L’Echo des abysses

La baleine franche de l'Atlantique nord (Eubalaena glacialis) aussi appelée baleine noire de l'Atlantique nord © NOAA Photo Library
14/08/2019
La baleine noire de l’Atlantique Nord mange… du plancton Une équipe de scientifiques de Pêches et Océans Canada, est actuellement en missiondans le golfe du Saint-Laurent pour étudier la baleine noire de l...

Une équipe de scientifiques de Pêches et Océans Canada, est actuellement en mission dans le golfe du Saint-Laurent pour étudier la baleine noire de l’Atlantique Nord (Eubalaena glacialis) et sa principale source de nourriture : le plancton !

Alors que la baleine noire de l’Atlantique Nord fait partie de la liste rouge établie par l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) dans la catégorie Espèce en danger, le gouvernement du Canada a lancé une mission afin de mieux comprendre les facteurs qui influent sur la répartition de sa principale source de nourriture  : les copépodes.

Ce petits crustacés, qui mesurent entre 100 micromètres et 3-4 millimètres, constituent une part importante du plancton animal (entre 60% et 80%).

Un copépode © Uwe Kils

Un copépode © Uwe Kils

Ils sont ainsi nombreux dans le golfe du Saint-Laurent, constituant une source de nourriture essentielle pour la baleine noire de l’Atlantique Nord.

« Nous recueillons et utilisons les meilleures données scientifiques disponibles pour prendre des décisions éclairées sur la meilleure façon de protéger la baleine noire de l’Atlantique Nord.

Savoir où se trouvent les baleines et leurs sources de nourriture nous permet de protéger cette espèce emblématique et les zones dont elles dépendent.

La recherche nous aidera à respecter notre engagement à protéger ces baleines en voie de disparition tout en continuant à promouvoir des possibilités durables de croissance économique. »

explique Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne.

Les chercheurs canadiens s’intéresseront également aux répercussions du bruit causé par le trafic maritime sur la baleine noire de l’Atlantique Nord, et les risques associés aux collisions avec les navires, aux empêtrements et aux déversements de pétrole. 

Cette expédition, débutée le 6 août, s’achèvera le 3 septembre à Rimouski, au Québec.

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Le robot Aquanaut conçu par l'entreprise américaine Houston Mechatronics © Houston Mechatronics
12/08/2019
Un robot « Transformers » sous-marin Non, ce n'est pas le énième volet d'un film de science fiction avec des robots extra-terrestres ! Une société américaine vient de créer un sous-marin ...

Non, ce n’est pas le énième volet d’un film de science fiction avec des robots extra-terrestres ! Une société américaine vient de créer un sous-marin capable de se transformer en robot humanoïde avec une tête et des bras !

Après le robot humanoïde Ocean One utilisé dans le cadre de fouilles archéologiques sous-marines, voici venu Aquanaut, conçu par la Houston Mechatronics Inc, une entreprise basée au Texas.

Développé par des ingénieurs, dont nombre ont acquis leurs compétences à l’agence spatiale américaine NASA, ce robot dernière génération est un trésor de technologie, combinant les aptitudes des robots sous-marins autonomes (AUV) et des robots sous-marins téléopérés (ROV).

Il a été initialement conçu afin de remplacer dans le futur les robots sous-marins téléopérés (ROV) pour effectuer des opérations de maintenance sur des plateformes pétrolière et gazière offshore.

À la différence des ROV, Aquanaut :

  • ne nécessiterait pas la présence d’hommes sur un navire à proximité ;
  • serait autonome car aucun câble ne le relie au navire de surface ;
  • serait plus économe : le coût d’intervention des ROV n’est pas négligeable, pouvant aller jusqu’à des centaines de milliers de dollars par jour !
Le robot Aquanaut avant qu'il ne se transforme et ne déploie sa tête et ses bras © Houston Mechatronics

Le robot Aquanaut avant qu’il ne se transforme et ne déploie sa tête et ses bras © Houston Mechatronics


Fiche technique de l’Aquanaut :

  • Capacité de déplacement en mode sous-marin : 200 kilomètres
  • Capacité de descente en profondeur : 300 mètres (avec pour prochain objectif 3 000 mètres)
  • Temps de transformation complète : 30 secondes
  • Équipement : 1 tête équipée de capteurs, de caméras stéréoscopiques et d’un sonar, 2 bras articulés (8 axes de rotation), pinces et outils de maintenance en soute interne, contrôle de poussée verticale (propulseurs)
  • Type d’alimentation : électrique (batterie lithium-ion)
  • Capacités : cartographie du fond marin, inspection et maintenance de vastes structures
  • Mode de communication avec l’extérieur : modem acoustique

Largué depuis un navire ou un hélicoptère, Aquanaut se rend seul sur le site des opérations et se transforme en déployant sa tête et ses deux bras articulés, grâce à des moteurs et des actionneurs qui séparent partie supérieure et inférieure.

Le robot Aquanaut est équipé de 2 bras articulés sur 8 axes de rotation. © Houston Mechatronics

Le robot Aquanaut est équipé de 2 bras articulés sur 8 axes de rotation. © Houston Mechatronics

Son puissant ordinateur de bord, lui permet de décider comment effectuer la manœuvre demandée par l’opérateur, qui n’a plus besoin d’actionner de manettes en temps réel !

Aquanaut n’est encore qu’à l’état de prototype : les ingénieurs travaillent sur un modèle capable de plonger  jusqu’à 3 000 mètres de profondeur, et sur un système lui permettant d’être contrôlé de n’importe où dans le monde !

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Gravure d'un navire du 15e siècle similaire à l'épave découverte en mer Baltique © Mercury Press
09/08/2019
Épave : mystère dans la Baltique… Exceptionnelle par son remarquable état de conservation et son caractère ancien, l'épave qui a été retrouvée par 120 mètres de fond, à 160 kilomètres au sud...

Exceptionnelle par son remarquable état de conservation et son caractère ancien, l’épave qui a été retrouvée par 120 mètres de fond, à 160 kilomètres au sud-ouest de Stockholm, en pleine mer Baltique, reste inconnue…

Reconstruction en 3D de l'épave retrouvée en mer Baltique ©MMT

Reconstruction en 3D de l’épave retrouvée en mer Baltique ©MMT

Repérée pour la première fois en 2009 par le sonar de l’Administration Maritime Suédoise (SMA), l’épave a été baptisée Okänt Skepp (pour navire inconnu).

C’est tout récemment, dans le cadre d’une opération de prospection des fonds marins, que la société suédoise MMT a permis aux scientifiques de filmer cette épave qui constitue un véritable trésor historique.

Grâce à un robot sous-marin téléguidé (ROV) déployé depuis le pont du Stril Explorer, une équipe dirigée par le Dr Rodrigo Pacheco-Ruiz, archéologue maritime, a réalisé une étude photogrammétrique (construction d’un modèle 3D grâce à des photos) qui a permis de dater l’épave en bois de l’époque de la Renaissance (fin 15e – début 16e siècle). Il précise :

« Ce navire est contemporain de l’époque de Christophe Colomb et de Léonard de Vinci, mais il démontre un niveau de conservation remarquable après cinq cents ans au fond de la mer, grâce aux eaux froides et saumâtres de la Baltique. (…) C’est presque comme s’il avait coulé hier, les mâts en place et la coque intacte. Toujours sur le pont principal – trouvaille incroyablement rare – se trouve le bateau annexe, utilisé pour transporter l’équipage à destination et en provenance du navire, appuyé contre le mât principal. C’est une vision vraiment étonnante. »

Les images révélées par l’exploration de l’épave montrent clairement les mâts, des ancres et des décorations sur la coque mais aussi la présence de canons.

Le navire englouti, qui mesure entre 16 et 18 mètres de long, constitue l’épave la plus ancienne et la mieux conservée de la Baltique connue à ce jour. Elle est le témoin d’une période clé dans la construction des territoires scandinaves lorsque la mer Baltique était le principal champ de bataille maritime.

Mais à qui appartenait ce navire et pourquoi a-t-il donc sombré puisqu’il ne présente aucun dommage ?

Tel est le mystère que les scientifiques devront résoudre grâce à des prélèvements lors d’une prochaine expédition

Les recherches ont été effectuées par le MMT en collaboration avec Deep Sea Productions de Carl Douglas, l’Institut de recherche en archéologie maritime de l’Université de Södertörn (MARIS) et le Centre for Maritime Archaeology (CMA).

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