L’Echo des abysses

Le DRASSM expertise les sites sous-marins à Saint-Pierre et Miquelon © DRASSM 2019
16/09/2019
Outre-mer : des épaves à la loupe La France possède le 2e plus vaste espace maritime du monde (11 millions de km²) réparti dans tous les océans et mers du globe, des Antilles à la Gu...

La France possède le 2e plus vaste espace maritime du monde (11 millions de km²) réparti dans tous les océans et mers du globe, des Antilles à la Guyane en passant par Saint-Pierre et Miquelon.

Des territoires marins (95% !) qui ne sont pas négligés par les archéologues du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) !

Car si jusqu’à une période récente le DRASSM s’était surtout concentré sur les très nombreuses épaves gisant dans les fonds marins de la France métropolitaine, les archéologues sous-marins enquêtent, depuis l’aube des années 2000, au plus près des épaves d’Outre-mer.

Ainsi en 2019, le DRASSM a retenu plusieurs sites ultra-marins dont :

  • L’épave de L’Anémone, une goélette de la Marine royale affectée aux Douanes
    de la Guadeloupe et perdue en 1824 dans la baie des Saintes en Guadeloupe (au nord-ouest de l’île de Terre-de-Haut). Les archéologues y poursuivront leurs fouilles.
L'épave de L'Anémone a coulé dans la baie des Saintes au nord-ouest de l'île de Terre-de-Haut (Guadeloupe) © Google Earth

L’épave de L’Anémone a coulé dans la baie des Saintes au nord-ouest de l’île de Terre-de-Haut (Guadeloupe) © Google Earth

  • La recherche de l’épave du navire négrier Leusden (de la Compagnie Hollandaise des Indes Occidentales) à l’embouchure du fleuve Maroni en Guyane.

Ce navire, parti d’Elmina, au Ghana, avec 680 Africains réduits en esclavage à son bord, devait rejoindre Paramaribo, au Surinam. Il a sombré le 1er janvier 1738 faisant 664 victimes parmi les esclaves.

C’est l’une des plus grandes tragédies maritimes qui ait émaillé l’histoire des échanges négriers à travers l’ Atlantique.

Le DRASSM recherche l'épave du navire négrier Leusden à l'embouchure du fleuve Maroni en Guyane © Google Earth

Le DRASSM recherche l’épave du navire négrier Leusden à l’embouchure du fleuve Maroni en Guyane © Google Earth

Slave Ship (Le bateau négrier), peinture de Joseph Mallord William Turner, 1840 © Museum of Fine Arts Boston

Slave Ship (Le bateau négrier), peinture de Joseph Mallord William Turner, 1840 © Museum of Fine Arts Boston

  • La recherche de sites sous-marins à Saint-Pierre et Miquelon, tant sur le littoral de l’isthme de Miquelon-Langlade qu’au sein des étangs et lagunes de Grand Etang et du Grand Barachois.
Les sites sous-marins de Saint-Pierre et Miquelon sont expertisés par les archéologues. © Google Earth

Les sites sous-marins de Saint-Pierre et Miquelon sont expertisés par les archéologues. © Google Earth

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Glacier en Arctique © Northwest Passage Project
12/09/2019
Microplastiques : des quantités inquiétantes en Arctique Perles, fibres, filaments... ce n'est pas du plancton qu'ont découvert les scientifiques de l'expédition Northwest Passage Project dans les glac...

Perles, fibres, filaments… ce n’est pas du plancton qu’ont découvert les scientifiques de l’expédition Northwest Passage Project dans les glaces de l’Arctique mais bel et bien des quantités inquiétantes de microplastiques de toutes tailles et couleurs !

« À l’échelle microscopique, où nous ne voyions que du plancton, nous avons trouvé pas mal de plastique dans la glace de mer. »

Tel est le triste constat de Brice Loose, océanographe à l’École supérieure d’océanographie de l’Université du Rhode Island (États-Unis) et chef de l’expédition.

À l’occasion de l’expédition à bord du brise-glace Oden qui s’est déroulée en juillet et août 2019 dans le passage du Nord-Ouest, les scientifiques ont en effet prélevé 18 carottes de glace dans le détroit de Lancaster : un lieu de l’Arctique canadien que les scientifiques pensaient isolé et à l’abri de la pollution et pourtant…

Le Brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

Le Brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

Ils ont fait in situ l’observation que le plastique était visible à l’œil nu tant la quantité était importante. Un choc pour les scientifiques et les 25 étudiants qui les accompagnaient…

« L’omniprésence du plastique, ça a été pour nous comme un coup de poing dans le ventre. »

La pollution par les microplastiques dans la glace de mer en Arctique a été découverte en 2014 par les chercheurs de l’Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine.

Toutefois, c’est la première fois qu’on découvre la présence de plastique dans la glace – à la fois la glace pluriannuelle et la glace de première année – du passage du Nord-Ouest.

En effet, les premiers éléments de recherche montrent que la glace échantillonnée semble avoir plus d’un an et qu’elle a probablement dérivé dans le détroit de Lancaster à partir des régions plus centrales de l’Arctique emmenant avec elle le plastique croisé sur son chemin. Brice Loose explique ce phénomène :

« La glace de mer agit comme un concentrateur de tout ce qui se trouve dans l’eau, en raison du rinçage continu de l’eau de mer à travers la glace, même après sa formation. Par ce processus, la glace a tendance à s’accumuler et à concentrer les nutriments, les algues… et les microplastiques. »

Cette concentration de microplastiques dans la glace de mer peut avoir une incidence sur la structure de la glace, sur son absorption du rayonnement solaire ainsi que sur son interaction avec le phytoplancton et le zooplancton.

Pour comprendre les dommages que cette « épidémie » de plastique cause à la faune arctique, l’équipe du Northwest Passage Project va analyser plus finement les échantillons.


L’expédition Northwest Passage Project à bord du brise-glace suédois The Oden s’est déroulée du 18 juillet au 4 août 2019.

Elle est principalement axée sur l’étude de l’impact des changements climatiques sur l’Arctique, dont le rôle en tant que système de refroidissement de la planète est compromis par la disparition rapide de la glace marine en été.

Itinéraire du brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

Itinéraire du brise-glace Oden ©Northwest Passage Project

 
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Opération Fillthebottle 2019 © La Cité de la Mer
10/09/2019
Participez au challenge « Fill the bottle » Jeter par terre, c'est jeter dans l'Océan ! Saviez-vous qu'au moins 30 milliards de mégots de cigarettes seraient jetés au sol chaque année en Fr...

Jeter par terre, c’est jeter dans l’Océan !

Saviez-vous qu’au moins 30 milliards de mégots de cigarettes seraient jetés au sol chaque année en France ?

Saviez-vous qu’un mégot de cigarette est susceptible, à lui seul, de polluer 500 litres d’eau et met en moyenne 12 ans à se dégrader dans la nature ?

Jusqu’au 16 octobre 2019, La Cité de la Mer vous propose de participer au challenge #Fillthebottle, qui signifie « remplissez la bouteille » et de gagner, si vous êtes tiré au sort, une entrée à La Cité de la Mer !

Le principe : ramasser le plus de mégots de cigarettes jusqu’à remplir entièrement une bouteille.

Vous êtes partant(e) ?

  1. Collectez des mégots de cigarettes dans une bouteille de 1.5L (n’oubliez pas d’utiliser des gants)
  2. Téléchargez et remplissez le bulletin de participation : cliquez-ici
  3. Déposez votre bouteille et votre bulletin de participation soit à :
    – La Médiathèque de La Cité de la Mer (du lundi au vendredi de 13h30 à 18h)
    – La billetterie de La Cité de la Mer (du samedi au dimanche de 10h à 18h)

Si votre bulletin de participation est tiré au sort, vous gagnerez 1 entrée à La Cité de la Mer !

Le règlement est disponible ici

Saviez-vous qu’un mégot de cigarettes est susceptible, à lui seul, de polluer 500 litres d’eau © La Cité de la Mer

Saviez-vous qu’un mégot de cigarettes est susceptible, à lui seul, de polluer 500 litres d’eau © La Cité de la Mer

Jeter à terre c'est jeter dans l'Océan ! © La Cité de la Mer

Jeter à terre c’est jeter dans l’Océan ! © La Cité de la Mer

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