Archives – L’Echo des abysses

Année 2019

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Pour fêter le 30e anniversaire du Shinkai 6500, rien ne vaut un bon gâteau ! © JAMSTEC
28/11/2019
Joyeux anniversaire Shinkai ! Le 28 novembre 2019, les équipes de l'Institut Océanographique japonais JAMSTEC ont célébré le 30e anniversaire de leur sous-marin d'exploration Shi...

Le 28 novembre 2019, les équipes de l’Institut Océanographique japonais JAMSTEC ont célébré le 30e anniversaire de leur sous-marin d’exploration Shinkai 6500 !

Achevé le 28 novembre 1989, le Shinkai 6500 fait partie du club très fermé des nations équipées de sous-marins habités pouvant atteindre 6 000 mètres de profondeur et plus :

  • La France avec le Nautile (6 000 mètres de profondeur)
  • La Russie avec les Mir-1 et Mir-2 (6 000 mètres de profondeur)
  • La Chine avec le Jiaolong  (7 000 mètres de profondeur)

Le Shinkai 6500 est utilisé pour des missions géologiques et biologiques. Il réalise de nombreuses campagnes pour étudier les sources d’eau chaude au fond des océans.

Toshiaki Sakurai, Pilote et chef d’équipe des plongées raconte :

Le Shinkai 6500 c’est comme notre enfant parce que nous prenons beaucoup soin de lui. Mais en même temps, c’est aussi notre père ou notre mère car, grâce à lui, nous avons avancé de manière significative en réalisant de nombreuses plongées ! Et quand nous sommes à son bord en plongée, il est comme notre petit(e) ami(e) qui va parfois dans notre sens et parfois non…

Le sous-marin japonais Shinkai 6500 en plongée © JAMSTEC

Le sous-marin japonais Shinkai 6500 en plongée © JAMSTEC

Les équipes du JAMSTEC ont fêté le 30e anniversaire du Shinkai 6500 © JAMSTEC

Les équipes du JAMSTEC ont fêté le 30e anniversaire du Shinkai 6500 © JAMSTEC

Un membre de l'équipe s’apprêtant à déguster le gâteau décoré d'animaux des abysses et de sources chaudes ! © JAMSTEC

Un membre de l’équipe s’apprêtant à déguster le gâteau décoré d’animaux des abysses et de sources chaudes ! © JAMSTEC

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25/11/2019
Découverte d’une épave à la profondeur record de 6 220 mètres ! Des images de l'épave d'un destroyer américain de classe Fletcher coulé, le 25 octobre 1944, lors de la bataille de Samar (au centre de l'archipel...

Des images de l’épave d’un destroyer américain de classe Fletcher coulé, le 25 octobre 1944, lors de la bataille de Samar (au centre de l’archipel des Philippines) ont été publiées par l’équipe du navire de recherche américain R/V Petrel.

Filmée par un robot sous-marin téléopéré (ROV) à 6 220 mètres de profondeur, c’est l’épave la plus profonde jamais connue ! Il pourrait s’agir du destroyer USS Johnston dont 141 des 327 membres d’équipage ont été sauvés. 

La bataille de Samar s’inscrit dans le cadre d’une opération militaire majeure de la guerre du Pacifique (la bataille du golfe de Leyte) qui a opposé les flottes américaines aux forces japonaises causant de lourdes pertes matérielles et humaines.

Aquarelle représentant la bataille de Samar réalisée par le Commandant Dwight C. Shepler © Naval History and Heritage Command

Aquarelle représentant la bataille de Samar réalisée par le Commandant Dwight C. Shepler © Naval History and Heritage Command

Environ 15 500 soldats américains et japonais ont perdu la vie durant ces combats qui se sont déroulés du 23 au 26 octobre 1944.

Cérémonie de mise en service de l'USS Johnston au large de Seattle le 27 octobre 1943. © U.S. Naval History and Heritage Command photograph. Catalog#: NH 63368

Cérémonie de mise en service de l’USS Johnston au large de Seattle le 27 octobre 1943. © U.S. Naval History and Heritage Command photograph. Catalog#: NH 63368


Le navire de recherche R/V Petrel affrété par Vulcan Inc. – une société créée par le cofondateur de Microsoft, Paul Allen – a découvert plus de 30 épaves de navires de guerre japonais ou américains comme l’USS Hornet ou l’USS Indianapolis.

Le navire de recherche américain RV Petrel © Vulcan Inc.

Le navire de recherche américain RV Petrel © Vulcan Inc.

Mise à l'eau du robot sous-marin (ROV) depuis le R/V Petrel © Vulcan Inc.

Mise à l’eau du robot sous-marin (ROV) depuis le R/V Petrel © Vulcan Inc.

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Flotteur Arvor © Ifremer/Olivier Dugornay
22/11/2019
Des flotteurs pour étudier le réchauffement de l’Océan Grâce aux flotteurs Argo Deep-Arvor développés par les équipes de l'Agence nationale de la recherche, l'Ifremer et le CNRS, les chercheurs récupèrent de...

Grâce aux flotteurs Argo Deep-Arvor développés par les équipes de l’Agence nationale de la recherche, l’Ifremer et le CNRS, les chercheurs récupèrent des mesures de température, de salinité et d’oxygène jusqu’à 4 000 mètres de profondeur. Objectif : établir plus finement le bilan thermique de l’Océan car une partie de la chaleur reçue par l’Océan demeure indétectée à ce jour…

Ainsi, en 50 ans, l’Océan – en absorbant plus de 90 % de l’excès de chaleur reçu par la Terre dû aux activités humaines – s’est réchauffé d’environ 0,8°C entre 0 et 2 000 m de profondeur.

Jusque-là, les données au-delà des 2 000 mètres étaient parcellaires, mais la nouvelle génération de flotteurs Deep-Arvor va permettre d’y remédier.

Ces flotteurs sont, en effet, paramétrés pour plonger jusqu’à 3 000 mètres de profondeur, y rester 10 jours, puis descendre à 4 000 mètres avant de remonter à la surface pour transmettre par satellite les données enregistrées.

À ce jour, sur les 4 000 flotteurs qui parcourent l’océan, seuls 96 plongent au-delà de 2 000 mètres. Parmi eux, 21 sillonnent les eaux profondes de l’Atlantique Nord, de l’Atlantique équatorial et de l’océan Austral.En 2020, 16 nouveaux flotteurs Deep-Arvor seront mis à l’eau dans l’Atlantique  nord.

L’ambition du réseau international Argo est de maintenir en opération 1 200 flotteurs profonds dans l’Océan d’ici 5 ans.

Ce réseau dense de flotteurs profonds nous aidera à comprendre comment se répartit le signal climatique dans 100 % du volume de l’océan global, contre 50 % avec les flotteurs plongeant à 2 000 mètres, explique Virginie Thierry (Laboratoire Océan Hauturier et Interactions d’échelles océaniques d’Ifremer).

Avant tout déploiement, les flotteurs Deep-Arvor sont testés dans le bassin d’essai de l’Ifremer. © Ifremer / O. DUGORNAY

Avant tout déploiement, les flotteurs Deep-Arvor sont testés dans le bassin d’essai de l’Ifremer. © Ifremer / O. DUGORNAY

Les flotteurs Argo Deep-Arvor sont également équipés de capteurs mesurant la concentration d’oxygène dissous dans l’eau. De cette donnée, les scientifiques déduisent l’âge relatif d’une masse d’eau : plus elle est jeune et a donc eu un contact récent avec l’atmosphère, plus sa concentration en oxygène est élevée ; à l’inverse, plus elle est vieille, plus sa concentration en oxygène est faible.

Grâce à ces mesures d’oxygène, nous avons observé comment une masse d’eau jeune récemment formée au voisinage de l’Islande et circulant à 2 750 m dans un chenal profond, se mélangeait avec une masse d’eau plus ancienne sous l’action des courants de surface particulièrement énergétiques à cet endroit, explique Virginie Thierry. En outre, aucun des flotteurs n’a suivi la trajectoire à laquelle on s’attendait au vu des courants dominants. L’un d’entre eux a même mis en évidence l’existence d’une nouvelle route profonde qui n’avait jamais été observée directement.

De telles informations sont cruciales pour améliorer les modèles de projections climatiques.

Répartition par pays des 3 867 flotteurs dans le monde (Septembre 2019) © Argo

Répartition par pays des 3 867 flotteurs dans le monde (Septembre 2019) © Argo

Cette étude établie par les scientifiques du Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS – Université de Bretagne Occidentale/CNRS/IRD/Ifremer) est publiée (en anglais) dans Journal of Geophysical Research.

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L'épave du sous-marin USS Grayback a été découverte au large du Japon © Tim Taylor - Lost 52 Project
20/11/2019
Découverte d’un sous-marin américain coulé au large du Japon L'USS Grayback (SS-208) est le 5e sous-marin américain à avoir été découvert par l'explorateur américain Tim Taylor et son équipe dans le cadre du proje...

L’USS Grayback (SS-208) est le 5e sous-marin américain à avoir été découvert par l’explorateur américain Tim Taylor et son équipe dans le cadre du projet Lost 52.

Localisé au sud-ouest d’Okinawa (Japon) le 5 juin 2019 à 435 mètres de profondeur, il vient d’être officiellement identifié par la Marine américaine.

Une découverte saluée par l’océanographe américaine Sylvia Earle :

Ce n’est pas seulement profondément émouvant d’un point de vue humain, mais cela démontre aussi la capacité croissante de découvrir ce que l’on croyait jusqu’ici perdu à jamais.

Ce projet a également été reconnu par l’Institut océanographique japonais JAMSTEC (Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology) comme la première et la plus complète expédition archéologique sous-marine dans les eaux japonaises.

L'épave du sous-marin USS Grayback a été découverte au large du Japon © Tim Taylor - Lost 52 Project

L’épave du sous-marin USS Grayback a été découverte au large du Japon © Tim Taylor – Lost 52 Project

Une découverte qui n’est pas dûe au hasard… En effet, l’un des membres de l’équipe,  l’historien japonais Yutaka Iwasaki, s’est aperçu en lisant les documents originaux de l’époque qu’il y avait eu une erreur de traduction concernant les coordonnées du naufrage supposé.

Ces nouvelles données, ainsi que les journaux de mission japonais récemment découverts et traduits, ont permis à l’équipe de recentrer leurs recherches au sud-ouest d’Okinawa.

Le 5 juin 2019, grâce à la technologie avancée d’imagerie photogrammétrique et l’intervention de robots téléopérés (ROV) et autonomes (AUV), Tim Taylor et son équipe ont  découvert l’USS Grayback à 100 miles (environ 160 km) de la zone enregistrée dans les archives américaines.

Coulé le 26 février 1944, le sous-marin a été découvert par Tim Taylor et son équipe le 5 juin 2019 © Tim Taylor - Lost 52 Project

Coulé le 26 février 1944, le sous-marin a été découvert par Tim Taylor et son équipe le 5 juin 2019 © Tim Taylor – Lost 52 Project

Lancé le 31 janvier 1941, l’USS Grayback était un sous-marin de classe Tambor. Il effectuait sa 10e patrouille lorsqu’il a été attaqué et coulé par un avion japonais le 26 février 1944, faisant 80 victimes.

L'USS Grayback (SS-208) photographié en 1941 © Naval History and Heritage Command. Catalog#: NH 53771.

L’USS Grayback (SS-208) photographié en 1941 © Naval History and Heritage Command. Catalog#: NH 53771.

L’expédition Grayback s’inscrit dans le cadre du projet Lost 52 dont l’objectif est de découvrir et d’étudier les épaves des 52 sous-marins américains coulés pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Une méduse
18/11/2019
Tara : le plancton face au changement climatique D'après 2 nouvelles études scientifiques réalisées par des équipes franco-suisses, la diversité planctonique est plus importante autour de l'équateur et d...

D’après 2 nouvelles études scientifiques réalisées par des équipes franco-suisses, la diversité planctonique est plus importante autour de l’équateur et diminue vers les pôles. La température joue donc un rôle essentiel dans cette répartition. Des résultats qui soulèvent la question de l’adaptation du plancton face au réchauffement de l’Océan.

En se basant sur les modèles climatiques du GIEC, l’équipe de Lucie Zinger, Maître de conférences à l’École Normale Supérieure (ENS), en collaboration avec Laurent Bopp, directeur de recherche à l’ENS-Paris Science Lettres, a ainsi prédit que l’augmentation de la température de l’eau pourrait engendrer une « tropicalisation » des régions océaniques tempérées et polaires, avec une plus grande diversité d’espèces planctoniques.

Cette tendance pourrait avoir de graves conséquences, environnementales, économiques comme, par exemple, sur la pêche.

Concernant les bactéries planctoniques, Shinichi Sunagawa, professeur au département de microbiologie de l’ETH Zürich, pense qu’elles s’adapteront de 2 façons différentes :

  • les bactéries planctoniques des eaux chaudes — entre 40° N et 40° S — devraient continuer à prospérer car elles sont plus diversifiées et bénéficient d’un vaste patrimoine génétique qui leur permettra de s’adapter.
  • les bactéries planctoniques des eaux froides pourraient éventuellement disparaître car leur variété et leurs gènes microbiens sont beaucoup plus restreints. Elles auront donc du mal à s’adapter au réchauffement océanique.

Ces résultats sont issus de la mission Tara Oceans, initiée par la Fondation Tara Océan entre 2009 et 2013.

Ces deux études (en anglais) sont à retrouver dans la revue Cell :

F.M. Ibarbalz et al., “Global trends in marine plankton diversity across kingdoms of life”, Cell (2019)
G. Salazar et al., “Gene expression changes and community turnover differentially shape the global ocean metatranscriptome”, Cell (2019)

Phytoplancton © NOAA MESA Project

Phytoplancton © NOAA MESA Project

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Sources hydrothermales photographiées sur le site Urashima dans l'océan Pacifique Nord à environ 3 000 mètres de profondeur. Image courtesy of Submarine Ring of Fire 2014 - Ironman, NSF/NOAA, Jason, © WHOI
13/11/2019
La vie serait née dans une source hydrothermale Des chercheurs anglais (University College London, UCL) ont créé des protocellules, ancêtres des premiers microorganismes, en reconstituant les ...

Des chercheurs anglais (University College London, UCL) ont créé des protocellules, ancêtres des premiers microorganismes, en reconstituant les conditions de vie d’une source hydrothermale : eau très chaude, salée et alcaline.

Une étude qui confirmerait la théorie d’une origine de la vie provenant des sources chaudes sous-marines, dans lesquelles certains des plus vieux fossiles du monde ont d’ailleurs été découverts.

Il y a de multiples théories contradictoires sur où et comment la vie a commencé. Les sources hydrothermales sous-marines font partie des endroits les plus prometteurs pour l’origine de la vie. Nos résultats, appuyés par de solides preuves expérimentales, ajoutent, aujourd’hui, du poids à cette théorie a déclaré le professeur Nick Lane (UCL Genetics, Evolution & Environment).

Sources hydrothermales sur la ride médio-atlantique (TAG et Snake Pit) © Ifremer-Biscose 2Sources hydrothermales sur la ride médio-atlantique (TAG et Snake Pit) © Ifremer-Biscose 2

Sources hydrothermales sur la ride médio-atlantique (TAG et Snake Pit) © Ifremer-Biscose 2

Les chercheurs soulignent également que les sources hydrothermales n’existent pas seulement sur Terre…

Encelade, la lune de Saturne et Europe, la lune de Jupiter, hébergeraient toutes deux un Océan sous leur croûte de glace : des sources hydrothermales y ont été détectées qui pourraient créer des conditions favorables à une vie microbienne.

Si nous voulons trouver de la vie sur d’autres planètes ou lunes, des études comme la nôtre peuvent nous aider à décider où chercher explique le professeur Nick Lane (UCL Genetics, Evolution & Environment).

Des formes de vie pourraient exister au fond de l’Océan d’Encelade, à l'image des sources hydrothermales au fond de notre Océan, véritables oasis de vie. © NASA/JPL-Caltech/Southwest Research Institute

Des formes de vie pourraient exister au fond de l’Océan d’Encelade, à l’image des sources hydrothermales au fond de notre Océan, véritables oasis de vie. © NASA/JPL-Caltech/Southwest Research Institute

Une étude (en anglais) à retrouver dans la revue Nature Ecology & Evolution

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L'éruption du volcan Kilauea a provoqué des panaches de fumée causés par l'entrée de la lave fondue chaude dans l'eau de mer © Karin Bjorkman, UH
03/11/2019
Un volcan hawaïen alimente la floraison du plancton En 2018, l'éruption volcanique du Kilauea, situé sur la Grande île d'Hawaï, a provoqué des conséquences étonnantes : le contact entre l'eau de mer et les ...

En 2018, l’éruption volcanique du Kilauea, situé sur la Grande île d’Hawaï, a provoqué des conséquences étonnantes :  le contact entre l’eau de mer et les coulées de lave ont stimulé la croissance du plancton végétal au large des côtes hawaïennes.

Le Kilauea est un des volcans les plus actifs de l’archipel d’Hawaii.

En 2018, sa lave, très fluide, avait parcouru des kilomètres, avant d’atteindre l’océan Pacifique injectant des millions de mètres cubes de lave fondue dans des eaux pauvres en nutriments en surface mais pas en profondeur…

Après avoir observé la prolifération du plancton végétal (phytoplancton) sur des images satellite, les chercheurs de l’Université d’Hawaï ont organisé une mission océanographique près de la zone d’entrée de la lave pour comprendre ce phénomène inattendu.

L'éruption du Kilauea, en 2018, a provoqué une floraison de phytoplancton au large de la Grande île d’Hawaï © US Coast Guard

L’éruption du Kilauea, en 2018, a provoqué une floraison de phytoplancton au large de la Grande île d’Hawaï © US Coast Guard

Ils ont découvert, avec leurs collègues de l’Université de Californie du Sud, que le nitrate – très important dans la croissance du phytoplancton – a été amené depuis les profondeurs vers la surface grâce à la chaleur provenant des coulées de lave.

En réchauffant les eaux profondes riches en nutriments (dont le nitrate), la chaleur les a fait remonter vers la couche éclairée par le soleil, stimulant ainsi la croissance du phytoplancton.

Selon les scientifiques, il est possible que ce mécanisme se soit produit, dans le passé, dans des épisodes similaires de fertilisation de l’Océan.

Leur étude (en anglais) est publiée dans la revue Science.

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Protégez le patrimoine culturel subaquatique pour les générations futures © Harun Özdas/UNESCO
01/11/2019
En Suisse aussi, les épaves sont protégées… La Suisse vient de ratifier, le 25 octobre dernier, la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de l'UNESCO. Car oui...

La Suisse vient de ratifier, le 25 octobre dernier, la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de l’UNESCO. Car oui, la Suisse dispose d’un patrimoine subaquatique important dans ses lacs et ses rivières !

La Confédération helvétique fait dorénavant partie des 62 États qui se sont engagés à protéger le patrimoine culturel constitué par les épaves et les vestiges submergés, depuis au moins un siècle.

Si la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, s’est réjouie de la ratification helvétique, elle a également lancé un appel afin d’élargir encore davantage le cercle des pays adhérant à la Convention :

Le patrimoine subaquatique est essentiel à la compréhension de notre histoire commune. La préservation de ce patrimoine est capitale à l’heure où celui-ci est menacé par l’impact des activités humaines et les effets du changement climatique.

Respectez les mesures de protection des sites ©Arqua/UNESCO

Respectez les mesures de protection des sites © Arqua/UNESCO

Adoptée en 2001, la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique a été mise en place afin d’assurer la même protection au patrimoine submergé que celle accordée au patrimoine terrestre.

Ne vendez pas notre patrimoine commun © Christian Grondin/UNESCO

Ne vendez pas notre patrimoine commun © Christian Grondin/UNESCO

La Convention a également donné, à la communauté internationale, les moyens juridiques de lutter contre le pillage et l’exploitation commerciale, à des fins de profit individuel, de toutes les épaves et les vestiges submergés.

Demandez les permissions pour plonger sur des sites signalés © Greg Adams/UNESCO

Demandez les permissions pour plonger sur des sites signalés © Greg Adams/UNESCO

Pour en savoir +  consultez aussi le code de déontologie de l’UNESCO…

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Pour faire fuir ses prédateurs la méduse Atolla émet des flashs bleus © Image courtesy of Journey into Midnight: Light and Life Below the Twilight Zone
25/10/2019
Moins d’espèces bioluminescentes au fond de l’Océan Une équipe de chercheurs, dont la post-doctorante Séverine Martini (Institut de la Mer de Villefranche, Sorbonne Université/CNRS), en collaboratio...

Une équipe de chercheurs, dont la post-doctorante Séverine Martini (Institut de la Mer de Villefranche, Sorbonne Université/CNRS), en collaboration avec l’institut océanographique américain MBARI et le laboratoire de biologie marine de l’université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique), a découvert que 30 à 41% des organismes qui vivent près du fond de l’Océan peuvent émettre de la lumière… loin des 75% vivant en pleine eau

Peu d’études avaient été menées sur ce sujet… Les chercheurs ont ainsi analysé plus de 150 000 données basées sur des vidéos enregistrées, entre 1991 et 2016, par des robots sous-marins téléopérés dans la baie de Monterey (Océan Pacifique) à une profondeur allant jusqu’à 3 972 mètres.

Largement méconnue, la bioluminescence est pourtant un atout important pour les espèces marines qui en sont dotées, elle permet :

  • d’attirer des proies ; 
  • de fuir à l’approche d’un prédateur ;
  • de se reconnaître entre individus d’une même espèce pour se reproduire.
Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Bioluminescence observée chez Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Bioluminescence observée chez Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Cette étude parue dans Scientific Reports  permet de mettre en évidence une différence écologique majeure entre pleine mer et fonds marins.

Elle appelle à étudier davantage le phénomène de la bioluminescence d’autant que les profondeurs marines, au-delà de 500 mètres, sont encore largement inexplorées…

Bioluminescence observée chez Pannychia moseleyi (concombre de mer) © S. Haddock – MBARI

Bioluminescence observée chez Pannychia moseleyi (concombre de mer) © S. Haddock – MBARI

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Une des baies de Nouméa en Nouvelle-Calédonie © Image par Dominique Delisle de Pixabay
15/10/2019
Un futur observatoire sous-marin franco-japonais dans le Pacifique… L'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer) et l'Institut océanographique japonais JAMSTEC travaillent à la mise en p...

L‘Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer) et l’Institut océanographique japonais JAMSTEC travaillent à la mise en place d’un futur observatoire sous-marin dans le Pacifique, basé en Nouvelle-Calédonie.

Pour déployer cet observatoire sous-marin, le Pacifique s’est aussitôt imposé, puis assez rapidement la Nouvelle-Calédonie pour 2 raisons principales : d’abord, pour s’appuyer sur les forces de recherche et de développement technologique locales importantes, ensuite pour compter sur un écosystème entrepreneurial dynamique a expliqué Jean-Marc Daniel, directeur du Département Ressources physiques et Ecosystèmes de fond de Mer à Brest.

Une 1re réunion de travail franco-japonaise s’est tenue en septembre pour définir les objectifs scientifiques, technologies et socio-économiques de cet observatoire sous-marin.

Dans le futur, les centres des sites ultramarins, dont celui de Nouméa, auront vocation à jouer un rôle dans le développement de la politique internationale de l’Ifremer explique François Houllier, Président de l’Ifremer.

Collectivité d’Outre-mer, la Nouvelle-Calédonie est située à l’est de l’Australie dans l’Océan Pacifique, à environ 17 000 kilomètres de la France.

Ses eaux sont internationalement reconnues pour leur grande diversité d’habitats, d’espèces et leur bonne santé générale.

Gorgones, côte Est de la Nouvelle-Calédonie, dans la région de Thio © Ifremer / L. Loubersac

Gorgones, côte Est de la Nouvelle-Calédonie, dans la région de Thio © Ifremer / L. Loubersac

Cette diversité est due à la nature et à la profondeur très contrastées des fonds marins : de la zone de subduction aux monts sous-marins et aux plateaux.

Le récif néo-calédonien représente la seconde plus grande barrière au monde après celle de l’Australie.

De la zone totale étendue sur plus de 23 400 km2, quelques 15 000 km2 répartis en six sites sont aujourd’hui labellisés au Patrimoine Mondial de l’Humanité. La biodiversité marine de l’archipel est exceptionnelle avec plus de 9 000 espèces identifiées.

En 2014, le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie a créé le Parc naturel de la mer de Corail, qui couvre l’ensemble de sa zone économique exclusive.

Cette grande zone marine protégée fait de la Nouvelle-Calédonie un laboratoire « de terrain » propice au développement maritime durable dans le Pacifique Sud.

L’ensemble de la zone économique exclusive autour de la Nouvelle-Calédonie constitue le Parc Marin de la Mer de Corail. © Google Earth

L’ensemble de la zone économique exclusive autour de la Nouvelle-Calédonie constitue le Parc Marin de la Mer de Corail. © Google Earth

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Observation satellitaire d'une efflorescence algale qui s'étend sur environ 420 km, depuis la côte de Wilford Haven au Pays de Galles (Royaume-Uni) jusqu'à une zone au large de Saint Guénolé en Bretagne (France). © ESA 2004
14/10/2019
Le plancton traqué par satellite Depuis 20 ans, l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer) suit par satellite les niveaux de micro-algues, qui co...

Depuis 20 ans, l‘Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer) suit par satellite les niveaux de micro-algues, qui constituent le plancton végétal marin.

Toutes ces données, accumulées entre 1998 et 2017, ont été analysées par les scientifiques, pour les zones Manche et nord du golfe de Gascogne.

Elles montrent que la quantité de micro-algues dépend des apports en nutriments des fleuves comme la Loire ou la Vilaine en Bretagne.

Les phosphates et nitrates principalement, issus des activités humaines sont en effet aussi des engrais pour le plancton végétal.

Cependant, les chercheurs ont noté une baisse en Manche depuis le début des années 2000.

Observation satellitaire de la présence des micro-algues (à partir de la teneur en chlorophylle) entre 1998 et 2003 (sur la phase la plus productive - début mars à fin octobre) © Ifremer

Observation satellitaire de la présence des micro-algues (à partir de la teneur en chlorophylle) entre 1998 et 2003 (sur la phase la plus productive – début mars à fin octobre) © Ifremer

Observation satellitaire de la présence des micro-algues (à partir de la teneur en chlorophylle) entre 2012 et 2017 (sur la phase la plus productive - début mars à fin octobre) © Ifremer

Observation satellitaire de la présence des micro-algues (à partir de la teneur en chlorophylle) entre 2012 et 2017 (sur la phase la plus productive – début mars à fin octobre) © Ifremer

Ces données montre également la cohérence des suivis de plancton végétal par satellite et par mesure directe en mer côtière. 

Ces données satellitaires sont en effet proches de celles mesurées par les stations côtières, avec les prélèvements d’eau et analyses régulières menées notamment dans le cadre du réseau de surveillance Rephy-Rephytox.

De plus, elles permettent un suivi sur des surfaces plus étendues, avec des observations plus fréquentes.

Les données satellitaires sont mesurées actuellement par le satellite européen Sentinel 3 grâce à un capteur de couleur de l’eau. Un algorithme développé par l’Ifremer permet ensuite de calculer la masse de micro-algues dans l’eau à partir de la teneur en chlorophylle, marqueur de la biomasse de micro-algues.

Ifremer développe actuellement un projet de recherche Interreg S3-Eurohab pour améliorer l’utilisation de ces suivis satellitaires et développer un système d’alerte web en cas d’efflorescence d’algues nuisibles.

Cliquez ici pour lire l’article scientifique (en anglais) paru dans la revue Remote-Sensing of Environment.

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L'André Malraux, navire de recherche archéologique du DRASSM © Tounoki
08/10/2019
Mission archéologique sur Le Bananier Les archéologues du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) mènent jusqu'au 11 octobre une mission archéologi...

Les archéologues du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) mènent jusqu’au 11 octobre une mission archéologique sur l’épave du navire bananier Alice Robert, surnommée Le Bananier.

Cette épave gît au large de Port-Vendres en Méditerranée à environ 47 mètres de profondeur.

Cette mission s’inscrit dans le cadre d’un projet (2019-2022) financé par l’Agence Nationale de la Recherche S.O.S : Save Our Shipwrecks dont les objectifs sont :

  • d’étudier les phénomènes de dégradation de 2 épaves métalliques modèles situées dans 2 systèmes environnementaux aux conditions différentes : L’Alice Robert en Méditerranée et le HMS Daffodil en Manche-mer du Nord ;
  • de tester in situ des solutions de préservation en vue de les protéger contre leur dégradation irréversible.
Le mât encore dressé de l'Alice Robert : un des éléments remarquables de l'épave © Francois Guillon - Wikimédia Commons

Le mât encore dressé de l’Alice Robert : un des éléments remarquables de l’épave © Francois Guillon – Wikimédia Commons

Ce programme est mené par :

  • la société A-CORROS,
  • le Laboratoire d’Archéomatériaux et de Prévision de l’Altération du NIMBE (UMR 3685  CNRS/CEA plateau de Saclay)
  • en collaboration avec le DRASSM et le Laboratoire IPREM (UMR CNRS n°5254) de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Les données acquises serviront également à mieux protéger les infrastructures portuaires et navales.

Le programme SOS intégrera également des actions de sensibilisation vers les plongeurs et des projets de valorisation pour le grand public (parcours historiques, visites virtuelles, etc).


Construit en 1934 au Danemark pour la Compagnie Franco Coloniale de Navigation, l’Alice Robert est un navire bananier, spécialement conçu pour maintenir dans ses cales réfrigérées les bananes en provenance des Antilles ou d’Afrique.

Il rallie en 3 semaines Nantes, Bordeaux et Conakry en Guinée. En 1939, les volumes de bananes livrés en métropole ont plus que triplé par rapport à 1918.

En décembre 1942, le navire est réquisitionné par les allemands. Rebaptisé SG 11, il est transformé en escorteur rapide et patrouille d’abord en mer Tyrrhénienne, entre Gênes et la Sardaigne, puis en Méditerranée avec pour ports d’attache Sète et Port-Vendres.

L'épave gît à 47 mètres de profondeur au large de Port-Vendres © Google Earth

L’épave gît à 47 mètres de profondeur au large de Port-Vendres © Google Earth

Le 2 juin  1944, il est torpillé par le sous-marin anglais HMS Ultor faisant 10 morts, 23 blessés et 17 disparus sur les 200 hommes d’équipage. 

Pour en savoir plus sur l’Alice Robert, cliquez ici

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Le navire Thalassa en escale à Cherbourg le 30 septembre 2019 dans le cadre de la mission CGFS © La Cité de la Mer
01/10/2019
Escale du Thalassa à Cherbourg pour la mission CGFS Parti de Brest le 15 septembre dernier, le navire Thalassa était en escale le 30 septembre à Cherbourg, dans le cadre de la campagne CGFS. ...

Parti de Brest le 15 septembre dernier, le navire Thalassa était en escale le 30 septembre à Cherbourg, dans le cadre de la campagne CGFS.

Réalisée tous les ans depuis 1988, cette campagne se déroule toujours dans la même partie de la Manche (une zone allant de Cherbourg à Dunkerque), à la même saison et avec un engin de pêche standardisé.

Les données récoltées par les scientifiques de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) sont ainsi comparables d’année en année.

Elles permettent d’évaluer l’évolution de la biodiversité en mer de la Manche, une zone particulièrement prisée par le secteur halieutique.

Ces données sont utilisées par les différents groupes de travail européens et internationaux afin de connaître l’état de santé des principaux stocks de poissons pêchés et proposer des mesures visant à maintenir un niveau de ressource exploitable dans le cadre d’une gestion durable des pêches.

En complément, des prélèvements de plancton sont réalisés  :

  • pour connaître la quantité et l’abondance du phytoplancton et du zooplancton présent.
  • pour évaluer le bon état écologique du milieu marin et étudier par exemple les conditions de présence et d’abondance d’organismes gélatineux tels que le cténaire (Mnemiopsis leidyi), une espèce invasive particulièrement vorace.

Un plancton particulièrement vorace et invasif, le cténophore Mnemiopsis leidyi © Bruno C. Vellutini [CC BY-SA 3.0]

Un plancton particulièrement vorace et invasif, le cténophore Mnemiopsis leidyi © Bruno C. Vellutini [CC BY-SA 3.0]

Retour à Brest prévu le 17 octobre 2019

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Océan © Bailey Mahon on Unsplash
26/09/2019
Alerte du GIEC : il faut agir pour l’Océan Le Rapport spécial du GIEC tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme : il faut de toute urgence prendre des mesures fortes pour faire face a...

Le Rapport spécial du GIEC tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : il faut de toute urgence prendre des mesures fortes pour faire face aux changements sans précédent que subissent l’Océan et les régions gelées de notre planète.

La haute mer, l’Arctique, l’Antarctique et la haute montagne peuvent sembler lointains à bien des gens a déclaré Hoesung Lee, président du GIEC. Or nous dépendons d’eux et sommes marqués, directement ou indirectement, par leur influence de bien des façons – dans les domaines du temps et du climat, de l’alimentation et de l’eau, de l’énergie, du commerce, des transports, des loisirs et du tourisme, de la santé et du bien-être, de la culture et de l’identité.

Selon le rapport, le réchauffement et l’acidification de l’Océan perturbent déjà les espèces à tous les niveaux du réseau alimentaire océanique : du phytoplancton aux mammifères marins.

Quelques données issues du rapport GIEC Océan 2019

Jusqu’à présent, l’Océan a absorbé plus de 90 % de la chaleur excédentaire du système climatique.

D’ici à 2100, il absorbera 2 à 4 fois plus de chaleur que pendant la période allant de 1970 à l’heure actuelle si le réchauffement planétaire est limité à 2 °C, et jusqu’à 5 à 7 fois plus, si les émissions sont plus élevées.

Ce réchauffement réduit le brassage entre les différentes couches d’eau et diminue l’approvisionnement en oxygène et en nutriments nécessaires à la faune et à la flore marines.

Des espèces marines menacées par le réchauffement et l'acidification de l'Océan © Qing Lin /UPY2017

Des espèces marines menacées par le réchauffement et l’acidification de l’Océan © Qing Lin /UPY2017

La fréquence des vagues de chaleur marines a d’ailleurs doublé depuis 1982 et leur intensité augmente.

Elles seront 20 fois plus fréquentes si le réchauffement est de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et 50 fois plus fréquentes si les émissions continuent d’augmenter fortement.

L’océan a absorbé 20 à 30 % des émissions de dioxyde de carbone depuis les années 1980, ce qui a entraîné son acidification. S’il continue d’absorber du carbone jusqu’en 2100, il deviendra toujours plus acide.

Le réchauffement et l’acidification des océans, la diminution de l’oxygène et les variations de l’approvisionnement en nutriments ont déjà des répercussions sur la répartition et l’abondance de la faune et de la flore marines dans les zones côtières, en haute mer et dans les profondeurs océaniques.

Les changements dans la répartition des populations de poissons ont réduit le potentiel de capture global pour les pêcheurs.

Filets de pêche © johnnyberg-http://www.sxc.hu/

À l’avenir, ce potentiel diminuera encore dans certaines régions, en particulier les océans tropicaux, mais augmentera dans d’autres, telles que l’Arctique.

La santé nutritionnelle et la sécurité alimentaire des communautés qui dépendent fortement des produits de la mer peuvent s’en trouver menacées.

Dans le monde entier, la cryosphère et les océans subissent « les ardeurs » du changement climatique depuis des décennies, ce qui a des conséquences radicales et profondes sur la nature et l’humanité a déclaré Ko Barrett, vice -présidente du GIEC. Depuis les villes côtières jusqu’aux communautés isolées de l’Arctique, les changements rapides que connaissent l’Océan et les régions gelées de notre planète forcent des populations à modifier radicalement leur mode de vie.

Les glaciers et les calottes glaciaires des régions polaires et montagneuses perdent de la masse, ce qui contribue à l’accélération de l’élévation du niveau de la mer, ainsi qu’à l’expansion de l’océan qui se réchauffe.

Selon le rapport, alors que le niveau de la mer a augmenté d’environ 15 cm à l’échelle mondiale au cours du 20e siècle, cette hausse est actuellement plus de 2 fois plus rapide – 3,6 mm par an – et continue de s’accélérer.

La montée du niveau de l'Océan © GIEC adapt. La Cité de la Mer

La montée du niveau de l’Océan © GIEC adapt. La Cité de la Mer

Le niveau de la mer continuera d’augmenter pendant des siècles. Cette hausse pourrait atteindre 30 à 60 cm environ d’ici 2100 et ce, même si les émissions de gaz à effet de serre sont fortement réduites et si le réchauffement planétaire est limité à une valeur bien en dessous de 2 °C, mais environ 60 à 110 cm si ces émissions continuent d’augmenter fortement.

Au cours des dernières décennies, l’élévation du niveau de la mer s’est accélérée en raison de l’augmentation des apports d’eau provenant des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique, ainsi que de la contribution des eaux de fonte des glaciers et de l’expansion des eaux marines qui se réchauffent a indiqué Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du Groupe de travail I du GIEC.

L’élévation du niveau de la mer exposera certaines régions à des risques croissants d’inondations tandis que certaines îles pourraient devenir inhabitables.

Simulation des zones touchées par la montée des eaux dans le Cotentin (+1,5°C ou +4°C) © https://choices.climatecentral.org/

Simulation des zones touchées par la montée des eaux dans le Cotentin (+1,5°C ou +4°C) © https://choices.climatecentral.org/

Des événements extrêmes (cyclones, …) qui se produisaient précédemment une fois par siècle se produiront chaque année d’ici 2050 dans de nombreuses régions, augmentant les risques auxquels sont confrontées de nombreuses villes côtières et petites îles de faible élévation.

D'ici 2100 les phénomènes extrêmes seront plus fréquents © Image parJ Lloa de Pixabay

D’ici 2100 les phénomènes extrêmes seront plus fréquents © Image parJ Lloa de Pixabay

Selon le rapport, il serait possible de préserver l’Océan et la cryosphère :

  • en réduisant fortement les émissions de gaz à effet de serre,
  • en protégeant les écosystèmes et en les remettant en état,
  • en gérant soigneusement l’utilisation des ressources naturelles marines.

Plus nous agirons rapidement et de manière décisive, plus nous serons en mesure de faire face aux changements inévitables, de gérer les risques, d’améliorer nos vies et d’assurer la durabilité des écosystèmes et des populations du monde entier – aujourd’hui comme demain a déclaré Debra Roberts, co-présidente du Groupe de travail II du GIEC.

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Ghislain et Emmanuelle Périé-Bardout et leurs équipes vont bientôt mettre à l'eau la capsule © Franck Gazzola / Under The Pole / Zeppelin Network
19/09/2019
Under the pole : l’observatoire sous-marin Capsule enfin prêt Après des semaines de préparation intense et quelques mois de retard, l'observatoire sous-marin Capsule imaginé par Ghislain Bardout et Emmanuelle...

Après des semaines de préparation intense et quelques mois de retard, l’observatoire sous-marin Capsule imaginé par Ghislain Bardout et Emmanuelle Périé-Bardout – co-fondateurs des expéditions Under the pole – est enfin prêt à être mis à l’eau ! 

Cet habitat sous-marin, inspiré de l’imaginaire de Jules Verne et dans la lignée des pionniers comme Jacques-Yves Cousteau,  va bientôt être immergé dans les eaux du Pacifique, sur la pente externe du récif de Moorea (Polynésie française), dans la baie d’Opunohu.

Jusqu’à fin novembre, les  équipes d’Under the pole, en partenariat avec les chercheurs du CRIOBE  l’un des plus éminents laboratoires français pour l’étude des écosystèmes coralliens – vont pouvoir étudier in situ et pendant plusieurs jours d’affilée, les récifs coralliens de Moorea.


5 INFOS +++

  • La capsule a la forme d’un cyclindre en aluminium de 2 m de long sur 1,50 m de diamètre. Pas très grand mais assez pour accueillir 2 à 3 personnes !
  • Elle est équipée, à chaque extrémité, de 2 dômes en plexi pour une vision de l’Océan à 360°  !
  • Les plongeurs pourront vivre durant plusieurs jours à l’intérieur de la capsule.
  • Grâce au sas d’accès, les plongeurs pourront sortir pour étudier les récifs puis rentrer dans la capsule pour manger ou se reposer. Du « camping sous-marin » en quelque sorte !
  • Elle sera suspendue, un peu comme une montgolfière, aux 2 ballasts qui vont l’ancrer au fond de l’Océan.
La capsule sera immergée dans cette zone située sur la pente externe du récif de Moorea (Polynésie française) © Franck Gazzola / Under The Pole / Zeppelin Network

La capsule sera immergée dans cette zone située sur la pente externe du récif de Moorea (Polynésie française) © Franck Gazzola / Under The
Pole / Zeppelin Network

Les plongeurs mesurent la zone avant la mise en place des ballasts qui maintiendront la capsule au fond. © Franck Gazzola / Under The Pole / Zeppelin Network

Les plongeurs mesurent la zone avant la mise en place des ballasts qui maintiendront la capsule au fond. © Franck Gazzola / Under The
Pole / Zeppelin Network

Chaque ballast pèse 3 tonnes mais ils peuvent flotter © Franck Gazzola / Under The Pole / Zeppelin Network

Chaque ballast pèse 3 tonnes mais ils peuvent flotter © Franck Gazzola / Under The
Pole / Zeppelin Network

Expédition Under the pole III

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Le DRASSM expertise les sites sous-marins à Saint-Pierre et Miquelon © DRASSM 2019
16/09/2019
Outre-mer : des épaves à la loupe La France possède le 2e plus vaste espace maritime du monde (11 millions de km²) réparti dans tous les océans et mers du globe, des Antilles à la Gu...

La France possède le 2e plus vaste espace maritime du monde (11 millions de km²) réparti dans tous les océans et mers du globe, des Antilles à la Guyane en passant par Saint-Pierre et Miquelon.

Des territoires marins (95% !) qui ne sont pas négligés par les archéologues du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) !

Car si jusqu’à une période récente le DRASSM s’était surtout concentré sur les très nombreuses épaves gisant dans les fonds marins de la France métropolitaine, les archéologues sous-marins enquêtent, depuis l’aube des années 2000, au plus près des épaves d’Outre-mer.

Ainsi en 2019, le DRASSM a retenu plusieurs sites ultra-marins dont :

  • L’épave de L’Anémone, une goélette de la Marine royale affectée aux Douanes
    de la Guadeloupe et perdue en 1824 dans la baie des Saintes en Guadeloupe (au nord-ouest de l’île de Terre-de-Haut). Les archéologues y poursuivront leurs fouilles.
L'épave de L'Anémone a coulé dans la baie des Saintes au nord-ouest de l'île de Terre-de-Haut (Guadeloupe) © Google Earth

L’épave de L’Anémone a coulé dans la baie des Saintes au nord-ouest de l’île de Terre-de-Haut (Guadeloupe) © Google Earth

  • La recherche de l’épave du navire négrier Leusden (de la Compagnie Hollandaise des Indes Occidentales) à l’embouchure du fleuve Maroni en Guyane.

Ce navire, parti d’Elmina, au Ghana, avec 680 Africains réduits en esclavage à son bord, devait rejoindre Paramaribo, au Surinam. Il a sombré le 1er janvier 1738 faisant 664 victimes parmi les esclaves.

C’est l’une des plus grandes tragédies maritimes qui ait émaillé l’histoire des échanges négriers à travers l’ Atlantique.

Le DRASSM recherche l'épave du navire négrier Leusden à l'embouchure du fleuve Maroni en Guyane © Google Earth

Le DRASSM recherche l’épave du navire négrier Leusden à l’embouchure du fleuve Maroni en Guyane © Google Earth

Slave Ship (Le bateau négrier), peinture de Joseph Mallord William Turner, 1840 © Museum of Fine Arts Boston

Slave Ship (Le bateau négrier), peinture de Joseph Mallord William Turner, 1840 © Museum of Fine Arts Boston

  • La recherche de sites sous-marins à Saint-Pierre et Miquelon, tant sur le littoral de l’isthme de Miquelon-Langlade qu’au sein des étangs et lagunes de Grand Etang et du Grand Barachois.
Les sites sous-marins de Saint-Pierre et Miquelon sont expertisés par les archéologues. © Google Earth

Les sites sous-marins de Saint-Pierre et Miquelon sont expertisés par les archéologues. © Google Earth

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Glacier en Arctique © Northwest Passage Project
12/09/2019
Microplastiques : des quantités inquiétantes en Arctique Perles, fibres, filaments... ce n'est pas du plancton qu'ont découvert les scientifiques de l'expédition Northwest Passage Project dans les glac...

Perles, fibres, filaments… ce n’est pas du plancton qu’ont découvert les scientifiques de l’expédition Northwest Passage Project dans les glaces de l’Arctique mais bel et bien des quantités inquiétantes de microplastiques de toutes tailles et couleurs !

« À l’échelle microscopique, où nous ne voyions que du plancton, nous avons trouvé pas mal de plastique dans la glace de mer. »

Tel est le triste constat de Brice Loose, océanographe à l’École supérieure d’océanographie de l’Université du Rhode Island (États-Unis) et chef de l’expédition.

À l’occasion de l’expédition à bord du brise-glace Oden qui s’est déroulée en juillet et août 2019 dans le passage du Nord-Ouest, les scientifiques ont en effet prélevé 18 carottes de glace dans le détroit de Lancaster : un lieu de l’Arctique canadien que les scientifiques pensaient isolé et à l’abri de la pollution et pourtant…

Le Brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

Le Brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

Ils ont fait in situ l’observation que le plastique était visible à l’œil nu tant la quantité était importante. Un choc pour les scientifiques et les 25 étudiants qui les accompagnaient…

« L’omniprésence du plastique, ça a été pour nous comme un coup de poing dans le ventre. »

La pollution par les microplastiques dans la glace de mer en Arctique a été découverte en 2014 par les chercheurs de l’Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine.

Toutefois, c’est la première fois qu’on découvre la présence de plastique dans la glace – à la fois la glace pluriannuelle et la glace de première année – du passage du Nord-Ouest.

En effet, les premiers éléments de recherche montrent que la glace échantillonnée semble avoir plus d’un an et qu’elle a probablement dérivé dans le détroit de Lancaster à partir des régions plus centrales de l’Arctique emmenant avec elle le plastique croisé sur son chemin. Brice Loose explique ce phénomène :

« La glace de mer agit comme un concentrateur de tout ce qui se trouve dans l’eau, en raison du rinçage continu de l’eau de mer à travers la glace, même après sa formation. Par ce processus, la glace a tendance à s’accumuler et à concentrer les nutriments, les algues… et les microplastiques. »

Cette concentration de microplastiques dans la glace de mer peut avoir une incidence sur la structure de la glace, sur son absorption du rayonnement solaire ainsi que sur son interaction avec le phytoplancton et le zooplancton.

Pour comprendre les dommages que cette « épidémie » de plastique cause à la faune arctique, l’équipe du Northwest Passage Project va analyser plus finement les échantillons.


L’expédition Northwest Passage Project à bord du brise-glace suédois The Oden s’est déroulée du 18 juillet au 4 août 2019.

Elle est principalement axée sur l’étude de l’impact des changements climatiques sur l’Arctique, dont le rôle en tant que système de refroidissement de la planète est compromis par la disparition rapide de la glace marine en été.

Itinéraire du brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

Itinéraire du brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

 
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Opération Fillthebottle 2019 © La Cité de la Mer
10/09/2019
Participez au challenge « Fill the bottle » Jeter par terre, c'est jeter dans l'Océan ! Saviez-vous qu'au moins 30 milliards de mégots de cigarettes seraient jetés au sol chaque année en Fr...

Jeter par terre, c’est jeter dans l’Océan !

Saviez-vous qu’au moins 30 milliards de mégots de cigarettes seraient jetés au sol chaque année en France ?

Saviez-vous qu’un mégot de cigarette est susceptible, à lui seul, de polluer 500 litres d’eau et met en moyenne 12 ans à se dégrader dans la nature ?

Jusqu’au 16 octobre 2019, La Cité de la Mer vous propose de participer au challenge #Fillthebottle, qui signifie « remplissez la bouteille » et de gagner, si vous êtes tiré au sort, une entrée à La Cité de la Mer !

Le principe : ramasser le plus de mégots de cigarettes jusqu’à remplir entièrement une bouteille.

Vous êtes partant(e) ?

  1. Collectez des mégots de cigarettes dans une bouteille de 1.5L (n’oubliez pas d’utiliser des gants)
  2. Téléchargez et remplissez le bulletin de participation : cliquez-ici
  3. Déposez votre bouteille et votre bulletin de participation soit à :
    – La Médiathèque de La Cité de la Mer (du lundi au vendredi de 13h30 à 18h)
    – La billetterie de La Cité de la Mer (du samedi au dimanche de 10h à 18h)

Si votre bulletin de participation est tiré au sort, vous gagnerez 1 entrée à La Cité de la Mer !

Le règlement est disponible ici

Saviez-vous qu’un mégot de cigarettes est susceptible, à lui seul, de polluer 500 litres d’eau © La Cité de la Mer

Saviez-vous qu’un mégot de cigarettes est susceptible, à lui seul, de polluer 500 litres d’eau © La Cité de la Mer

Jeter à terre c'est jeter dans l'Océan ! © La Cité de la Mer

Jeter à terre c’est jeter dans l’Océan ! © La Cité de la Mer

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Océan © Bailey Mahon on Unsplash
09/09/2019
Bientôt un accord international pour protéger l’Océan… À New York, au siège des Nations Unies, a eu lieu la 3e session des négociations du futur Traité sur la haute mer visant à protéger la biodiversité mari...

À New York, au siège des Nations Unies, a eu lieu la 3e session des négociations du futur Traité sur la haute mer visant à protéger la biodiversité marine des zones hors de la juridiction nationale.

Les représentants de plus de 190 pays ont débattu sur la base de l’avant-projet d’accord,  fruit de leurs propositions émises lors des 2 précédentes sessions, celle de septembre 2018 et la dernière qui a eu lieu en mars et avril derniers.

Une 4e et dernière session (1er semestre 2020) devrait clore les négociations et permettre la présentation d’un traité devant l’Assemblée générale des Nations Unies en 2020.

Un traité mondial sur la haute mer qui pourrait contribuer à protéger au moins 30% des océans d’ici à 2030.

80 % de la pollution marine provient des activités humaines terrestres. Nos océans ont besoin de protection. © ONU

80 % de la pollution marine provient des activités humaines terrestres. Nos océans ont besoin de protection. © ONU

Les négociations qui ont lieu jusqu’au 30 août ont porté sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale  comme :

  • les ressources génétiques marines ;
  • les outils de gestion par zone, dont les aires marines protégées ;
  • les études d’impact sur l’environnement ;
  • le transfert de technologies marines aux pays qui n’en sont pas dotés.

João Miguel Ferreira de Serpa Soares, Secrétaire général de la Conférence, explique :

Le rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) […]  a fait apparaître que sur presque tout le globe, la nature a été altérée de manière significative par de multiples facteurs humains. […]  

Toutefois, le rapport établit également qu’il est possible de sauvegarder les espèces et les écosystèmes marins grâce à un ensemble coordonné d’interventions.

Ainsi,  la Conférence peut jouer un rôle important dans l’inversion du déclin rapide que l’on constate actuellement.

Certaines délégations, comme le Groupe des États d’Afrique ou le Soudan, ont déploré l’absence de mention du « Patrimoine commun de l’humanité » pour la Haute mer dans l’avant-projet.

La représentante du Costa-Rica, Mme Rodriguez Romero, a rappelé que des négociations étaient actuellement en cours, sous l’égide de l’Autorité internationale des fonds marins, en vue de l’élaboration d’un code minier pour les fonds marins. 

Ces négociations ont trait à des zones qui correspondent à 90% des océans et dans lesquelles nous n’avons investi que 0,0001%, a précisé la représentante. 

Dans ce cadre, a-t-elle estimé, le cadre réglementaire que nous nous apprêtons à négocier ici, à New York, ne saurait perdre de vue la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine inexplorée dans les fonds de la zone (ndlr : haute mer), à la lumière de l’éventuel commencement de l’exploitation minière. 

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L'équipe de manoeuvre plage avant du Redoutable pendant les essais © ECPAD
06/09/2019
Disparition de l’Amiral Bernard LOUZEAU C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de l'amiral Bernard Louzeau la nuit dernière. Nous partageons la peine de sa f...

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de l’amiral Bernard Louzeau la nuit dernière.

Nous partageons la peine de sa famille et de ses proches et leur exprimons nos très sincères condoléances.

Bernard Louzeau, 1er pacha du Redoutable © Bernard Louzeau

Bernard Louzeau, 1er pacha du Redoutable © Bernard Louzeau

Ancien chef d’état-major de la Marine, l’amiral Bernard Louzeau a été le premier commandant du Sous-Marin Nucléaire Lanceur d’Engins (SNLE) Le Redoutable.

De 1964 à 1972, il en a suivi la construction, les essais, et conduit la première patrouille opérationnelle.

Le 28 janvier 1972, l’Amiral Bernard LOUZEAU prend la tête de l’équipage « bleu » pour la première patrouille opérationnelle du Redoutable.

Durant cette période où se mélangent achèvement du sous-marin et essais, l’organisation de ces derniers devient un véritable casse-tête chinois… Excellente épreuve pour les nerfs et très bonne école de patience.

Grand ami de La Cité de la Mer, il était présent le 4 juillet 2000 lors du transfert du Redoutable de l’Arsenal vers La Cité de la Mer et également lors des différents anniversaires de son cher sous-marin noir.

Je suis très content que ce soit aujourd’hui, ici à Cherbourg, que Le Redoutable termine sa vie, son existence, pour être un musée.

L'Amiral Louzeau au périscope de combat, à bord du SNLE Le Redoutable en plongée, au large de Brest le 22 décembre 1970. © ECPAD

L’Amiral Louzeau au périscope de combat, à bord du SNLE Le Redoutable en plongée, au large de Brest le 22 décembre 1970. © ECPAD

L'Amiral Louzeau à La Cité de la Mer en 2007 lors du 40e anniversaire du lancement du SNLE Le Redoutable © La Cité de la Mer-Sylvain Guichard

L’Amiral Louzeau à La Cité de la Mer en 2007 lors du 40e anniversaire du lancement du SNLE Le Redoutable © La Cité de la Mer/Sylvain Guichard

Le Redoutable

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