L’Echo des abysses

Protégez le patrimoine culturel subaquatique pour les générations futures © Harun Özdas/UNESCO
01/11/2019
En Suisse aussi, les épaves sont protégées… La Suisse vient de ratifier, le 25 octobre dernier, la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de l'UNESCO. Car oui...

La Suisse vient de ratifier, le 25 octobre dernier, la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de l’UNESCO. Car oui, la Suisse dispose d’un patrimoine subaquatique important dans ses lacs et ses rivières !

La Confédération helvétique fait dorénavant partie des 62 États qui se sont engagés à protéger le patrimoine culturel constitué par les épaves et les vestiges submergés, depuis au moins un siècle.

Si la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, s’est réjouie de la ratification helvétique, elle a également lancé un appel afin d’élargir encore davantage le cercle des pays adhérant à la Convention :

Le patrimoine subaquatique est essentiel à la compréhension de notre histoire commune. La préservation de ce patrimoine est capitale à l’heure où celui-ci est menacé par l’impact des activités humaines et les effets du changement climatique.

Respectez les mesures de protection des sites ©Arqua/UNESCO

Respectez les mesures de protection des sites © Arqua/UNESCO

Adoptée en 2001, la Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique a été mise en place afin d’assurer la même protection au patrimoine submergé que celle accordée au patrimoine terrestre.

Ne vendez pas notre patrimoine commun © Christian Grondin/UNESCO

Ne vendez pas notre patrimoine commun © Christian Grondin/UNESCO

La Convention a également donné, à la communauté internationale, les moyens juridiques de lutter contre le pillage et l’exploitation commerciale, à des fins de profit individuel, de toutes les épaves et les vestiges submergés.

Demandez les permissions pour plonger sur des sites signalés © Greg Adams/UNESCO

Demandez les permissions pour plonger sur des sites signalés © Greg Adams/UNESCO

Pour en savoir +  consultez aussi le code de déontologie de l’UNESCO…

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Pour faire fuir ses prédateurs la méduse Atolla émet des flashs bleus © Image courtesy of Journey into Midnight: Light and Life Below the Twilight Zone
25/10/2019
Moins d’espèces bioluminescentes au fond de l’Océan Une équipe de chercheurs, dont la post-doctorante Séverine Martini (Institut de la Mer de Villefranche, Sorbonne Université/CNRS), en collaboratio...

Une équipe de chercheurs, dont la post-doctorante Séverine Martini (Institut de la Mer de Villefranche, Sorbonne Université/CNRS), en collaboration avec l’institut océanographique américain MBARI et le laboratoire de biologie marine de l’université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique), a découvert que 30 à 41% des organismes qui vivent près du fond de l’Océan peuvent émettre de la lumière… loin des 75% vivant en pleine eau

Peu d’études avaient été menées sur ce sujet… Les chercheurs ont ainsi analysé plus de 150 000 données basées sur des vidéos enregistrées, entre 1991 et 2016, par des robots sous-marins téléopérés dans la baie de Monterey (Océan Pacifique) à une profondeur allant jusqu’à 3 972 mètres.

Largement méconnue, la bioluminescence est pourtant un atout important pour les espèces marines qui en sont dotées, elle permet :

  • d’attirer des proies ; 
  • de fuir à l’approche d’un prédateur ;
  • de se reconnaître entre individus d’une même espèce pour se reproduire.
Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Bioluminescence observée chez Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Bioluminescence observée chez Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Cette étude parue dans Scientific Reports  permet de mettre en évidence une différence écologique majeure entre pleine mer et fonds marins.

Elle appelle à étudier davantage le phénomène de la bioluminescence d’autant que les profondeurs marines, au-delà de 500 mètres, sont encore largement inexplorées…

Bioluminescence observée chez Pannychia moseleyi (concombre de mer) © S. Haddock – MBARI

Bioluminescence observée chez Pannychia moseleyi (concombre de mer) © S. Haddock – MBARI

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Une des baies de Nouméa en Nouvelle-Calédonie © Image par Dominique Delisle de Pixabay
15/10/2019
Un futur observatoire sous-marin franco-japonais dans le Pacifique… L'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer) et l'Institut océanographique japonais JAMSTEC travaillent à la mise en p...

L‘Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer) et l’Institut océanographique japonais JAMSTEC travaillent à la mise en place d’un futur observatoire sous-marin dans le Pacifique, basé en Nouvelle-Calédonie.

Pour déployer cet observatoire sous-marin, le Pacifique s’est aussitôt imposé, puis assez rapidement la Nouvelle-Calédonie pour 2 raisons principales : d’abord, pour s’appuyer sur les forces de recherche et de développement technologique locales importantes, ensuite pour compter sur un écosystème entrepreneurial dynamique a expliqué Jean-Marc Daniel, directeur du Département Ressources physiques et Ecosystèmes de fond de Mer à Brest.

Une 1re réunion de travail franco-japonaise s’est tenue en septembre pour définir les objectifs scientifiques, technologies et socio-économiques de cet observatoire sous-marin.

Dans le futur, les centres des sites ultramarins, dont celui de Nouméa, auront vocation à jouer un rôle dans le développement de la politique internationale de l’Ifremer explique François Houllier, Président de l’Ifremer.

Collectivité d’Outre-mer, la Nouvelle-Calédonie est située à l’est de l’Australie dans l’Océan Pacifique, à environ 17 000 kilomètres de la France.

Ses eaux sont internationalement reconnues pour leur grande diversité d’habitats, d’espèces et leur bonne santé générale.

Gorgones, côte Est de la Nouvelle-Calédonie, dans la région de Thio © Ifremer / L. Loubersac

Gorgones, côte Est de la Nouvelle-Calédonie, dans la région de Thio © Ifremer / L. Loubersac

Cette diversité est due à la nature et à la profondeur très contrastées des fonds marins : de la zone de subduction aux monts sous-marins et aux plateaux.

Le récif néo-calédonien représente la seconde plus grande barrière au monde après celle de l’Australie.

De la zone totale étendue sur plus de 23 400 km2, quelques 15 000 km2 répartis en six sites sont aujourd’hui labellisés au Patrimoine Mondial de l’Humanité. La biodiversité marine de l’archipel est exceptionnelle avec plus de 9 000 espèces identifiées.

En 2014, le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie a créé le Parc naturel de la mer de Corail, qui couvre l’ensemble de sa zone économique exclusive.

Cette grande zone marine protégée fait de la Nouvelle-Calédonie un laboratoire « de terrain » propice au développement maritime durable dans le Pacifique Sud.

L’ensemble de la zone économique exclusive autour de la Nouvelle-Calédonie constitue le Parc Marin de la Mer de Corail. © Google Earth

L’ensemble de la zone économique exclusive autour de la Nouvelle-Calédonie constitue le Parc Marin de la Mer de Corail. © Google Earth

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