Moins d’espèces bioluminescentes au fond de l’Océan

25/10/2019
Pour faire fuir ses prédateurs la méduse Atolla émet des flashs bleus © Image courtesy of Journey into Midnight: Light and Life Below the Twilight Zone

Une équipe de chercheurs, dont la post-doctorante Séverine Martini (Institut de la Mer de Villefranche, Sorbonne Université/CNRS), en collaboration avec l’institut océanographique américain MBARI et le laboratoire de biologie marine de l’université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique), a découvert que 30 à 41% des organismes qui vivent près du fond de l’Océan peuvent émettre de la lumière… loin des 75% vivant en pleine eau

Peu d’études avaient été menées sur ce sujet… Les chercheurs ont ainsi analysé plus de 150 000 données basées sur des vidéos enregistrées, entre 1991 et 2016, par des robots sous-marins téléopérés dans la baie de Monterey (Océan Pacifique) à une profondeur allant jusqu’à 3 972 mètres.

Largement méconnue, la bioluminescence est pourtant un atout important pour les espèces marines qui en sont dotées, elle permet :

  • d’attirer des proies ; 
  • de fuir à l’approche d’un prédateur ;
  • de se reconnaître entre individus d’une même espèce pour se reproduire.
Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Bioluminescence observée chez Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Bioluminescence observée chez Umbellula © Dr. J. Mallefet – FNRS – UCL

Cette étude parue dans Scientific Reports  permet de mettre en évidence une différence écologique majeure entre pleine mer et fonds marins.

Elle appelle à étudier davantage le phénomène de la bioluminescence d’autant que les profondeurs marines, au-delà de 500 mètres, sont encore largement inexplorées…

Bioluminescence observée chez Pannychia moseleyi (concombre de mer) © S. Haddock – MBARI

Bioluminescence observée chez Pannychia moseleyi (concombre de mer) © S. Haddock – MBARI