L’Echo des abysses

L’Ifremer investit dans la société Kinéis : la construction d’un océan numérique s’accélère ! © Kinéis
10/02/2020
Un océan encore plus connecté ! L'Ifremer investit dans la société Kinéis, un opérateur satellitaire créé en 2019, héritier des technologies du système Argos existant depuis les années 1...

L’Ifremer investit dans la société Kinéis, un opérateur satellitaire créé en 2019, héritier des technologies du système Argos existant depuis les années 1980.

Kinéis doit déployer, à horizon 2022, une première constellation de 25 nanosatellites permettant d’offrir une connectivité dédiée à l’Internet des objets.

25 nanosatellites vont être déployés par Kinéis à horizon 2022 © Kinéis

25 nanosatellites vont être déployés par Kinéis à horizon 2022 © Kinéis

Selon l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse):

L’Internet des Objets (IoT, Internet of Things) se situe à la confluence des secteurs de l’informatique et des communications électroniques, où tout objet communique, peut être interrogé, envoie de l’information et interagit.

Ce système permettra, entre autres, à la communauté scientifique internationale de mieux connaitre, protéger et gérer durablement l’Océan au travers :

  • de la connexion de n’importe quel capteur ;
  • du suivi de n’importe quelle plateforme équipée : flotteur, bouée dérivante ou ancrée, ballon sonde, plateforme sismographique, balise de suivi d’animaux, etc. ;
  • de l’accès aux informations recueillies par les plateformes équipées depuis le bureau en temps réel ;
  • d’une interaction avec les balises.
Le système Kinéis permettra, par exemple, de suivre et d’étudier de manière encore plus efficace les animaux équipés de balises, comme cette tortue. © Kinéis

Le système Kinéis permettra, par exemple, de suivre et d’étudier de manière encore plus efficace les animaux équipés de balises, comme cette tortue. © Kinéis

Concernant l’aspect environnemental, le projet se veut exemplaire avec des nanosatellites qui, au-delà de respecter la Loi sur les Opérations Spatiales, ont pour objectif de de ne pas créer de débris spatiaux.

Les satellites Kinéis de moins de 30 kg seront équipés d’un système de propulsion électrique qui sécurisera les désorbitations en fin de vie et permettra d’éviter les collision.

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Au large de Cannes,17 amphores datant du 3e siècle avant JC, ont été remontées à la surface © Cliché A joncheray
25/01/2020
Découverte d’amphores du 3e siècle avant JC Au large de Cannes, à proximité des Iles de Lérins, 17 amphores datant du 3e siècle avant JC, ont été remontées à la surface. Elles gisaient à une vingtaine...

Au large de Cannes, à proximité des Iles de Lérins, 17 amphores datant du 3e siècle avant JC, ont été remontées à la surface. Elles gisaient à une vingtaine de mètres de profondeur.

C'est une découverte exceptionnelle et très rare pour les archéologues ! © Cliché A joncheray

C’est une découverte exceptionnelle et très rare pour les archéologues ! © Cliché A joncheray

Malgré cette faible profondeur, leur remontée n’a pas été aisée car elles étaient prises dans un mélange de sable et de racines. Leur enchevêtrement permet aux archéologues d’émettre 3 hypothèses : 

  • une partie de la cargaison est tombée car le navire s’est renversé ;
  • le navire s’est échoué un peu plus loin ;
  • le navire ne s’est pas échoué : les amphores auraient été jetées par dessus bord.

Anne Joncheray, archéologue et directrice du musée d’archéologie de Saint-Raphaël, explique :

Ces amphores dites « gréco-italiques » servaient au transport de vin de Campanie, un vin fabriqué près de Rome. La cargaison était certainement destinée à des comptoirs grecs comme Marseille ou Olbia (Sardaigne) car les principales villes romaines, comme Narbonne, n’étaient pas encore fondées.

C’est une découverte exceptionnelle et très rare pour les archéologues ! En effet, au 3e siècle avant JC, il y avait beaucoup de piratage dans le bassin méditerranéen et le commerce se développait relativement peu. 

Seules 4 épaves datant de cette époque sont actuellement connues.

La remontée des amphores n'a pas été aisée car elles étaient prises dans un mélange de sable et de racines. © Cliché Marc langleur

La remontée des amphores n’a pas été aisée car elles étaient prises dans un mélange de sable et de racines. © Cliché Marc langleur

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La société Planktovie, basée à Marseille, a conçu un bioréacteur qui tourne sur lui-même avec un angle de 3 degrés. © Planktovie
15/01/2020
Un mixer spécial pour le plancton Cultiver du plancton n'est pas si simple... Et parfois la solution se trouve juste sous nos pieds... C'est ainsi que la société Planktovie,...

Cultiver du plancton n’est pas si simple… Et parfois la solution se trouve juste sous nos pieds…

C’est ainsi que la société Planktovie, basée à Marseille, a conçu un bioréacteur qui tourne sur lui-même avec un angle de 3 degrés.

Il lui permet de produire en 1 journée, contre 5 dans des réacteurs classiques, une quantité de plancton trente fois supérieure.

Planktovie a en fait « copié » un bioréacteur (le « soft mixer ») imaginé par des chercheurs de l’Institut de recherche des phénomènes hors équilibre du CNRS.

Phytoplancton © NOAA MESA Project

Phytoplancton © NOAA MESA Project

Ses experts avaient en effet découvert que, grâce à l’inclinaison de l’axe de la Terre, le magma se mélangeait en douceur sous l’écorce terrestre. Pour faire la démonstration de ce concept, ils ont mis au point le « soft mixer » !

Un dispositif dorénavant breveté qui consiste donc à faire tourner un cylindre rempli de liquide, mais dont l’axe de rotation est incliné.

Appliqué à la culture du plancton, ce bioréacteur a de nombreux avantages par rapport aux mélangeurs traditionnels :

  • il fonctionne sans pale ni hélice ;
  • il mélange des substances sensibles (cellules et autres bio-organismes) sans les endommager ;
  • il utilise moins d’énergie.

Cette technologie permettrait de valoriser  85 % des molécules marines impossibles à ce jour à synthétiser, notamment dans le domaine de la santé.

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