L’Echo des abysses

Pour fêter le 30e anniversaire du Shinkai 6500, rien ne vaut un bon gâteau ! © JAMSTEC
28/11/2019
Joyeux anniversaire Shinkai ! Le 28 novembre 2019, les équipes de l'Institut Océanographique japonais JAMSTEC ont célébré le 30e anniversaire de leur sous-marin d'exploration Shi...

Le 28 novembre 2019, les équipes de l’Institut Océanographique japonais JAMSTEC ont célébré le 30e anniversaire de leur sous-marin d’exploration Shinkai 6500 !

Achevé le 28 novembre 1989, le Shinkai 6500 fait partie du club très fermé des nations équipées de sous-marins habités pouvant atteindre 6 000 mètres de profondeur et plus :

  • La France avec le Nautile (6 000 mètres de profondeur)
  • La Russie avec les Mir-1 et Mir-2 (6 000 mètres de profondeur)
  • La Chine avec le Jiaolong  (7 000 mètres de profondeur)

Le Shinkai 6500 est utilisé pour des missions géologiques et biologiques. Il réalise de nombreuses campagnes pour étudier les sources d’eau chaude au fond des océans.

Toshiaki Sakurai, Pilote et chef d’équipe des plongées raconte :

Le Shinkai 6500 c’est comme notre enfant parce que nous prenons beaucoup soin de lui. Mais en même temps, c’est aussi notre père ou notre mère car, grâce à lui, nous avons avancé de manière significative en réalisant de nombreuses plongées ! Et quand nous sommes à son bord en plongée, il est comme notre petit(e) ami(e) qui va parfois dans notre sens et parfois non…

Le sous-marin japonais Shinkai 6500 en plongée © JAMSTEC

Le sous-marin japonais Shinkai 6500 en plongée © JAMSTEC

Les équipes du JAMSTEC ont fêté le 30e anniversaire du Shinkai 6500 © JAMSTEC

Les équipes du JAMSTEC ont fêté le 30e anniversaire du Shinkai 6500 © JAMSTEC

Un membre de l'équipe s’apprêtant à déguster le gâteau décoré d'animaux des abysses et de sources chaudes ! © JAMSTEC

Un membre de l’équipe s’apprêtant à déguster le gâteau décoré d’animaux des abysses et de sources chaudes ! © JAMSTEC

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25/11/2019
Découverte d’une épave à la profondeur record de 6 220 mètres ! Des images de l'épave d'un destroyer américain de classe Fletcher coulé, le 25 octobre 1944, lors de la bataille de Samar (au centre de l'archipel...

Des images de l’épave d’un destroyer américain de classe Fletcher coulé, le 25 octobre 1944, lors de la bataille de Samar (au centre de l’archipel des Philippines) ont été publiées par l’équipe du navire de recherche américain R/V Petrel.

Filmée par un robot sous-marin téléopéré (ROV) à 6 220 mètres de profondeur, c’est l’épave la plus profonde jamais connue ! Il pourrait s’agir du destroyer USS Johnston dont 141 des 327 membres d’équipage ont été sauvés. 

La bataille de Samar s’inscrit dans le cadre d’une opération militaire majeure de la guerre du Pacifique (la bataille du golfe de Leyte) qui a opposé les flottes américaines aux forces japonaises causant de lourdes pertes matérielles et humaines.

Aquarelle représentant la bataille de Samar réalisée par le Commandant Dwight C. Shepler © Naval History and Heritage Command

Aquarelle représentant la bataille de Samar réalisée par le Commandant Dwight C. Shepler © Naval History and Heritage Command

Environ 15 500 soldats américains et japonais ont perdu la vie durant ces combats qui se sont déroulés du 23 au 26 octobre 1944.

Cérémonie de mise en service de l'USS Johnston au large de Seattle le 27 octobre 1943. © U.S. Naval History and Heritage Command photograph. Catalog#: NH 63368

Cérémonie de mise en service de l’USS Johnston au large de Seattle le 27 octobre 1943. © U.S. Naval History and Heritage Command photograph. Catalog#: NH 63368


Le navire de recherche R/V Petrel affrété par Vulcan Inc. – une société créée par le cofondateur de Microsoft, Paul Allen – a découvert plus de 30 épaves de navires de guerre japonais ou américains comme l’USS Hornet ou l’USS Indianapolis.

Le navire de recherche américain RV Petrel © Vulcan Inc.

Le navire de recherche américain RV Petrel © Vulcan Inc.

Mise à l'eau du robot sous-marin (ROV) depuis le R/V Petrel © Vulcan Inc.

Mise à l’eau du robot sous-marin (ROV) depuis le R/V Petrel © Vulcan Inc.

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Flotteur Arvor © Ifremer/Olivier Dugornay
22/11/2019
Des flotteurs pour étudier le réchauffement de l’Océan Grâce aux flotteurs Argo Deep-Arvor développés par les équipes de l'Agence nationale de la recherche, l'Ifremer et le CNRS, les chercheurs récupèrent de...

Grâce aux flotteurs Argo Deep-Arvor développés par les équipes de l’Agence nationale de la recherche, l’Ifremer et le CNRS, les chercheurs récupèrent des mesures de température, de salinité et d’oxygène jusqu’à 4 000 mètres de profondeur. Objectif : établir plus finement le bilan thermique de l’Océan car une partie de la chaleur reçue par l’Océan demeure indétectée à ce jour…

Ainsi, en 50 ans, l’Océan – en absorbant plus de 90 % de l’excès de chaleur reçu par la Terre dû aux activités humaines – s’est réchauffé d’environ 0,8°C entre 0 et 2 000 m de profondeur.

Jusque-là, les données au-delà des 2 000 mètres étaient parcellaires, mais la nouvelle génération de flotteurs Deep-Arvor va permettre d’y remédier.

Ces flotteurs sont, en effet, paramétrés pour plonger jusqu’à 3 000 mètres de profondeur, y rester 10 jours, puis descendre à 4 000 mètres avant de remonter à la surface pour transmettre par satellite les données enregistrées.

À ce jour, sur les 4 000 flotteurs qui parcourent l’océan, seuls 96 plongent au-delà de 2 000 mètres. Parmi eux, 21 sillonnent les eaux profondes de l’Atlantique Nord, de l’Atlantique équatorial et de l’océan Austral.En 2020, 16 nouveaux flotteurs Deep-Arvor seront mis à l’eau dans l’Atlantique  nord.

L’ambition du réseau international Argo est de maintenir en opération 1 200 flotteurs profonds dans l’Océan d’ici 5 ans.

Ce réseau dense de flotteurs profonds nous aidera à comprendre comment se répartit le signal climatique dans 100 % du volume de l’océan global, contre 50 % avec les flotteurs plongeant à 2 000 mètres, explique Virginie Thierry (Laboratoire Océan Hauturier et Interactions d’échelles océaniques d’Ifremer).

Avant tout déploiement, les flotteurs Deep-Arvor sont testés dans le bassin d’essai de l’Ifremer. © Ifremer / O. DUGORNAY

Avant tout déploiement, les flotteurs Deep-Arvor sont testés dans le bassin d’essai de l’Ifremer. © Ifremer / O. DUGORNAY

Les flotteurs Argo Deep-Arvor sont également équipés de capteurs mesurant la concentration d’oxygène dissous dans l’eau. De cette donnée, les scientifiques déduisent l’âge relatif d’une masse d’eau : plus elle est jeune et a donc eu un contact récent avec l’atmosphère, plus sa concentration en oxygène est élevée ; à l’inverse, plus elle est vieille, plus sa concentration en oxygène est faible.

Grâce à ces mesures d’oxygène, nous avons observé comment une masse d’eau jeune récemment formée au voisinage de l’Islande et circulant à 2 750 m dans un chenal profond, se mélangeait avec une masse d’eau plus ancienne sous l’action des courants de surface particulièrement énergétiques à cet endroit, explique Virginie Thierry. En outre, aucun des flotteurs n’a suivi la trajectoire à laquelle on s’attendait au vu des courants dominants. L’un d’entre eux a même mis en évidence l’existence d’une nouvelle route profonde qui n’avait jamais été observée directement.

De telles informations sont cruciales pour améliorer les modèles de projections climatiques.

Répartition par pays des 3 867 flotteurs dans le monde (Septembre 2019) © Argo

Répartition par pays des 3 867 flotteurs dans le monde (Septembre 2019) © Argo

Cette étude établie par les scientifiques du Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS – Université de Bretagne Occidentale/CNRS/IRD/Ifremer) est publiée (en anglais) dans Journal of Geophysical Research.

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