L’Echo des abysses

Au large de Cannes,17 amphores datant du 3e siècle avant JC, ont été remontées à la surface © Cliché A joncheray
25/01/2020
Découverte d’amphores du 3e siècle avant JC Au large de Cannes, à proximité des Iles de Lérins, 17 amphores datant du 3e siècle avant JC, ont été remontées à la surface. Elles gisaient à une vingtaine...

Au large de Cannes, à proximité des Iles de Lérins, 17 amphores datant du 3e siècle avant JC, ont été remontées à la surface. Elles gisaient à une vingtaine de mètres de profondeur.

C'est une découverte exceptionnelle et très rare pour les archéologues ! © Cliché A joncheray

C’est une découverte exceptionnelle et très rare pour les archéologues ! © Cliché A joncheray

Malgré cette faible profondeur, leur remontée n’a pas été aisée car elles étaient prises dans un mélange de sable et de racines. Leur enchevêtrement permet aux archéologues d’émettre 3 hypothèses : 

  • une partie de la cargaison est tombée car le navire s’est renversé ;
  • le navire s’est échoué un peu plus loin ;
  • le navire ne s’est pas échoué : les amphores auraient été jetées par dessus bord.

Anne Joncheray, archéologue et directrice du musée d’archéologie de Saint-Raphaël, explique :

Ces amphores dites « gréco-italiques » servaient au transport de vin de Campanie, un vin fabriqué près de Rome. La cargaison était certainement destinée à des comptoirs grecs comme Marseille ou Olbia (Sardaigne) car les principales villes romaines, comme Narbonne, n’étaient pas encore fondées.

C’est une découverte exceptionnelle et très rare pour les archéologues ! En effet, au 3e siècle avant JC, il y avait beaucoup de piratage dans le bassin méditerranéen et le commerce se développait relativement peu. 

Seules 4 épaves datant de cette époque sont actuellement connues.

La remontée des amphores n'a pas été aisée car elles étaient prises dans un mélange de sable et de racines. © Cliché Marc langleur

La remontée des amphores n’a pas été aisée car elles étaient prises dans un mélange de sable et de racines. © Cliché Marc langleur

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La société Planktovie, basée à Marseille, a conçu un bioréacteur qui tourne sur lui-même avec un angle de 3 degrés. © Planktovie
15/01/2020
Un mixer spécial pour le plancton Cultiver du plancton n'est pas si simple... Et parfois la solution se trouve juste sous nos pieds... C'est ainsi que la société Planktovie,...

Cultiver du plancton n’est pas si simple… Et parfois la solution se trouve juste sous nos pieds…

C’est ainsi que la société Planktovie, basée à Marseille, a conçu un bioréacteur qui tourne sur lui-même avec un angle de 3 degrés.

Il lui permet de produire en 1 journée, contre 5 dans des réacteurs classiques, une quantité de plancton trente fois supérieure.

Planktovie a en fait « copié » un bioréacteur (le « soft mixer ») imaginé par des chercheurs de l’Institut de recherche des phénomènes hors équilibre du CNRS.

Phytoplancton © NOAA MESA Project

Phytoplancton © NOAA MESA Project

Ses experts avaient en effet découvert que, grâce à l’inclinaison de l’axe de la Terre, le magma se mélangeait en douceur sous l’écorce terrestre. Pour faire la démonstration de ce concept, ils ont mis au point le « soft mixer » !

Un dispositif dorénavant breveté qui consiste donc à faire tourner un cylindre rempli de liquide, mais dont l’axe de rotation est incliné.

Appliqué à la culture du plancton, ce bioréacteur a de nombreux avantages par rapport aux mélangeurs traditionnels :

  • il fonctionne sans pale ni hélice ;
  • il mélange des substances sensibles (cellules et autres bio-organismes) sans les endommager ;
  • il utilise moins d’énergie.

Cette technologie permettrait de valoriser  85 % des molécules marines impossibles à ce jour à synthétiser, notamment dans le domaine de la santé.

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Un copépode © Uwe Kils
02/01/2020
Nikon : un plancton marin au palmarès Nikon a dévoilé les gagnants du concours Nikon Small World in Motion qui récompense des vidéos en accéléré ou de courtes séquences prises au microscope. ...

Nikon a dévoilé les gagnants du concours Nikon Small World in Motion qui récompense des vidéos en accéléré ou de courtes séquences prises au microscope.

En 2e place, la vidéo de l’anglais Richard Kirby montrant un parasite Vampyrophrya nageant dans le corps de son hôte, un copépode.

Les copépodes constituent une part importante du zooplancton permanent puisqu’elle s’élève à 60% et jusqu’à 80% dans certains écosystèmes.

Ces petits crustacés, qui mesurent entre 100 micromètres et 3 – 4 millimètres, sont reconnaissables grâce à leurs deux antennes qui peuvent être aussi longues que leur corps et qui leur permettent de se déplacer.

Les copépodes jouent un rôle primordial dans la chaîne alimentaire puisqu’ils sont la base de nourriture de nombreux prédateurs comme les crustacés, les poissons, les méduses…

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