves, les lacs, les rivières, les mers et les océans de notre planète.

L’objectif de cette conférence : faire mieux comprendre aux États membres de l’Unesco les enjeux de la  Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique.

Ratifiée à ce jour par 61 États, elle a pour vocation de leur permettre de mieux protéger leur patrimoine immergé.

Fouilles archéologiques sur l'épave de Ploumanac'h © DRASSM

Fouilles archéologiques sur l’épave de Ploumanac’h © DRASSM

Parmi les intervenants, l’archéologue Michel L’Hour, Directeur du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) qui travaille notamment sur la recherche des épaves Cordelière et Regent au large de Brest.

Il explique :

« Je crois que si le grand public s’approprie ce patrimoine culturel subaquatique, alors on sera sur la bonne voie pour en assurer la protection, parce que le public considérera  que c’est quelque part son héritage. »

Michel L’Hour participe à 3 tables-rondes dont « Au croisement de l’histoire et de la science-fiction : quand les robots contribuent à étudier les épaves menacées des abysses« .

Le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines français, avec ses partenaires internationaux, a en effet mis au point des outils – comme le robot humanoïde Ocean One – qui permettront de réaliser, dans le futur, des fouilles archéologiques jusqu’à 2 000 mètres de profondeur, repoussant ainsi les limites de l’exploration et du travail sous-marin.

Le robot humanoïde Ocean One et Michel L'Hour, directeur du DRASSM ©Teddy Seguin-2016

Le robot humanoïde Ocean One et Michel L’Hour, directeur du DRASSM ©Teddy Seguin-2016

La Conférence internationale sera suivie de la 7e Assemblée des États  membres de la Convention sur la Protection du Patrimoine Culturel Subaquatique (2001) les 20 et 21 juin au siège de l’UNESCO à Paris. Elle réunira tous les acteurs majeurs investis dans la mise en œuvre de la Convention.

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