Archives – L’Echo des abysses

Année 2019

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Océan © Bailey Mahon on Unsplash
26/09/2019
Alerte du GIEC : il faut agir pour l’Océan Le Rapport spécial du GIEC tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme : il faut de toute urgence prendre des mesures fortes pour faire face a...

Le Rapport spécial du GIEC tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : il faut de toute urgence prendre des mesures fortes pour faire face aux changements sans précédent que subissent l’Océan et les régions gelées de notre planète.

La haute mer, l’Arctique, l’Antarctique et la haute montagne peuvent sembler lointains à bien des gens a déclaré Hoesung Lee, président du GIEC. Or nous dépendons d’eux et sommes marqués, directement ou indirectement, par leur influence de bien des façons – dans les domaines du temps et du climat, de l’alimentation et de l’eau, de l’énergie, du commerce, des transports, des loisirs et du tourisme, de la santé et du bien-être, de la culture et de l’identité.

Selon le rapport, le réchauffement et l’acidification de l’Océan perturbent déjà les espèces à tous les niveaux du réseau alimentaire océanique : du phytoplancton aux mammifères marins.

Quelques données issues du rapport GIEC Océan 2019

Jusqu’à présent, l’Océan a absorbé plus de 90 % de la chaleur excédentaire du système climatique.

D’ici à 2100, il absorbera 2 à 4 fois plus de chaleur que pendant la période allant de 1970 à l’heure actuelle si le réchauffement planétaire est limité à 2 °C, et jusqu’à 5 à 7 fois plus, si les émissions sont plus élevées.

Ce réchauffement réduit le brassage entre les différentes couches d’eau et diminue l’approvisionnement en oxygène et en nutriments nécessaires à la faune et à la flore marines.

Des espèces marines menacées par le réchauffement et l'acidification de l'Océan © Qing Lin /UPY2017

Des espèces marines menacées par le réchauffement et l’acidification de l’Océan © Qing Lin /UPY2017

La fréquence des vagues de chaleur marines a d’ailleurs doublé depuis 1982 et leur intensité augmente.

Elles seront 20 fois plus fréquentes si le réchauffement est de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et 50 fois plus fréquentes si les émissions continuent d’augmenter fortement.

L’océan a absorbé 20 à 30 % des émissions de dioxyde de carbone depuis les années 1980, ce qui a entraîné son acidification. S’il continue d’absorber du carbone jusqu’en 2100, il deviendra toujours plus acide.

Le réchauffement et l’acidification des océans, la diminution de l’oxygène et les variations de l’approvisionnement en nutriments ont déjà des répercussions sur la répartition et l’abondance de la faune et de la flore marines dans les zones côtières, en haute mer et dans les profondeurs océaniques.

Les changements dans la répartition des populations de poissons ont réduit le potentiel de capture global pour les pêcheurs.

Filets de pêche © johnnyberg-http://www.sxc.hu/

À l’avenir, ce potentiel diminuera encore dans certaines régions, en particulier les océans tropicaux, mais augmentera dans d’autres, telles que l’Arctique.

La santé nutritionnelle et la sécurité alimentaire des communautés qui dépendent fortement des produits de la mer peuvent s’en trouver menacées.

Dans le monde entier, la cryosphère et les océans subissent « les ardeurs » du changement climatique depuis des décennies, ce qui a des conséquences radicales et profondes sur la nature et l’humanité a déclaré Ko Barrett, vice -présidente du GIEC. Depuis les villes côtières jusqu’aux communautés isolées de l’Arctique, les changements rapides que connaissent l’Océan et les régions gelées de notre planète forcent des populations à modifier radicalement leur mode de vie.

Les glaciers et les calottes glaciaires des régions polaires et montagneuses perdent de la masse, ce qui contribue à l’accélération de l’élévation du niveau de la mer, ainsi qu’à l’expansion de l’océan qui se réchauffe.

Selon le rapport, alors que le niveau de la mer a augmenté d’environ 15 cm à l’échelle mondiale au cours du 20e siècle, cette hausse est actuellement plus de 2 fois plus rapide – 3,6 mm par an – et continue de s’accélérer.

La montée du niveau de l'Océan © GIEC adapt. La Cité de la Mer

La montée du niveau de l’Océan © GIEC adapt. La Cité de la Mer

Le niveau de la mer continuera d’augmenter pendant des siècles. Cette hausse pourrait atteindre 30 à 60 cm environ d’ici 2100 et ce, même si les émissions de gaz à effet de serre sont fortement réduites et si le réchauffement planétaire est limité à une valeur bien en dessous de 2 °C, mais environ 60 à 110 cm si ces émissions continuent d’augmenter fortement.

Au cours des dernières décennies, l’élévation du niveau de la mer s’est accélérée en raison de l’augmentation des apports d’eau provenant des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique, ainsi que de la contribution des eaux de fonte des glaciers et de l’expansion des eaux marines qui se réchauffent a indiqué Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du Groupe de travail I du GIEC.

L’élévation du niveau de la mer exposera certaines régions à des risques croissants d’inondations tandis que certaines îles pourraient devenir inhabitables.

Simulation des zones touchées par la montée des eaux dans le Cotentin (+1,5°C ou +4°C) © https://choices.climatecentral.org/

Simulation des zones touchées par la montée des eaux dans le Cotentin (+1,5°C ou +4°C) © https://choices.climatecentral.org/

Des événements extrêmes (cyclones, …) qui se produisaient précédemment une fois par siècle se produiront chaque année d’ici 2050 dans de nombreuses régions, augmentant les risques auxquels sont confrontées de nombreuses villes côtières et petites îles de faible élévation.

D'ici 2100 les phénomènes extrêmes seront plus fréquents © Image parJ Lloa de Pixabay

D’ici 2100 les phénomènes extrêmes seront plus fréquents © Image parJ Lloa de Pixabay

Selon le rapport, il serait possible de préserver l’Océan et la cryosphère :

  • en réduisant fortement les émissions de gaz à effet de serre,
  • en protégeant les écosystèmes et en les remettant en état,
  • en gérant soigneusement l’utilisation des ressources naturelles marines.

Plus nous agirons rapidement et de manière décisive, plus nous serons en mesure de faire face aux changements inévitables, de gérer les risques, d’améliorer nos vies et d’assurer la durabilité des écosystèmes et des populations du monde entier – aujourd’hui comme demain a déclaré Debra Roberts, co-présidente du Groupe de travail II du GIEC.

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Ghislain et Emmanuelle Périé-Bardout et leurs équipes vont bientôt mettre à l'eau la capsule © Franck Gazzola / Under The Pole / Zeppelin Network
19/09/2019
Under the pole : l’observatoire sous-marin Capsule enfin prêt Après des semaines de préparation intense et quelques mois de retard, l'observatoire sous-marin Capsule imaginé par Ghislain Bardout et Emmanuelle...

Après des semaines de préparation intense et quelques mois de retard, l’observatoire sous-marin Capsule imaginé par Ghislain Bardout et Emmanuelle Périé-Bardout – co-fondateurs des expéditions Under the pole – est enfin prêt à être mis à l’eau ! 

Cet habitat sous-marin, inspiré de l’imaginaire de Jules Verne et dans la lignée des pionniers comme Jacques-Yves Cousteau,  va bientôt être immergé dans les eaux du Pacifique, sur la pente externe du récif de Moorea (Polynésie française), dans la baie d’Opunohu.

Jusqu’à fin novembre, les  équipes d’Under the pole, en partenariat avec les chercheurs du CRIOBE  l’un des plus éminents laboratoires français pour l’étude des écosystèmes coralliens – vont pouvoir étudier in situ et pendant plusieurs jours d’affilée, les récifs coralliens de Moorea.


5 INFOS +++

  • La capsule a la forme d’un cyclindre en aluminium de 2 m de long sur 1,50 m de diamètre. Pas très grand mais assez pour accueillir 2 à 3 personnes !
  • Elle est équipée, à chaque extrémité, de 2 dômes en plexi pour une vision de l’Océan à 360°  !
  • Les plongeurs pourront vivre durant plusieurs jours à l’intérieur de la capsule.
  • Grâce au sas d’accès, les plongeurs pourront sortir pour étudier les récifs puis rentrer dans la capsule pour manger ou se reposer. Du « camping sous-marin » en quelque sorte !
  • Elle sera suspendue, un peu comme une montgolfière, aux 2 ballasts qui vont l’ancrer au fond de l’Océan.
La capsule sera immergée dans cette zone située sur la pente externe du récif de Moorea (Polynésie française) © Franck Gazzola / Under The Pole / Zeppelin Network

La capsule sera immergée dans cette zone située sur la pente externe du récif de Moorea (Polynésie française) © Franck Gazzola / Under The
Pole / Zeppelin Network

Les plongeurs mesurent la zone avant la mise en place des ballasts qui maintiendront la capsule au fond. © Franck Gazzola / Under The Pole / Zeppelin Network

Les plongeurs mesurent la zone avant la mise en place des ballasts qui maintiendront la capsule au fond. © Franck Gazzola / Under The
Pole / Zeppelin Network

Chaque ballast pèse 3 tonnes mais ils peuvent flotter © Franck Gazzola / Under The Pole / Zeppelin Network

Chaque ballast pèse 3 tonnes mais ils peuvent flotter © Franck Gazzola / Under The
Pole / Zeppelin Network

Expédition Under the pole III

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Le DRASSM expertise les sites sous-marins à Saint-Pierre et Miquelon © DRASSM 2019
16/09/2019
Outre-mer : des épaves à la loupe La France possède le 2e plus vaste espace maritime du monde (11 millions de km²) réparti dans tous les océans et mers du globe, des Antilles à la Gu...

La France possède le 2e plus vaste espace maritime du monde (11 millions de km²) réparti dans tous les océans et mers du globe, des Antilles à la Guyane en passant par Saint-Pierre et Miquelon.

Des territoires marins (95% !) qui ne sont pas négligés par les archéologues du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) !

Car si jusqu’à une période récente le DRASSM s’était surtout concentré sur les très nombreuses épaves gisant dans les fonds marins de la France métropolitaine, les archéologues sous-marins enquêtent, depuis l’aube des années 2000, au plus près des épaves d’Outre-mer.

Ainsi en 2019, le DRASSM a retenu plusieurs sites ultra-marins dont :

  • L’épave de L’Anémone, une goélette de la Marine royale affectée aux Douanes
    de la Guadeloupe et perdue en 1824 dans la baie des Saintes en Guadeloupe (au nord-ouest de l’île de Terre-de-Haut). Les archéologues y poursuivront leurs fouilles.
L'épave de L'Anémone a coulé dans la baie des Saintes au nord-ouest de l'île de Terre-de-Haut (Guadeloupe) © Google Earth

L’épave de L’Anémone a coulé dans la baie des Saintes au nord-ouest de l’île de Terre-de-Haut (Guadeloupe) © Google Earth

  • La recherche de l’épave du navire négrier Leusden (de la Compagnie Hollandaise des Indes Occidentales) à l’embouchure du fleuve Maroni en Guyane.

Ce navire, parti d’Elmina, au Ghana, avec 680 Africains réduits en esclavage à son bord, devait rejoindre Paramaribo, au Surinam. Il a sombré le 1er janvier 1738 faisant 664 victimes parmi les esclaves.

C’est l’une des plus grandes tragédies maritimes qui ait émaillé l’histoire des échanges négriers à travers l’ Atlantique.

Le DRASSM recherche l'épave du navire négrier Leusden à l'embouchure du fleuve Maroni en Guyane © Google Earth

Le DRASSM recherche l’épave du navire négrier Leusden à l’embouchure du fleuve Maroni en Guyane © Google Earth

Slave Ship (Le bateau négrier), peinture de Joseph Mallord William Turner, 1840 © Museum of Fine Arts Boston

Slave Ship (Le bateau négrier), peinture de Joseph Mallord William Turner, 1840 © Museum of Fine Arts Boston

  • La recherche de sites sous-marins à Saint-Pierre et Miquelon, tant sur le littoral de l’isthme de Miquelon-Langlade qu’au sein des étangs et lagunes de Grand Etang et du Grand Barachois.
Les sites sous-marins de Saint-Pierre et Miquelon sont expertisés par les archéologues. © Google Earth

Les sites sous-marins de Saint-Pierre et Miquelon sont expertisés par les archéologues. © Google Earth

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Glacier en Arctique © Northwest Passage Project
12/09/2019
Microplastiques : des quantités inquiétantes en Arctique Perles, fibres, filaments... ce n'est pas du plancton qu'ont découvert les scientifiques de l'expédition Northwest Passage Project dans les glac...

Perles, fibres, filaments… ce n’est pas du plancton qu’ont découvert les scientifiques de l’expédition Northwest Passage Project dans les glaces de l’Arctique mais bel et bien des quantités inquiétantes de microplastiques de toutes tailles et couleurs !

« À l’échelle microscopique, où nous ne voyions que du plancton, nous avons trouvé pas mal de plastique dans la glace de mer. »

Tel est le triste constat de Brice Loose, océanographe à l’École supérieure d’océanographie de l’Université du Rhode Island (États-Unis) et chef de l’expédition.

À l’occasion de l’expédition à bord du brise-glace Oden qui s’est déroulée en juillet et août 2019 dans le passage du Nord-Ouest, les scientifiques ont en effet prélevé 18 carottes de glace dans le détroit de Lancaster : un lieu de l’Arctique canadien que les scientifiques pensaient isolé et à l’abri de la pollution et pourtant…

Le Brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

Le Brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

Ils ont fait in situ l’observation que le plastique était visible à l’œil nu tant la quantité était importante. Un choc pour les scientifiques et les 25 étudiants qui les accompagnaient…

« L’omniprésence du plastique, ça a été pour nous comme un coup de poing dans le ventre. »

La pollution par les microplastiques dans la glace de mer en Arctique a été découverte en 2014 par les chercheurs de l’Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine.

Toutefois, c’est la première fois qu’on découvre la présence de plastique dans la glace – à la fois la glace pluriannuelle et la glace de première année – du passage du Nord-Ouest.

En effet, les premiers éléments de recherche montrent que la glace échantillonnée semble avoir plus d’un an et qu’elle a probablement dérivé dans le détroit de Lancaster à partir des régions plus centrales de l’Arctique emmenant avec elle le plastique croisé sur son chemin. Brice Loose explique ce phénomène :

« La glace de mer agit comme un concentrateur de tout ce qui se trouve dans l’eau, en raison du rinçage continu de l’eau de mer à travers la glace, même après sa formation. Par ce processus, la glace a tendance à s’accumuler et à concentrer les nutriments, les algues… et les microplastiques. »

Cette concentration de microplastiques dans la glace de mer peut avoir une incidence sur la structure de la glace, sur son absorption du rayonnement solaire ainsi que sur son interaction avec le phytoplancton et le zooplancton.

Pour comprendre les dommages que cette « épidémie » de plastique cause à la faune arctique, l’équipe du Northwest Passage Project va analyser plus finement les échantillons.


L’expédition Northwest Passage Project à bord du brise-glace suédois The Oden s’est déroulée du 18 juillet au 4 août 2019.

Elle est principalement axée sur l’étude de l’impact des changements climatiques sur l’Arctique, dont le rôle en tant que système de refroidissement de la planète est compromis par la disparition rapide de la glace marine en été.

Itinéraire du brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

Itinéraire du brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

 
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Opération Fillthebottle 2019 © La Cité de la Mer
10/09/2019
Participez au challenge « Fill the bottle » Jeter par terre, c'est jeter dans l'Océan ! Saviez-vous qu'au moins 30 milliards de mégots de cigarettes seraient jetés au sol chaque année en Fr...

Jeter par terre, c’est jeter dans l’Océan !

Saviez-vous qu’au moins 30 milliards de mégots de cigarettes seraient jetés au sol chaque année en France ?

Saviez-vous qu’un mégot de cigarette est susceptible, à lui seul, de polluer 500 litres d’eau et met en moyenne 12 ans à se dégrader dans la nature ?

Jusqu’au 16 octobre 2019, La Cité de la Mer vous propose de participer au challenge #Fillthebottle, qui signifie « remplissez la bouteille » et de gagner, si vous êtes tiré au sort, une entrée à La Cité de la Mer !

Le principe : ramasser le plus de mégots de cigarettes jusqu’à remplir entièrement une bouteille.

Vous êtes partant(e) ?

  1. Collectez des mégots de cigarettes dans une bouteille de 1.5L (n’oubliez pas d’utiliser des gants)
  2. Téléchargez et remplissez le bulletin de participation : cliquez-ici
  3. Déposez votre bouteille et votre bulletin de participation soit à :
    – La Médiathèque de La Cité de la Mer (du lundi au vendredi de 13h30 à 18h)
    – La billetterie de La Cité de la Mer (du samedi au dimanche de 10h à 18h)

Si votre bulletin de participation est tiré au sort, vous gagnerez 1 entrée à La Cité de la Mer !

Le règlement est disponible ici

Saviez-vous qu’un mégot de cigarettes est susceptible, à lui seul, de polluer 500 litres d’eau © La Cité de la Mer

Saviez-vous qu’un mégot de cigarettes est susceptible, à lui seul, de polluer 500 litres d’eau © La Cité de la Mer

Jeter à terre c'est jeter dans l'Océan ! © La Cité de la Mer

Jeter à terre c’est jeter dans l’Océan ! © La Cité de la Mer

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Océan © Bailey Mahon on Unsplash
09/09/2019
Bientôt un accord international pour protéger l’Océan… À New York, au siège des Nations Unies, a eu lieu la 3e session des négociations du futur Traité sur la haute mer visant à protéger la biodiversité mari...

À New York, au siège des Nations Unies, a eu lieu la 3e session des négociations du futur Traité sur la haute mer visant à protéger la biodiversité marine des zones hors de la juridiction nationale.

Les représentants de plus de 190 pays ont débattu sur la base de l’avant-projet d’accord,  fruit de leurs propositions émises lors des 2 précédentes sessions, celle de septembre 2018 et la dernière qui a eu lieu en mars et avril derniers.

Une 4e et dernière session (1er semestre 2020) devrait clore les négociations et permettre la présentation d’un traité devant l’Assemblée générale des Nations Unies en 2020.

Un traité mondial sur la haute mer qui pourrait contribuer à protéger au moins 30% des océans d’ici à 2030.

80 % de la pollution marine provient des activités humaines terrestres. Nos océans ont besoin de protection. © ONU

80 % de la pollution marine provient des activités humaines terrestres. Nos océans ont besoin de protection. © ONU

Les négociations qui ont lieu jusqu’au 30 août ont porté sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale  comme :

  • les ressources génétiques marines ;
  • les outils de gestion par zone, dont les aires marines protégées ;
  • les études d’impact sur l’environnement ;
  • le transfert de technologies marines aux pays qui n’en sont pas dotés.

João Miguel Ferreira de Serpa Soares, Secrétaire général de la Conférence, explique :

Le rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) […]  a fait apparaître que sur presque tout le globe, la nature a été altérée de manière significative par de multiples facteurs humains. […]  

Toutefois, le rapport établit également qu’il est possible de sauvegarder les espèces et les écosystèmes marins grâce à un ensemble coordonné d’interventions.

Ainsi,  la Conférence peut jouer un rôle important dans l’inversion du déclin rapide que l’on constate actuellement.

Certaines délégations, comme le Groupe des États d’Afrique ou le Soudan, ont déploré l’absence de mention du « Patrimoine commun de l’humanité » pour la Haute mer dans l’avant-projet.

La représentante du Costa-Rica, Mme Rodriguez Romero, a rappelé que des négociations étaient actuellement en cours, sous l’égide de l’Autorité internationale des fonds marins, en vue de l’élaboration d’un code minier pour les fonds marins. 

Ces négociations ont trait à des zones qui correspondent à 90% des océans et dans lesquelles nous n’avons investi que 0,0001%, a précisé la représentante. 

Dans ce cadre, a-t-elle estimé, le cadre réglementaire que nous nous apprêtons à négocier ici, à New York, ne saurait perdre de vue la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine inexplorée dans les fonds de la zone (ndlr : haute mer), à la lumière de l’éventuel commencement de l’exploitation minière. 

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L'équipe de manoeuvre plage avant du Redoutable pendant les essais © ECPAD
06/09/2019
Disparition de l’Amiral Bernard LOUZEAU C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de l'amiral Bernard Louzeau la nuit dernière. Nous partageons la peine de sa f...

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de l’amiral Bernard Louzeau la nuit dernière.

Nous partageons la peine de sa famille et de ses proches et leur exprimons nos très sincères condoléances.

Bernard Louzeau, 1er pacha du Redoutable © Bernard Louzeau

Bernard Louzeau, 1er pacha du Redoutable © Bernard Louzeau

Ancien chef d’état-major de la Marine, l’amiral Bernard Louzeau a été le premier commandant du Sous-Marin Nucléaire Lanceur d’Engins (SNLE) Le Redoutable.

De 1964 à 1972, il en a suivi la construction, les essais, et conduit la première patrouille opérationnelle.

Le 28 janvier 1972, l’Amiral Bernard LOUZEAU prend la tête de l’équipage « bleu » pour la première patrouille opérationnelle du Redoutable.

Durant cette période où se mélangent achèvement du sous-marin et essais, l’organisation de ces derniers devient un véritable casse-tête chinois… Excellente épreuve pour les nerfs et très bonne école de patience.

Grand ami de La Cité de la Mer, il était présent le 4 juillet 2000 lors du transfert du Redoutable de l’Arsenal vers La Cité de la Mer et également lors des différents anniversaires de son cher sous-marin noir.

Je suis très content que ce soit aujourd’hui, ici à Cherbourg, que Le Redoutable termine sa vie, son existence, pour être un musée.

L'Amiral Louzeau au périscope de combat, à bord du SNLE Le Redoutable en plongée, au large de Brest le 22 décembre 1970. © ECPAD

L’Amiral Louzeau au périscope de combat, à bord du SNLE Le Redoutable en plongée, au large de Brest le 22 décembre 1970. © ECPAD

L'Amiral Louzeau à La Cité de la Mer en 2007 lors du 40e anniversaire du lancement du SNLE Le Redoutable © La Cité de la Mer-Sylvain Guichard

L’Amiral Louzeau à La Cité de la Mer en 2007 lors du 40e anniversaire du lancement du SNLE Le Redoutable © La Cité de la Mer/Sylvain Guichard

Le Redoutable

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05/09/2019
Un jardin caché dans les abysses canadiennes Au large de la côte ouest de l'île de Vancouver (Canada), des chercheurs ont découvert un « jardin» regorgeant de coraux, d'éponges et de créatures tou...

Au large de la côte ouest de l’île de Vancouver (Canada), des chercheurs ont découvert un « jardin » regorgeant de coraux, d’éponges et de créatures toutes plus inattendues les unes que les autres.

Cherisse Dupreez, biologiste marine à Pêches et Océans Canada a déclaré :

Nous avons trouvé un jardin de corail qui ressemble à ce que l’on peut voir sous les tropiques, avec une grande population de coraux abritant des poissons et des poulpes comme à Hawaï, sauf que c’est chez nous au Canada, loin sous la surface, où les rayons du soleil ne passent pas.

La biologiste a ajouté que l’équipe ne s’attendait pas à trouver des coraux de deux mètres de haut et vieux de plusieurs milliers d’années !

Baptisé Coraltropolis, cette vaste forêt de coraux et d’éponges, de crabes et d’étoiles de mer a été filmée grâce au Système Bathyal Ocean Observation and Televideo (BOOTS).

BOOTS lors de sa mise à l'eau © Shelton Dupreez/Pêches et Océans Canada

BOOTS lors de sa mise à l’eau © Shelton Dupreez/Pêches et Océans Canada

Cette plateforme de caméra submersible haute résolution, équipée de projecteurs et de capteurs, a été plongée à environ 2 000 mètres de profondeur, depuis le navire océanographique John P. Tully de la Garde côtière canadienne, dans la zone environnant le mont sous-marin Explorer.

C’est l’une des plus importantes découvertes d’une série d’expéditions effectuées autour du mont sous-marin Explorer par les chercheurs du Département Pêches et Océans Canada, des Nations Nuu-chah-nulth et de Ocean Networks Canada.

Repéré pour la première fois en 2018, Explorer est situé à environ 250 kilomètres au large de l’île de Vancouver.

C’est le plus grand mont sous-marin jamais découvert dans les eaux canadiennes : haut de 2 486 mètres, il occupe une surface de plus de 2 000 kilomètres carrés, l’équivalent du Grand Vancouver.

Le mont sous-marin Explorer mesure 2 486 mètres de haut, l'équivalent de 4 tour CN (Toronto) empilées l'une sur l'autre. © Pêches et Océans Canada

Le mont sous-marin Explorer mesure 2 486 mètres de haut, l’équivalent de 4 tour CN (Toronto) empilées l’une sur l’autre. © Pêches et Océans Canada

Tammy Norgard, chercheuse à Pêches et Océans Canada et scientifique en chef de l’expédition s’est émerveillée :

Ce qui nous étonne, c’est que sur ce mont sous-marin, il y a des groupes d’animaux très divers et différents.

L’équipe a également cartographié et identifié 10 monts sous-marins jusque-là inexplorés, et filmé, peut-être pour la 1re fois, un requin saumon (ou taupe du Pacifique), un mâle de 2 mètres, se hissant et glissant le long d’un rondin de bois incrusté de balanes à la dérive en mer.

Les chercheurs pensent que le requin tentait d’enlever les parasites visibles sur son corps et ses nageoires, des copépodes qui nuisent à sa santé et à son efficacité à la nage.

Ces 3 dernières années, les expéditions dans cette zone ont permis de mettre à jour une vaste forêt d’éponges, surnommée Spongetopia, d’énormes volcans sous-marins, des nouveaux habitats et des organismes jamais vus auparavant, à quelques centaines de kilomètres seulement des côtes de l’île de Vancouver.

En 2017, ce vaste territoire sous-marin encore inexploré a été classé, par le Canada, zone d’intérêt extra-côtière du Pacifique.

Les données recueillies lors de cette mission ont permis de cartographier le mont sous-marin Explorer © Shelton Dupreez/Pêches et Océans Canada

Les données recueillies lors de cette mission ont permis de cartographier le mont sous-marin Explorer © Shelton Dupreez/Pêches et Océans Canada

Cette zone bénéficie ainsi d’une protection provisoire en vertu du refuge marin de la Fermeture dans les monts sous-marins et des évents hydrothermaux du Pacifique, interdisant toute activité de pêche commerciale et récréative utilisant des engins de fond.

L’équipe de Tammy Norgard a partagé ses découvertes en les diffusant partiellement en direct.

Je veux vraiment aller voir ce qu’il y a là-bas et le partager avec tout le monde, pour que nous puissions tous comprendre que l’océan est un écosystème plus vaste que ce que l’on voit sur la plage.


Pour visionner les vidéos des plongées, cliquez ici.

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Des assiettes et d’autres artefacts sur des étagères près d’une table où des membres d’équipage de rang inférieur auraient mangé leur repas. © Parcs Canada, Équipe d’archéologie subaquatique
04/09/2019
VIDÉO : des images inédites de l’épave du HMS Terror Début août 2019, l'équipe d'archéologues sous-marins de Parcs Canada a exploré pour la première fois, l'intérieur de l'épave du HMS Terror grâce à un robot so...

Début août 2019, l’équipe d’archéologues sous-marins de Parcs Canada a exploré pour la première fois, l’intérieur de l’épave du HMS Terror grâce à un robot sous-marin téléguidé.

Depuis le navire de recherche David Thompson, les archéologues ont réalisé 7 plongées sur l’épave du HMS Terror, explorant 20 cabines et compartiments du navire ; ils ont obtenu des images claires de plus de 90% du pont inférieur du navire, où se trouvent les quartiers de l’équipage.

Les épaves de l’expédition Franklin gisent dans les eaux glacées du Nunavut, un territoire du Nord du Canada : à Terror Bay (le long des côtes de l’île du Roi-Guillaume) pour le HMS Terror et le long des côtes de la péninsule Adélaïde pour le HMS Erebus.


En 1845, le HMS Terror avait été affrété, avec le HMS Erebus, par Sir John Franklin pour rechercher le passage du Nord-Ouest à travers l’Arctique canadien actuel.

Le 19 mai 1845, l’expédition Franklin quitte l’estuaire de la Tamise, elle croise un baleinier le 26 juin… Les navires et leur équipage ont été vus pour la dernière fois par les Inuits sur l’île du Roi-Guillaume…


Le HMS Terror pris dans les glaces esquissé par le lieutenant William Smyth lors d'une mission précédente (1836-1837) © National Archives of Canada / C-029929

Le HMS Terror pris dans les glaces esquissé par le lieutenant William Smyth lors d’une mission précédente (1836-1837) © National Archives of Canada / C-029929

Les épaves du HMS Erebus et du HMS Terror ont été découvertes dans le Nunavut, un territoire du Nord du Canada © Google Earth

Les épaves du HMS Erebus et du HMS Terror ont été découvertes dans le Nunavut, un territoire du Nord du Canada © Google Earth

Le HMS Terror gît à Terror Bay (le long des côtes de l'île du Roi-Guillaume) tandis que le HMS Erebus a été découvert le long des côtes de la péninsule Adélaïde.© Parks Canada

Le HMS Terror gît à Terror Bay (le long des côtes de l’île du Roi-Guillaume) tandis que le HMS Erebus a été découvert le long des côtes de la péninsule Adélaïde.© Parks Canada

Une couchette, des tiroirs et une étagère dans une cabine sur le pont inférieur du Terror. © Parcs Canada, Équipe d’archéologie subaquatique

Une couchette, des tiroirs et une étagère dans une cabine sur le pont inférieur du Terror.
© Parcs Canada, Équipe d’archéologie subaquatique

L’équipe a ainsi filmé :

  • des lits et des bureaux toujours en place dans les cabines des officiers ;
  • des étagères avec des assiettes et des bouteilles en verre (des gobelets et des verres à pied) dans ce qu’on croit être le garde-manger du mess des officiers ;
  • des rangées d’étagères remplies d’assiettes, de bols et de verres, tous intacts, dans la partie avant du navire où se seraient trouvés les quartiers des matelots.
Des bouteilles et d’autres artefacts sur une étagère dans une cabine sur le pont inférieur du Terror. © Parcs Canada, Équipe d’archéologie subaquatique

Des bouteilles et d’autres artefacts sur une étagère dans une cabine sur le pont inférieur du Terror.
© Parcs Canada, Équipe d’archéologie subaquatique

Parmi les lieux emblématiques filmés lors de cette mission : la cabine du capitaine, le lieu le mieux préservé de tout le pont inférieur car recouvert de sédiments qui se sont écoulés par les fenêtres de la poupe.

Des assiettes et d’autres artefacts sur des étagères près d’une table où des membres d’équipage de rang inférieur auraient mangé leur repas. © Parcs Canada, Équipe d’archéologie subaquatique

Des assiettes et d’autres artefacts sur des étagères près d’une table où des membres d’équipage de rang inférieur auraient mangé leur repas.
© Parcs Canada, Équipe d’archéologie subaquatique

L’équipe y a découvert le bureau du capitaine, des armoires à cartes aux tiroirs fermés, des boîtes contenant le plus probablement des instruments scientifiques, un trépied entier (semblable à celui d’un arpenteur), et deux thermomètres.

« L’état dans lequel nous avons trouvé la cabine du capitaine Crozier a de loin surpassé nos attentes. Les meubles et les armoires sont non seulement en place, mais les tiroirs sont fermés et bon nombre d’entre eux sont ensevelis dans la vase, refermant ainsi les objets et les documents dans les meilleures conditions possibles pour leur pérennité. Chaque tiroir et espace fermé sera un coffre au trésor de renseignements inédits sur le sort de l’expédition de Franklin. » explique l’archéologue Marc-André Bernier

Selon les experts de Parcs Canada, l’épave du HMS Terror a été bien préservé grâce aux eaux profondes, sombres et froides (0°C ou moins ) et aux couches de sédiments, qui crée un environnement moins riche en oxygène bénéfique pour préserver les matières organiques comme le papier.

Nous avions l’impression, en explorant le HMS Terror, qu’il s’agissait d’un navire récemment abandonné par son équipage, semblant avoir échappé au passage du temps, et ce, malgré le fait que 170 ans se sont écoulés depuis que le Terror a coulé brusquement au fond de la baie où il repose depuis. raconte Ryan Harris, Directeur du projet et pilote du  véhicule téléguidé pour l’agence Parcs Canada.

Un compartiment de rangement dans la cabine du capitaine Crozier, partiellement couvert de limon et d’anémones de mer. Une des fenêtres de la galerie de la poupe de la cabine est clairement visible en arrière-plan. © Parcs Canada, Équipe d’archéologie subaquatique

Un compartiment de rangement dans la cabine du capitaine Crozier, partiellement couvert de limon et d’anémones de mer. Une des fenêtres de la galerie de la poupe de la cabine est clairement visible en arrière-plan.
© Parcs Canada, Équipe d’archéologie subaquatique

Les quartiers personnels du capitaine demeurent le seul espace toujours inaccessible sur le pont inférieur; il s’agit de la seule porte close sur ce pont.  

Parcs Canada estime qu’il est fort probable que l’on y trouve des documents écrits et scellés, car l’environnement les aurait préservés dans un état quasi parfait.

À la suite d’un accord récent, tous les objets récupérés appartiendront à la fois au gouvernement du Canada et aux Inuits.

Ce projet archéologique subaquatique est l’un des plus importants et des plus complexes de l’histoire canadienne.

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Une équipe de scientifiques a filmé un jeune calmar géant de 3 à 3,7 mètres à 759 mètres de profondeur dans le golfe du Mexique. © NOAA
02/09/2019
VIDÉO : Un calmar géant filmé dans le golfe du Mexique Une équipe de scientifiques, sous la houlette de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique - NOAA -, a filmé un jeune calmar géant de...

Une équipe de scientifiques, sous la houlette de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique – NOAA -, a filmé un jeune calmar géant de 3 à 3,7 mètres à 759 mètres de profondeur dans le golfe du Mexique.

Le 19 juin 2019, à bord du navire de recherche Point Sur, le scientifique britannique Nathan Robinson (Cape Eleuthera Institute, Bahamas) visionne des séquences filmées par la caméra Medusa : des crevettes, des requins-lanternes… les espèces habituelles flottent sur l’écran…

C’est alors que quelque chose de tout à fait inhabituel surgit : une créature tubulaire qui déroule soudainement ses tentacules, les enroulant autour de Medusa Une véritable attaque sur une méduse fictive mais très attrayante grâce à ses lumières… Puis une reculade car l’animal se rend compte qu’il ne s’agit pas de nourriture, il repart alors dans les ténèbres océanes…

Nathan Robinson alerte ses collègues, dont la biologiste spécialiste de la bioluminescence Edith Widder, sur ce qu’il pense avoir vu : un calmar géant Architeuthis dux

Une information que leur confirme Michael Vecchione, biologiste spécialiste des céphalopodes de la NOAA au Muséum d’Histoire Naturelle Smithsonian (États-Unis).

Ces images font partie des quelques rares vidéos au monde filmant cette espèce mythique ! Et c’est un aboutissement pour celle qui a inventé la caméra capable de capturer ces images !

C’est incroyable, nous savons si peu de choses sur la façon dont ces animaux survivent dans les profondeurs… Cela nous aide à en apprendre davantage sur la façon dont ils chassent et se comportent, mais nous avons besoin d’en savoir beaucoup plus ! explique Edith Widder.

Edith Widder, fondatrice d’Ocean Research and Conservation Association, est en effet l’inventrice de la caméra Medusa qui a la particularité d’être équipée d’un leurre optique s’inspirant de la méduse Atolla ou méduse alarme (Atolla wyvillei). On appelle cela le biomimétisme.

La méduse Atolla © Edith Widder, Operation Deep Scope 2005 (NOAA–OE)

La méduse Atolla © Edith Widder, Operation Deep Scope 2005 (NOAA–OE)

La méduse Atolla est en effet étonnante pour sa bioluminescence : lorsqu’elle est attaquée, son ombrelle s’éclaire de milliers d’éclairs bleus comme des flashs. Cela lui permet de prévenir ses congénères du danger et d’attirer l’attention d’autres prédateurs sur son assaillant.

Pour faire fuir ses prédateurs la méduse Atolla émet des flashs bleus © Image courtesy of Journey into Midnight: Light and Life Below the Twilight Zone

Pour faire fuir ses prédateurs la méduse Atolla émet des flashs bleus © Image courtesy of Journey into Midnight: Light and Life Below the Twilight Zone

La caméra Medusa est quant à elle équipée de 16 petites lumières rouges intégrées dans un cercle en époxy en forme de méduse. Le rouge est une couleur invisible pour la plupart des habitants des grands fonds.

À la différence des robots et des sous-marins d’exploration, parfois bruyants, aux projecteurs émettant des lumières blanches, Medusa est conçue pour être la plus discrète et la moins agressive possible afin de ne pas faire fuir ces créatures sensibles à la lumière et au bruit.

C’est un outil parfaitement adapté pour observer discrètement un animal dans les grands fonds.

Sur la vidéo, on voit très bien que le calmar géant suit visuellement la méduse avant de l’attaquer, c’est incroyable de pouvoir voir cela ! explique Edith Widder

Medusa avait déjà fait ses preuves en 2012 en filmant la première vidéo d’un calmar géant nageant dans son habitat naturel, au large de l’archipel japonais d’Ogasawara.

Émerveillé par ces images incroyables, Sönke Johnsen, professeur de biologie à l’Université Duke (États-Unis) et scientifique en chef de l’expédition déclare :

 À seulement 160 kilomètres au sud-est de la Nouvelle-Orléans, nous voyons des animaux incroyables… ce sont les « monstres marins » qui étaient dessinés sur nos cartes anciennes ! Nous sommes ici, et sous nos « pieds », vivent des calmars géants, des animaux qui semblent tout droit sortis de notre imagination… Mais ils font partie de notre terre, de notre pays.

Le système de caméra Medusa avant sa mise en l'eau © Image courtesy of Journey into Midnight: Light and Life Below the Twilight Zone

Le système de caméra Medusa avant sa mise en l’eau © Image courtesy of Journey into Midnight: Light and Life Below the Twilight Zone

Cette découverte a eu lieu lors de l’expédition Journey into Midnight qui s’est déroulée du 8 au 22 juin 2019.


Grâce aux vidéos prises par la caméra Medusa, les scientifiques en savent un peu plus sur le calmar géant :

  • il vit dans un milieu très faiblement éclairé ;
  • c’est une créature active : il n’attend pas passivement pour « attraper » sa proie ;
  • il a d’énormes yeux – les plus grands du règne animal (jusqu’à 25/30 cm de diamètre) ;
  • son attrait pour le leurre de la caméra Medusa prouve que le calmar géant est un prédateur visuel.
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En 2017, l'astronaute français Thomas Pesquet réalise sa première sortie dans l'espace à proximité de la station spatiale internationale © Roscosmos–O. Novitsky
30/08/2019
Thomas Pesquet : objectif Lune sous l’Océan… Les astronautes français Thomas Pesquet, américain Drew Feustel et japonais Norishige Kanai participent à la mission sous-marine...

Les astronautes français Thomas Pesquet, américain Drew Feustel et japonais Norishige Kanai participent à la mission sous-marine NEEMO, au large des côtes californiennes.

Les 3 astronautes testent des sous-marins ainsi que des combinaisons Exosuit spécialement conçues pour résister à des conditions extrêmes. Objectif : retourner sur la Lune en 2024 !

Thomas Pesquet à l'intérieur de la combinaison Exosuit avant sa mise à l'eau © ESA/NASA

Thomas Pesquet à l’intérieur de la combinaison Exosuit avant sa mise à l’eau © ESA/NASA

L’agence spatiale européenne (ESA) et la NASA organisent régulièrement des missions dans des milieux extrêmes similaires, sous certains aspects, à l’Espace, par exemple : 

  • dans des grottes en Italie et sur les îles Canaries pour l’ESA,
  • dans l’habitat sous-marin Aquarius ou dans des zones sous-marines ciblées pour la NASA.

Le monde sous-marin offre en effet des caractéristiques géologiques proches de celles de la Lune !

Pour cette mission, Thomas Pesquet, qui avait déjà pris part à la mission NEEMO 18 en 2014, s’est vu assigner le rôle de pilote de sous-marin.

Nous allons travailler avec des technologies vraiment impressionnantes, y compris la ‘combinaison spatiale’ sous-marine et le sous-marin. Nous nous attendons à passer beaucoup de temps sous l’eau pendant ces 2 semaines, dans le cadre d’un programme très chargé explique Thomas Pesquet.

Pour cette mission, Thomas Pesquet s’est vu assigner le rôle de pilote de sous-marin. © ESA–T. Pesquet

Pour cette mission, Thomas Pesquet s’est vu assigner le rôle de pilote de sous-marin. © ESA–T. Pesquet

Thomas Pesquet s'est glissé à l'intérieur d'un des sous-marins. © ESA/NASA

Thomas Pesquet s’est glissé à l’intérieur d’un des sous-marins. © ESA/NASA

Contrairement aux missions NEEMO précédentes, les astronautes « aquanautes », ne vont pas vivre dans l’habitat sous-marin Aquarius, ils remonteront chaque jour à la surface et séjourneront sur l’île de Santa Catalina.

Ce type de mission permet aux astronautes de tester les équipements dans des conditions concrètes de stress, de charge de travail importante et de problèmes imprévus liés au travail sur le terrain.

Lors de ces missions, tout est fait pour que les conditions soient les plus réalistes possibles sans quitter la Terre, nous serons donc aussi occupés que les astronautes à bord de la Station spatiale internationale, et nous utiliserons des techniques opérationnelles similaires avec un contrôle de mission, des briefings et des procédures déclare Thomas Pesquet.

Lors de précédentes missions NEEMO (comme ici en 2014), les astronautes vivent dans l’habitat sous-marin Aquarius au large de la Floride. Aquarius sert de substitut de base spatiale au départ de laquelle les astronautes font régulièrement des sorties sous-marines en tenue de plongée. © NASA

Lors de précédentes missions NEEMO (comme ici en 2014), les astronautes vivent dans l’habitat sous-marin Aquarius au large de la Floride. Aquarius sert de substitut de base spatiale au départ de laquelle les astronautes font régulièrement des sorties sous-marines en tenue de plongée. © NASA

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Plateforme pétrolière offshore ©David Mark - Pixabay
28/08/2019
Le plancton menacé par la recherche de pétrole La diminution du plancton dans l'Océan serait causée par les canons à air comprimé utilisés pour la prospection de gisements de pétrole. Les scientifiqu...

La diminution du plancton dans l’Océan serait causée par les canons à air comprimé utilisés pour la prospection de gisements de pétrole. Les scientifiques et ONG (Organisations Non Gouvernementales) alertent sur cette activité qui menace toute la faune marine !

Les récentes statistiques collectées par le département Pêches et Océans du gouvernement canadien montrent un déclin constant du taux de plancton depuis environ 5 ans.

Ocean Care, une organisation de conservation marine basée à Zurich en Suisse, appuyée par la communauté scientifique, pointe du doigt les canons à air comprimé utilisés par les compagnies pétrolières pour détecter des réserves sous-marines.

En générant des ondes sismiques vers les fonds marins, ceux-ci permettent de cartographier les structures géologiques. Mais ces ondes sont très bruyantes : certaines explosions peuvent dépasser 250 décibels !

De plus, ces décharges de canons à air peuvent se succéder à quelques secondes d’intervalles, sur de vastes zones, pendant plusieurs semaines

En sismique marine, un ou plusieurs canons à air sont utilisés pour produire des ondes sonores en libérant de l'air sous une pression de 200 bars environ toutes les minutes. Les vagues sont réfléchies par les différentes couches de sédiments et de roches dans le sol ©Hannes Grobe, Alfred Wegener Institute

En sismique marine, un ou plusieurs canons à air sont utilisés pour produire des ondes sonores en libérant de l’air sous une pression de 200 bars environ. Les ondes sont renvoyées par les différentes couches de sédiments et de roches dans le sol ©Hannes Grobe, Alfred Wegener Institute

En 2018, à la demande d’Ocean Care,  la biologiste canadienne Lindy Weilgart, de l’Université de Dalhousie, qui étudie le bruit sous-marin depuis 25 ans, a rédigé un rapport démontrant que le zooplancton souffre d’une mortalité élevée en présence de bruit.

En 2017 déjà, la revue Nature publiait une étude qui évoquait le fait qu’une seule décharge de puissance inférieure aux canons habituellement utilisés par les bateaux de prospection pétrolière pouvait décimer la moitié du plancton dans la zone traversée.

Au-delà du plancton, cette pratique s’avérerait dangereuse, voire mortelle pour toute la faune marine. En mai 2019, une autre étude réalisée par une équipe internationale de scientifiques a mis en évidence les conséquences des prospections sismiques sur les poissons.

En 2014, un rapport détaillé du Bureau américain de la gestion de l’énergie des océans (BOEM) sur les impacts des activités géologiques et géophysiques en Atlantique annonçait que 2,5 millions de dauphins pourraient être blessés chaque année par la prospection sismique.

Malgré ces études prouvant que cette pratique a des répercussions négatives sur toute la faune marine, le gouvernement américain a autorisé fin 2018, les industries pétrolières à utiliser ces canons sur la façade atlantique des États-Unis.

Afin de tenter d’encadrer la pratique, l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) a autorisé les prospections en prescrivant néanmoins quelques recommandations :

  • Présence obligatoire d’observateurs à bord des navires de prospection pour alerter sur la présence d’animaux protégés à proximité, et surveillance acoustique des cétacés ;
  • Arrêt des prospections en présence des animaux protégés ;
  • Augmentation graduelle de l’activité sismique pour alerter les animaux dans la région et réduire le potentiel d’exposition à un bruit intense.
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Système hydrothermal au niveau du volcan sous-marin Axial @ Image Credit: D. Kelley, University of Washington/NSF-OOI/WHOI
26/08/2019
Sources chaudes au fond de l’Océan et dans l’Espace ! Les américains Pablo Sobron, physicien à l'Institut SETI, et Laurie Barge, chercheuse au centre de rechercheJet Propulsion Laboratory (JPL) de l...

Les américains Pablo Sobron, physicien à l’Institut SETI, et Laurie Barge, chercheuse au centre de recherche Jet Propulsion Laboratory (JPL) de l’agence spatiale NASA vont étudier, grâce à des outils d’exploration spatiale, le volcan sous-marin Axial… avec pour perspective de futures missions d’exploration des océans dans notre système solaire !

Situé à 470 km au large des côtes de l’Oregon (États-Unis) dans le Nord-Ouest du Pacifique, Axial – dont le sommet se situe à 1 410 mètres de profondeur – est un volcan sous-marin actif : sa dernière éruption remonte à avril 2015.

Localisé sur la dorsale Juan de Fuca, il est entouré de sources chaudes hydrothermales actives. Sa grande activité en fait un site de prédilection pour les chercheurs !

Avec InVADER, nous amenons les outils de l’exploration spatiale « dernier cri » à  1 500 mètres sous la surface de l’Océan.

Notre objectif c’est de faire un pont entre l’étude de l’Océan sur Terre et les futures missions d’exploration des océans dans notre système solaire a déclaré Pablo Sobron.

Cette illustration montre la sonde Cassini survolant Encelade et traversant des panaches de vapeur expulsés par des failles. Cassini y a détecté des particules riches en silice et en méthane qui pourraient accréditer l'existence de sources hydrothermales. ©NASA/JPL-Caltech

Cette illustration montre la sonde Cassini survolant Encelade et traversant des panaches de vapeur expulsés par des failles. Cassini y a détecté des particules riches en silice et en méthane qui pourraient accréditer l’existence de sources hydrothermales. ©NASA/JPL-Caltech

L’équipement InVADER regroupera un arsenal technologique et opérationnel dont un outil d’imagerie et de spectroscopie qui sera mis en place au fond pendant 1 an et enregistrera chaque jour des données qui permettront  :

  • de mieux comprendre la dynamique géochimique au fil du temps comme la composition et la minéralogie des cheminées hydrothermales et de leurs panaches …
  • d’étudier activement la vie des microbes dans ces milieux hydrothermaux.

L’équipe rapportera également des échantillons de fluides et de minéraux qui seront analysés en laboratoire.

Toutes ces données vont nous aider à imaginer de nouvelles stratégies pour étudier l’Océan sur Terre mais aussi pour affiner les méthodes d’études des systèmes hydrothermaux dans les océans d’Europe (ndlr : la lune de Jupiter) ou d’Encelade (ndlr : la lune de Saturne)  explique Laurie Barge.

En effet, Encelade, la lune de Saturne (500 km de diamètre) et Europe, la lune de Jupiter (3 120 km de diamètre), hébergeraient toutes deux un océan sous leur croûte de glace : des sources hydrothermales y ont été détectées qui pourrait y créer des conditions favorables à une vie microbienne.

Un indice supplémentaire en faveur d’une habitabilité potentielle de ces lunes…

Des formes de vie pourraient exister au fond de l’Océan d’Encelade, à l'image des sources hydrothermales au fond de notre Océan, véritables oasis de vie. © NASA/JPL-Caltech/Southwest Research Institute

Des formes de vie pourraient exister au fond de l’Océan d’Encelade, à l’image des sources hydrothermales au fond de notre Océan, véritables oasis de vie. © NASA/JPL-Caltech/Southwest Research Institute

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La proue du Titanic filmée début août 2019 © Atlantic Productions
22/08/2019
VIDÉOS Titanic : une épave « en sursis » Cela faisait 14 ans qu'un Homme n'avait pas plongé sur l'épave du Titanic... C'est chose faite ! Début août, durant 8 jours, le sous-marin habi...

Cela faisait 14 ans qu’un Homme n’avait pas plongé sur l’épave du Titanic… C’est chose faite !

Début août, durant 8 jours, le sous-marin habité Limiting Factor – également connu sous le nom de Triton 36,000/2 et conçu par la société américaine Triton – a effectué 5 plongées sur l’épave du Titanic à environ 3 810 mètres de profondeur.

L’explorateur Victor Vescovo (qui a atteint, en mai dernier, la profondeur record de 10928 mètres au point le plus profond de la fosse des Mariannes : Challenger Deep), PDG de Caladan Oceanic et pilote du sous-marin Limiting Factor raconte :

C’est une épave immense, je n’étais pas tout à fait préparé à sa taille. C’était extraordinaire de la voir ! Le moment le plus incroyable c’est quand j’ai longé le Titanic et que la lumière des projecteurs du Limiting Factor s’est réfléchie sur la coque, c’était comme si le navire me faisait un clin d’oeil. C’était incroyable !

La proue du Titanic filmée début août 2019 © Atlantic Productions

La proue du Titanic filmée début août 2019 © Atlantic Productions

"Limiting Factor" fait partie des rares sous-marins habités au monde à être certifiés pour plonger jusqu’à 11 000 mètres de profondeur © Triton/5 Deep Dives

« Limiting Factor » fait partie des rares sous-marins habités au monde à être certifiés pour plonger jusqu’à 11 000 mètres de profondeur © Triton/5 Deep Dives

En examinant l’épave, l’équipe d’experts et de scientifiques a constaté que certaines parties du Titanic étaient très détériorées :

J’ai eu un choc en voyant les quartiers des officiers (côté tribord), c’est vraiment très détérioré… La baignoire du Commandant Smith qui est l’image préférée des passionnés du Titanic fait maintenant partie du passé. Le pont de ce côté s’effondre, emportant avec lui les cabines, et la détérioration va continuer son œuvre déclare Parks Stephenson, expert du Titanic.

Gisant à près de 4 000 mètres de profondeur dans une eau à 1°C, l’épave subit les assauts de la corrosion, des courants marins profonds et des bactéries mangeuses de métaux.

Baptisées Halomonas titanicae, ces bactéries contribuent à la détérioration de l’’épave en « mangeant » l’’acier. Ces formations de rouille sont appelées « rusticles ».

L’épave va continuer de se détériorer avec le temps, c’est un processus naturel mais qui est peut-être un peu plus rapide car un groupe de bactéries travaille en symbiose pour manger le fer et le soufre explique Lori Johnson, scientifique.

En 2003, la baignoire de la salle de bain du commandant Smith est déjà couverte de rusticles. © Image de Lori Johnson, RMS Titanic Expedition 2003, NOAA-OE.

En 2003, la baignoire de la salle de bain du commandant Smith est déjà couverte de rusticles. © Image de Lori Johnson, RMS Titanic Expedition 2003, NOAA-OE.

Grâce à des caméras adaptées aux grandes profondeurs, l’équipe a filmé pour la première fois en 4K, réalisant ainsi des images inédites. 

Ils ont également utilisé la photogrammétrie pour reconstruire des modèles 3D très précis et photoréalistes du RMS Titanic et visualiser l’épave à l’aide des technologies de réalité augmentée (AR) et virtuelle (VR).

2019 : l'épave du Titanic est en partie couverte de rusticles © Atlantic Productions

2019 : l’épave du Titanic est en partie couverte de rusticles © Atlantic Productions

L’ensemble de ces technologies permettra d’évaluer et de prévoir l’état actuel et futur de l’épave.

Les scientifiques de l’expédition publieront prochainement les résultats complets de cette mission. Un documentaire sera également réalisé par BAFTA et Atlantic Productions.

L’’épave du Titanic bénéficie, depuis 2012, de la protection de la Convention de l’’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique.


A relire le témoignage d’un expert du Titanic, Paul-Henri Nargeolet, qui a réalisé de nombreuses plongées sur l’épave depuis 1987…

Paul-Henri Nargeolet est aujourd’hui le consultant technique de la société de Victor Vescovo, Caladan Oceanic.


La dernière mission « habitée » sur l’épave du Titanic a eu lieu en 2005 sous la houlette de James Cameron et dAnatoly Sagalevich, l’objectif était de visiter des parties du Titanic encore inexplorées pour tourner le documentaire Last mysteries of the Titanic mais aussi d’évaluer les détériorations de l’épave.

Le sous-marin Mir lors d'une plongée sur l'épave du Titanic © Botanical Press/Paul T. Isley III 2009

Le sous-marin Mir lors d’une plongée sur l’épave du Titanic © Botanical Press/Paul T. Isley III 2009

Lors de cette mission, les explorateurs avaient plongé à bord des sous-marins Mir sur le champ de débris, tandis que des robots sous-marins téléopérés, conçus par les équipes de James Cameron, s’étaient aventurés dans :

  • la cabine d’Isidor et Ida STRAUS, passagers de 1re classe ;
  • les bains turcs ;
  • Scotland Road, le couloir où se trouvaient les cabines d’une partie des membres de l’équipage.

L’équipe de James Cameron avait cependant échoué dans sa tentative de filmer l’intérieur de la chaufferie n°6.

Cette expédition avait également permis d’émettre de nouvelles théories sur la façon dont le paquebot s’est brisé et a coulé.

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Débris d'un temple tholos de style grec après leur excavation sous 3 mètres d'argile, Thônis-Héracléion, baie d'Aboukir, Egypte - Photo par Christoph Gerigk©FranckGoddio/Hilti Foundation
21/08/2019
De nouveaux trésors dans les Cités englouties d’Égypte En juillet 2019, une campagne de fouilles sous-marines, menée par l'archéologue français Franck Goddio de l'Institut Européen d'Archéologie Sous-Marin...

En juillet 2019, une campagne de fouilles sous-marines, menée par l’archéologue français Franck Goddio de l’Institut Européen d’Archéologie Sous-Marine (IEASM), en collaboration avec le Ministère des Antiquités égyptiennes et financées par la Hilti Foundation, a mis à jour de nouveaux trésors dans la baie d’Aboukir, au large des côtes égyptiennes.

Pièce de bronze, initialement considérée comme chypriote, qui aurait pu être frappée à Thônis-Héracléion au début du 4e siècle av. J.C., Thônis-Héracléion, Aboukir Bay, Egypte - Photo par Christoph Gerigk ©FranckGoddio/Hilti Foundatio

Pièce de bronze, initialement considérée comme chypriote, qui aurait pu être frappée à Thônis-Héracléion au début du 4e siècle av. J.C., Thônis-Héracléion, baie d’Aboukir, Égypte – Photo par Christoph Gerigk ©FranckGoddio/Hilti Foundatio

Ces découvertes historiques font suite à un vaste chantier d’exploration sous-marine, débuté dans les années 2000, dans la baie d’Aboukir, à une trentaine de kilomètres au Nord-Est d’Alexandrie.

L’équipe d’archéologues, menée par Franck  Goddio, découvre, à l’époque 2 Cités englouties de l’Égypte antique, situées près de l’actuelle Aboukir : Thônis-Héracléion (découverte en 2001) et la ville voisine de Canope (mise au jour en 1999).

Depuis lors, les recherches n’ont cessé et la mission, menée par Franck Goddio au mois de juillet 2019, a permis de mettre à jour des vestiges extrêmement précieux.

Ainsi, sur le site de Thônis-Héracléion (Héracléion pour les Grecs et Thônis pour les Égyptiens), les archéologues ont découvert :

  • des vestiges du temple principal, consacré au dieu Amon Gereb, dont une grande partie demeure encore engloutie,
  • un petit temple rond de style grec (un « tholos ») de l’époque ptolémaïque (4e-3e siècle avant notre ère),
  • des objets rituels en bronze et en argent, mélangés à de la céramique.

Ces trésors étaient remarquablement conservés par les 3 mètres de sédiments qui les recouvraient.

Ces vestiges rappellent l’intense activité religieuse de cette Cité et confirment l’importance de Thônis-Héracléion en tant que principal port de commerce d’Égypte avec le monde grec.

La Cité était également un poste avancé pour guetter l’entrée de flottes étrangères.

Dans l’ancienne Cité de Canope, à quelques kilomètres au sud de Thônis-Héracléion, l’équipe de l’IEASM a exploré une zone jusqu’alors inconnue.

Grâce à instrument de sondage géophysique innovant, les archéologues ont pu détecter et excaver des thermes, ainsi que des bâtiments romains de toute évidence liés à l’approvisionnement en eau.

Les bijoux et pièces d’or byzantins retrouvés dans les ruines, aux côtés de pièces d’or islamiques, attestent d’une activité entre le 6e siècle avant J.C et le 8e siècle après J.C.

Bijou byzantin découvert sur le site de Canope, Aboukir Bay, Egypte - Photo par Christoph Gerigk ©FranckGoddio/Hilti Foundation

Bijou byzantin découvert sur le site de Canope, baie d’Aboukir, Égypte – Photo par Christoph Gerigk ©FranckGoddio/Hilti Foundation

Pièce byzantine trouvée à Canope, baie d’Aboukir, Égypte - Photo par Christoph Gerigk ©FranckGoddio/Hilti Foundation

Pièce byzantine trouvée à Canope, baie d’Aboukir, Égypte – Photo par Christoph Gerigk ©FranckGoddio/Hilti Foundation

Ces récentes recherches ont également permis de mieux comprendre le sort tragique des deux Cités situées au niveau d’un bras canopique du Nil (aujourd’hui à sec).

Durant le règne du pharaon Ptolémée VIII au 2e siècle avant J.C, Canope et Thônis-Héracléion ont ainsi été victimes d’un raz-de-marée déclenché par un tremblement de terre, les 2 Cités auraient progressivement disparu dans l’argile suite à des glissements de terrain répétés.

Leur funeste destin aurait définitivement été scellé lors d’un puissant séisme au 8e siècle après J.C.

Jusqu’en 1999, date à laquelle Franck Goddio et son équipe ont découvert ces véritables « Atlantide », nulle trace des cités de Thônis-Héracléion et Canope n’existait ailleurs que dans les textes anciens comme ceux de l’historien grec Hérodote…

"L'Egipte dressée sur le second livre d'Herodote" par le cartographe Pierre Duval au 17e siècle © Gallica BNF https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b5964083t/f1.item

« L’Egipte dressée sur le second livre d’Herodote » par le cartographe Pierre Duval au 17e siècle © Gallica BNF https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b5964083t/f1.item

Depuis le début des années 2000, les approches géophysique et géologique, suivies des procédures de repérage, d’inventaire et de fouilles archéologiques ont permis la découverte de dizaines de bateaux, de statues monumentales, de sarcophages, de colonnes ornées de hiéroglyphes, etc.

Ces vestiges historiques permettent aux équipes d’archéologues, menées par Franck Goddio, de cartographier de plus en plus précisément ces Cités afin de mieux comprendre leur organisation et leur importance dans l’Égypte Antique.

Aux abords de Thônis-Héracléion, un archéologue inspecte l’épave d’un "baris", un bateau à fond plat utilisé pour transporter des marchandises sur le Nil. © Photo par Christoph Gerigk ©FranckGoddio/Hilti Foundation

Aux abords de Thônis-Héracléion, un archéologue inspecte l’épave d’un « baris », un bateau à fond plat utilisé pour transporter des marchandises sur le Nil. © Photo par Christoph Gerigk ©FranckGoddio/Hilti Foundation

 

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Des chercheurs ont identifié les molécules responsables de la biofluorescence chez certaines espèces de requins © PHOTO BY DAVID GRUBER / CITY UNIVERSITY OF NEW YORK
16/08/2019
Comment certains requins brillent en vert dans le noir… Des chercheurs américains ont identifié les molécules responsables de la biofluorescence de certaines espèces de requins comme le requin holbiche (C...

Des chercheurs américains ont identifié les molécules responsables de la biofluorescence de certaines espèces de requins comme le requin holbiche (Cephaloscyllium ventriosum) ou la roussette maille (Scyliorhinus retifer).

C’est une petite molécule plutôt qu’une protéine, et ça montre que dans l’océan, les animaux ont la capacité d’absorber la lumière bleue et de la transformer en d’autres couleurs explique David Gruber, biologiste marin et professeur associé à l’université d’État de New York.

Ces requins ont à la surface de leur peau (au niveau des zones claires), une molécule fluorescente qui absorbe la lumière bleutée naturelle pour émettre un rayonnement vert.

David Gruber et son collègue Jason Crawford de l’Université de Yale, co-auteurs de l’étude, expliquent que la biofluorescence constitue pour ces requins un véritable langage codé, leur permettant de se camoufler ou d’identifier leurs congénères et partenaires sexuels.

Ce super pouvoir pourrait également remplir d’autres fonctions, comme la lutte contre les infections microbiennes. Une piste, peut-être, pour de futures applications médicales…

La biofluorescence constitue pour ces requins un véritable langage codé © Creative Commons Attribution – NonCommercial – NoDerivs (CC BY-NC-ND 4.0)

La biofluorescence constitue pour ces requins un véritable langage codé © Creative Commons Attribution – NonCommercial – NoDerivs (CC BY-NC-ND 4.0)

Nous ne connaissons vraiment pas la biologie des requins. Alors que ce sont des créatures incroyablement étonnantes avec toutes sortes de super pouvoirs fascinants : de leur incroyable sens de l’odorat à leurs ampoules de Lorenzini qui leur permettent de sentir l’électricité et de détecter les battements de cœur des proies cachées dans le sable confie David Gruber.

Pour en savoir + : Lisez l’article scientifique (en anglais) publié sur iScience.

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La baleine franche de l'Atlantique nord (Eubalaena glacialis) aussi appelée baleine noire de l'Atlantique nord © NOAA Photo Library
14/08/2019
La baleine noire de l’Atlantique Nord mange… du plancton Une équipe de scientifiques de Pêches et Océans Canada, est actuellement en missiondans le golfe du Saint-Laurent pour étudier la baleine noire de l...

Une équipe de scientifiques de Pêches et Océans Canada, est actuellement en mission dans le golfe du Saint-Laurent pour étudier la baleine noire de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis) et sa principale source de nourriture : le plancton !

Alors que la baleine noire de l’Atlantique Nord fait partie de la liste rouge établie par l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) dans la catégorie Espèce en danger, le gouvernement du Canada a lancé une mission afin de mieux comprendre les facteurs qui influent sur la répartition de sa principale source de nourriture  : les copépodes.

Ce petits crustacés, qui mesurent entre 100 micromètres et 3-4 millimètres, constituent une part importante du plancton animal (entre 60% et 80%).

Un copépode © Uwe Kils

Un copépode © Uwe Kils

Ils sont ainsi nombreux dans le golfe du Saint-Laurent, constituant une source de nourriture essentielle pour la baleine noire de l’Atlantique Nord.

« Nous recueillons et utilisons les meilleures données scientifiques disponibles pour prendre des décisions éclairées sur la meilleure façon de protéger la baleine noire de l’Atlantique Nord.

Savoir où se trouvent les baleines et leurs sources de nourriture nous permet de protéger cette espèce emblématique et les zones dont elles dépendent.

La recherche nous aidera à respecter notre engagement à protéger ces baleines en voie de disparition tout en continuant à promouvoir des possibilités durables de croissance économique. »

explique Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne.

Les chercheurs canadiens s’intéresseront également aux répercussions du bruit causé par le trafic maritime sur la baleine noire de l’Atlantique Nord, et les risques associés aux collisions avec les navires, aux empêtrements et aux déversements de pétrole. 

Cette expédition, débutée le 6 août, s’achèvera le 3 septembre à Rimouski, au Québec.

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Le robot Aquanaut conçu par l'entreprise américaine Houston Mechatronics © Houston Mechatronics
12/08/2019
Un robot « Transformers » sous-marin Non, ce n'est pas le énième volet d'un film de science fiction avec des robots extra-terrestres ! Une société américaine vient de créer un sous-marin ...

Non, ce n’est pas le énième volet d’un film de science fiction avec des robots extra-terrestres ! Une société américaine vient de créer un sous-marin capable de se transformer en robot humanoïde avec une tête et des bras !

Après le robot humanoïde Ocean One utilisé dans le cadre de fouilles archéologiques sous-marines, voici venu Aquanaut, conçu par la Houston Mechatronics Inc, une entreprise basée au Texas.

Développé par des ingénieurs, dont nombre ont acquis leurs compétences à l’agence spatiale américaine NASA, ce robot dernière génération est un trésor de technologie, combinant les aptitudes des robots sous-marins autonomes (AUV) et des robots sous-marins téléopérés (ROV).

Il a été initialement conçu afin de remplacer dans le futur les robots sous-marins téléopérés (ROV) pour effectuer des opérations de maintenance sur des plateformes pétrolière et gazière offshore.

À la différence des ROV, Aquanaut :

  • ne nécessiterait pas la présence d’hommes sur un navire à proximité ;
  • serait autonome car aucun câble ne le relie au navire de surface ;
  • serait plus économe : le coût d’intervention des ROV n’est pas négligeable, pouvant aller jusqu’à des centaines de milliers de dollars par jour !
Le robot Aquanaut avant qu'il ne se transforme et ne déploie sa tête et ses bras © Houston Mechatronics

Le robot Aquanaut avant qu’il ne se transforme et ne déploie sa tête et ses bras © Houston Mechatronics


Fiche technique de l’Aquanaut :

  • Capacité de déplacement en mode sous-marin : 200 kilomètres
  • Capacité de descente en profondeur : 300 mètres (avec pour prochain objectif 3 000 mètres)
  • Temps de transformation complète : 30 secondes
  • Équipement : 1 tête équipée de capteurs, de caméras stéréoscopiques et d’un sonar, 2 bras articulés (8 axes de rotation), pinces et outils de maintenance en soute interne, contrôle de poussée verticale (propulseurs)
  • Type d’alimentation : électrique (batterie lithium-ion)
  • Capacités : cartographie du fond marin, inspection et maintenance de vastes structures
  • Mode de communication avec l’extérieur : modem acoustique

Largué depuis un navire ou un hélicoptère, Aquanaut se rend seul sur le site des opérations et se transforme en déployant sa tête et ses deux bras articulés, grâce à des moteurs et des actionneurs qui séparent partie supérieure et inférieure.

Le robot Aquanaut est équipé de 2 bras articulés sur 8 axes de rotation. © Houston Mechatronics

Le robot Aquanaut est équipé de 2 bras articulés sur 8 axes de rotation. © Houston Mechatronics

Son puissant ordinateur de bord, lui permet de décider comment effectuer la manœuvre demandée par l’opérateur, qui n’a plus besoin d’actionner de manettes en temps réel !

Aquanaut n’est encore qu’à l’état de prototype : les ingénieurs travaillent sur un modèle capable de plonger  jusqu’à 3 000 mètres de profondeur, et sur un système lui permettant d’être contrôlé de n’importe où dans le monde !

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Gravure d'un navire du 15e siècle similaire à l'épave découverte en mer Baltique © Mercury Press
09/08/2019
Épave : mystère dans la Baltique… Exceptionnelle par son remarquable état de conservation et son caractère ancien, l'épave qui a été retrouvée par 120 mètres de fond, à 160 kilomètres au sud...

Exceptionnelle par son remarquable état de conservation et son caractère ancien, l’épave qui a été retrouvée par 120 mètres de fond, à 160 kilomètres au sud-ouest de Stockholm, en pleine mer Baltique, reste inconnue…

Reconstruction en 3D de l'épave retrouvée en mer Baltique ©MMT

Reconstruction en 3D de l’épave retrouvée en mer Baltique ©MMT

Repérée pour la première fois en 2009 par le sonar de l’Administration Maritime Suédoise (SMA), l’épave a été baptisée Okänt Skepp (pour navire inconnu).

C’est tout récemment, dans le cadre d’une opération de prospection des fonds marins, que la société suédoise MMT a permis aux scientifiques de filmer cette épave qui constitue un véritable trésor historique.

Grâce à un robot sous-marin téléguidé (ROV) déployé depuis le pont du Stril Explorer, une équipe dirigée par le Dr Rodrigo Pacheco-Ruiz, archéologue maritime, a réalisé une étude photogrammétrique (construction d’un modèle 3D grâce à des photos) qui a permis de dater l’épave en bois de l’époque de la Renaissance (fin 15e – début 16e siècle). Il précise :

« Ce navire est contemporain de l’époque de Christophe Colomb et de Léonard de Vinci, mais il démontre un niveau de conservation remarquable après cinq cents ans au fond de la mer, grâce aux eaux froides et saumâtres de la Baltique. (…) C’est presque comme s’il avait coulé hier, les mâts en place et la coque intacte. Toujours sur le pont principal – trouvaille incroyablement rare – se trouve le bateau annexe, utilisé pour transporter l’équipage à destination et en provenance du navire, appuyé contre le mât principal. C’est une vision vraiment étonnante. »

Les images révélées par l’exploration de l’épave montrent clairement les mâts, des ancres et des décorations sur la coque mais aussi la présence de canons.

Le navire englouti, qui mesure entre 16 et 18 mètres de long, constitue l’épave la plus ancienne et la mieux conservée de la Baltique connue à ce jour. Elle est le témoin d’une période clé dans la construction des territoires scandinaves lorsque la mer Baltique était le principal champ de bataille maritime.

Mais à qui appartenait ce navire et pourquoi a-t-il donc sombré puisqu’il ne présente aucun dommage ?

Tel est le mystère que les scientifiques devront résoudre grâce à des prélèvements lors d’une prochaine expédition

Les recherches ont été effectuées par le MMT en collaboration avec Deep Sea Productions de Carl Douglas, l’Institut de recherche en archéologie maritime de l’Université de Södertörn (MARIS) et le Centre for Maritime Archaeology (CMA).

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L'aviatrice américaine Amelia Earhart en 1936 © Library of Congress
06/08/2019
À la recherche de « Lady Lindy » Cet été, l'explorateur Robert D. Ballard lance une expédition dans l'océan Pacifique pour percer le mystère de la disparition de l'aviatrice américain...

Cet été, l’explorateur Robert D. Ballard lance une expédition dans l’océan Pacifique pour percer le mystère de la disparition de l’aviatrice américaine Amelia Earhart en 1937 lors de sa tentative de premier tour du monde féminin.

Partie de Lae (Nouvelle-Guinée), le matin du 2 juillet 1937, l’aviatrice a déjà parcouru près de 35 000 km dans sa tentative de tour du monde en avion qu’elle effectue avec son navigateur Fred Noonan.

Il leur reste 4 734 km avant d’atteindre l’île Howland, un petit territoire américain au milieu du Pacifique, où les attend, l’Itasca, un navire des garde-côtes.

« KHAQQ appelle Itasca. Nous devrions être au-dessus de vous, mais nous ne vous voyons pas. Le carburant commence à baisser. Je n’ai pas pu vous contacter par radio. Nous volons à 1 000 pieds… Nous cherchons au nord et au sud. »

Ce sont les derniers mots de l’intrépide aviatrice Amelia Earhart, nous sommes le 2 juillet 1937 et depuis ce jour personne ne sait ce qui est arrivé à l’aviatrice, à son navigateur et à leur avion, un bimoteur Lockheed Electra 10-E

Surnommée « Lady Lindy » en référence à son homologue Charles Lindbergh, Amelia Earhart est pourtant une aviatrice expérimentée : en 1928, elle est la 1re femme à traverser  l’océan Atlantique en avion. Quatre ans plus tard, elle renouvelle l’exploit mais cette fois en solitaire !

82 ans après sa disparition, du 7 au 25 août 2019, l’explorateur Robert D. Ballard, l’un des découvreurs du Titanic, embarquera à bord du navire Nautilus E/V et rejoindra avec toute son équipe l’île inhabitée de Nikumaroro dans le Pacifique, petit atoll des îles Phœnix, appartenant à l’archipel des Kiribati.

L'île Nikumaroro fait partie de l'archipel des Kiribati, dans l'océan Pacifique. ©Google Earth

L’île Nikumaroro fait partie de l’archipel des Kiribati, dans l’océan Pacifique. ©Google Earth

C’est sur cette île que se concentre les recherches car au fil des années, des indices y ont été découverts : des morceaux de vêtements, des restes de produits de beauté, qui pourraient appartenir à l’aviatrice ; un morceau de hublot qui proviendrait de son avion…

« J’ai toujours été fasciné par l’histoire d’Amelia Earhart parce qu’elle a surpris le monde entier en réalisant ce que tout le monde pensait impossible… ça était une source d’inspiration dans ma propre carrière d’explorateur sous-marin ! » explique Robert D.Ballard

L'île Nikumaroro où aurait disparu Amelia Earhart ©Google Map

L’île Nikumaroro où aurait disparu Amelia Earhart ©Google Map

L’expédition se déroulera en 2 parties :

  • L’équipe de Robert D. Ballard sondera les fonds marins autour de l’île avec les robots sous-marins téléguidés (ROV), Hercules et Argus pour tenter de localiser l’épave de l’avion ;
Le navire d'exploration Nautilus © Nautilus Live / Ocean Exploration Trust

Le navire d’exploration Nautilus © Nautilus Live / Ocean Exploration Trust

  • Une équipe d’archéologues, dirigée par Fredrik Hiebert, archéologue en résidence de la National Geographic Society, effectuera des recherches sur l’île.

L’expédition sera filmée par National Geographic et fera l’objet d’un documentaire de 2 heures qui sera diffusé le 20 octobre 2019.

« Nous avons une équipe incroyable d’experts, de scientifiques et d’explorateurs qui travaillent d’arrache-pied pour réaliser cette expédition ambitieuse.

Grâce à une technologie de pointe et à des décennies de preuves recueillies depuis sa disparition sur l’île, je pense que nous avons une véritable chance de réécrire l’histoire en résolvant l’un des plus grands mystères de notre temps. » déclare Robert D.Ballard


Cette expédition est financée par National Geographic Partners et National Geographic Society sous la direction de Ocean Exploration Trust, la société privée d’exploration océanographique de Robert D. Ballard.

Une partie de l’équipe franco-américaine qui a localisé l’épave du Titanic le 1er septembre 1985

Une partie de l’équipe franco-américaine qui a localisé l’épave du Titanic le 1er septembre 1985
Jean JARRY à droite, Jean-Louis MICHEL à gauche encadrant Robert BALLARD au centre © Collection Jean Jarry

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