Archives – L’Echo des abysses

Année 2019

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La mer Baltique est considérée comme la plus polluée au monde ©Pixabay
08/07/2019
Un « tueur de poissons » voyage en microplastique… Selon une étude allemande, l'algue planctonique (phytoplancton), Pfiesteria piscicida - dont le nom signifie "tueur de poissons" en raison de ...

Selon une étude allemande, l’algue planctonique (phytoplancton), Pfiesteria piscicida – dont le nom signifie « tueur de poissons » en raison de sa toxicité – préfère coloniser le plastique que le bois flotté.

Le phytoplancton toxique Pfiesteria piscicida colonise les microplastiques © UNC Sea Grant College Program

Le phytoplancton toxique Pfiesteria piscicida colonise les microplastiques © UNC Sea Grant College Program

 

Les chercheurs ont ainsi comparé la colonisation des microorganismes sur des particules de plastique (polyéthylène et polystyrène), de quelques millimètres de diamètre et sur du bois flotté immergés 15 jours dans 3 types de milieu différents :

  • différentes stations de la mer Baltique, l’une des plus grandes étendues d’eau saumâtre (mélange d’eau douce et d’eau de mer) du monde ;
  • la rivière Warnow (Allemagne) ;
  •  une usine de traitement des eaux usées.

Sur les 500 espèces de microorganismes présents sur les microplastiques, les chercheurs ont établi une liste de 20 « majoritaires » : l’algue planctonique Pfiesteria piscicida (de la famille des dinoflagellés) en fait partie. 

Elle a atteint des densités environ 50 fois plus élevées que dans l’eau environnante et environ 2 à 3 fois plus élevées que sur des particules de bois.

Microplastique (bleu) parmi le plancton (grossissement x40) ©La Cité de la Mer

Microplastique (bleu) parmi le plancton (grossissement x40) ©La Cité de la Mer

 

Cela suscite quelques inquiétudes car les microplastiques peuvent servir de mode de « transport » pour des organismes potentiellement envahissants ou nuisibles, avec des conséquences encore inconnues pour la faune sauvage.

« Les microplastiques peuvent représenter un habitat et un moyen de transport importants pour les microorganismes.

Nos expériences ont montré que les micro-organismes, par exemple les dinoflagellés tels que Pfiesteria piscicida, se développent et croissent sur des objets en plastique, où ils présentent des densités beaucoup plus élevées que dans l’eau environnante ou sur le bois flotté », explique Maria Therese Kettner de l’Institut-Leibniz (Berlin), auteur principal de l’étude.

 

Hans-Peter Grossart, de l’Institut-Leibniz (Berlin) et Directeur scientifique de l’étude précise que :

« Contrairement aux substances naturelles comme le bois ou les colonies d’algues, les particules microplastiques se décomposent extrêmement lentement et peuvent donc transporter les organismes qu’elles contiennent sur de longues distances.

Le plastique flottant peut donc jouer un rôle dans la dispersion de divers (micro)-organismes, y compris les espèces envahissantes, parasites et pathogènes. »


Cette étude, coordonnée par l’Université de Potsdam et l’Institut-Leibniz, est parue dans Frontiers le 5 juin 2019.

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Sur cette photo satellite, les concentrations de chlorophylle du phytoplancton sont indiquées en bleu (concentrations inférieures) et en jaune (concentrations supérieures).© NASA Earth Observatory: Beautiful Blooms in South Atlantic Ocean
06/07/2019
Découverte : les sources chaudes profondes alimentent le plancton végétal en fer dans l’océan Austral ! Une équipe de chercheurs français, anglais, allemands, canadiens et nord-étatsuniens révèle pour la première fois que les sources chaudes sous-marines...

Une équipe de chercheurs français, anglais, allemands, canadiens et nord-étatsuniens révèle pour la première fois que les sources chaudes sous-marines stimulent la présence et la concentration du plancton végétal  dans l’océan Austral.

On appelle ce phénomène de concentration de plancton végétal (phytoplancton) : efflorescence algale ou bloom phytoplanctonique.

Ils se traduisent par une augmentation relativement rapide de la concentration d’une (ou de quelques) espèce(s) de phytoplancton en eaux douces ou marines.

Cela se manifeste généralement par une coloration de l’eau (rouge, brun-jaune ou vert).

Ces blooms de plancton végétal sont essentiels à la vie marine et humaine : le phytoplancton, premier maillon de la chaîne alimentaire, va en effet favoriser le développement des mollusques, de poissons et de mammifères marins.

Le plancton végétal absorbe également le dioxyde de carbone et produit plus de 50 % de l’oxygène de l’air que nous respirons.

Image satellite d'une efflorescence algale © Norman Kuring, NASA’s Ocean Color Group

Image satellite d’une efflorescence algale © Norman Kuring, NASA’s Ocean Color Group

Jusqu’à ce jour, les scientifiques pensaient que les blooms de phytoplancton dans l’océan Austral était uniquement liée au fer issues des régions côtières et de la banquise.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs français, anglais, allemands, canadiens et nord-étatsuniens démontrent que les sources chaudes sous-marines jouent également un rôle dans leurs apparitions !

En effet, pour se développer, le plancton végétal a besoin de fer.

L’équipe de scientifiques a donc été bien étonnée de découvrir 2 efflorescences massives de phytoplancton au niveau du courant circumpolaire antarctique dans l’océan Austral : une zone qui présente habituellement des carences en fer…

Les scientifiques ont observé 2 efflorescences massives de phytoplancton au niveau du courant circumpolaire antarctique.

Les scientifiques ont observé 2 efflorescences massives de phytoplancton au niveau du courant circumpolaire antarctique.

 

Ces concentrations en plancton végétal se sont produites en décembre 2014 et 2015 en aval d’un arc de sources chaudes sous-marines actives situé au niveau de la dorsale océanique – gigantesque chaîne de montagnes sous-marines – sud-ouest indienne.

Le chercheur français Mathieu Ardyna (Sorbonne Université & CNRS, Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer) et auteur principal de l’étude, explique :

« Notre étude montre que le fer provenant des cheminées hydrothermales peut s’élever, parcourir des centaines de kilomètres en haute mer (ndlr : ici près de 1 200 km !) et permettre au phytoplancton de prospérer dans des endroits très inattendus. »

Les efflorescences algales ont eu lieu au niveau de sources chaudes sous-marines actives situées sur la dorsale océanique sud-ouest indienne (Southwest Indian Ridge sur la carte ci-dessus).

Les efflorescences algales ont eu lieu au niveau de sources chaudes sous-marines actives situées sur la dorsale océanique sud-ouest indienne (Southwest Indian Ridge sur la carte ci-dessus).

Les sources hydrothermales profondes dégagent, en effet, de nombreux éléments métalliques dont du fer qui par, le jeu des remontées d’eaux profondes, arrivent à la surface alimentant ainsi le phytoplancton.

Le chercheur français Mathieu Ardyna ajoute  :

« On sait depuis longtemps que les sources hydrothermales profondes créent des oasis de vie uniques. 

Jusqu’à récemment, les scientifiques pensaient que ces effets nourrissants demeuraient assez locaux.

Mais de plus en plus de preuves provenant de simulations informatiques laissent entendre que le fer et d’autres éléments vitaux rejetés par les sources hydrothermales peuvent en fait alimenter les efflorescences planctoniques dans des zones beaucoup plus vastes. »

Les sources hydrothermales dégagent de nombreux éléments métalliques dont le fer ©IFREMER

Les sources hydrothermales dégagent de nombreux éléments métalliques dont le fer ©IFREMER

Ces efflorescences particulières pourraient être plus fréquentes qu’on ne le pense dans l’océan Austral (ainsi que dans l’océan mondial), en raison du nombre élevé des sources hydrothermales.

Pour parvenir à ces conclusion, les chercheurs ont combiné des données issues :

 


Cette étude (en anglais) est parue le 5 juin 2019 dans la revue Nature Communication.

Les laboratoires français impliqués dans cette étude sont le Laboratoire d’océanographie de Villefranche-sur-Mer (LOV/OOV, Sorbonne Universités / CNRS), le Laboratoire d’océanographie et du climat : expérimentations et approches numériques (LOCEAN/IPSL, Sorbonne Université / CNRS / MNHN / IRD), le laboratoire TAKUVIK (Université Laval / CNRS), le Laboratoire d’océanographie microbienne (LOMIC/OOB, Sorbonne Universités / CNRS) et le Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS/OMP, Université Paul Sabatier / CNRS / CNES / IRD).

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Phytoplancton © NOAA MESA Project
01/07/2019
La 1re cartographie mondiale du phytoplancton La toute 1re cartographie mondiale du phytoplancton a été réalisée par des chercheurs de L'École Polytechnique Fédérale de Zurich (ETH). Leur étude mon...

La toute 1re cartographie mondiale du phytoplancton a été réalisée par des chercheurs de L’École Polytechnique Fédérale de Zurich (ETH). Leur étude montre une répartition inattendue.

Élément essentiel de l’écosystème océanique, le phytoplancton est constitué d’une très grande variété d’espèces (10 000 à 20 000), mais l’état de nos connaissances sur ces microorganismes reste encore lacunaire.

Grâce à un modèle informatique qu’ils ont développé, les auteurs de l’étude ont cartographié la distribution géographique du phytoplancton en étudiant les facteurs environnementaux qui expliquent cette répartition.

Carte de la répartition mondiale du phytoplancton en janvier. Les zones sombres indiquent une biodiversité élevée, les zones claires une faible biodiversité. Le nombre d'espèces n'a pas été déterminé pour les zones blanches. (Graphique : tiré de Righetti et al. Science Advances, 2019)

Carte de la répartition mondiale du phytoplancton en janvier. Les zones sombres indiquent une biodiversité élevée, les zones claires une faible biodiversité. Le nombre d’espèces n’a pas été déterminé pour les zones blanches. (Graphique : tiré de Righetti et al. Science Advances, 2019)

L’étude révèle que :

  • Les eaux tropicales comme les mers de l’archipel indonésien-australien, certaines parties de l’océan Indien ou de l’océan Pacifique équatorial, abritent la plus grande variété d’espèces tout au long de l’année,
  • Cette diversité diminue dans les régions subtropicales (au-delà de 30 degrés de latitude Nord et Sud, atteignant ses valeurs les plus basses autour de 55 degrés de latitude) puis augmente légèrement vers les pôles,
  • Les mers polaires présentent une plus grande diversité que les latitudes moyennes.

Cette dernière observation étonne les chercheurs.

« C’est remarquable parce que la distribution et la diversité des espèces sont normalement étroitement liées aux tendances des températures environnementales. » déclare Damiano Righetti, auteur principal de l’étude

En effet, selon la théorie métabolique traditionnellement admise, le température joue un rôle déterminant dans le développement des espèces : la diversité diminue en général continuellement vers les pôles, où la température est au plus bas !

D’autres facteurs influent donc sur la diversité du plancton. La force des courants et la turbulence pourraient être deux de ces facteurs, comme l’explique Damiano Righetti :

« Les fluctuations saisonnières et les turbulences océaniques qui prévalent dans les latitudes moyennes pourraient supprimer le développement de la biodiversité, même si les températures y sont plus élevées que dans les océans polaires. »

Les chercheurs ont également découvert que dans les latitudes moyennes, contrairement aux tropiques, la diversité du phytoplancton varie selon les saisons  : le nombre d’espèce reste stable mais la composition des espèces change en cours d’année!

Pour élaborer leur cartographie, les chercheurs ont modélisé la répartition spatio-temporelle de plus de 530 espèces de phytoplancton, prélevés dans 700 000 échantillons d’eau de tous les océans du monde.

Cette étude est parue le 5 mai 2019 dans la revue américaine Science Advances. Elle est importante car ces travaux devraient contribuer à prédire la variation de phytoplancton dans des conditions de température changeante, comme c’est le cas actuellement avec le réchauffement climatique.

Cette variation pourrait avoir de lourdes répercussions sur la chaîne alimentaire marine…

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Le sous-marin Titan d'OceanGate plonge à 4 000 mètres de profondeur © OceanGate Inc.
27/06/2019
Expédition Titanic reportée à 2020 L'entreprise américaine OceanGate reporte à 2020 l'expédition sous-marine programmée sur l'épave du Titanic. Tandis que les 6 expéditions (et 18 plongées...

L’entreprise américaine OceanGate reporte à 2020 l’expédition sous-marine programmée sur l’épave du Titanic.

Tandis que les 6 expéditions (et 18 plongées sur l’épave) étaient programmées pour l’Été 2019 et devaient débuter le 28 juin, OceanGate a reporté en raison du désistement de dernière minute de l’opérateur du navire-support du sous-marin Titan.

« Bien que nous ayons fait tous les efforts possibles pour trouver une solution, un changement de navire moins d’une semaine avant le début de l’affrètement compromet la sécurité de notre équipage et de nos spécialistes de mission et le succès global de la mission. »

Pour les 9 « explorateurs citoyens » – qui ont versé la somme de 168 000$ (148 000 euros)  –  ils conservent leur place pour la mission prévue en 2020.

Lors de cette prochaine mission, les « explorateurs citoyens », encadrés par une trentaine de membres d’équipage et de spécialistes, devraient avoir la chance de plonger à 3 800 mètres de profondeur sur l’épave du Titanic à bord du sous-marin d’exploration Titan. Ils participeront, entre autres, à :

  • l’évaluation de l’état de délabrement de l’épave, rongée par une bactérie ;
  • la collecte des images et des données afin de modéliser l’épave en 3D ;
  • l’étude de la faune et la flore qui ont colonisé l’épave.
La campagne menée par OceanGate permettra de réaliser un modèle numérique 3D de l'épave du Titanic et de son champ de débris © OceanGate Inc.

La campagne menée par OceanGate permettra de réaliser un modèle numérique 3D de l’épave du Titanic et de son champ de débris © OceanGate Inc.


Lancé en 2018, Titan est à ce jour le seul submersible capable d’accueillir 5 personnes : 1 pilote et 4 passagers.

Il a également la particularité d’être très léger avec ses 8 600 kg (en comparaison, le sous-marin américain Alvin pèse 20 000 kg !) ce qui le rend facile à manœuvrer.

Le sous-marin Titan d'OceanGate plonge à 4 000 mètres de profondeur © OceanGate Inc.

Le sous-marin Titan d’OceanGate plonge à 4 000 mètres de profondeur © OceanGate Inc.


La dernière expédition sur le site de l’épave du Titanic à bord d’un sous-marin d’exploration habité (en l’occurence Mir-1 et Mir-2 ) date de juillet 2005.

Cette expédition était menée par le réalisateur canadien James CAMERON en partenariat avec la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et la chaîne de télévision Dicovery Channel.


Pour suivre l’aventure d’OceanGate, Titanic Survey Expedition, c’est par ici : http://www.titanicsurveyexpedition.com/

Pour en savoir plus sur l’histoire du Titanic, découvrez notre dossier thématique !

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La station bathyale est installée sur une barge tractée par un remorqueur qui se déplacera au large des côtes méditerranéennes entre Marseille et Monaco. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5
24/06/2019
« Planète Méditerranée », la nouvelle expédition de Laurent Ballesta Laurent Ballesta et trois autres plongeurs vont vivre une expérience inédite : cohabiter dans un module pressurisé de 5m2 pendant 28 jours afin d?...

Laurent Ballesta et trois autres plongeurs vont vivre une expérience inédite : cohabiter dans un module pressurisé de 5m2 pendant 28 jours afin d’explorer sans limite les grandes profondeurs de la Méditerranée par 120 mètres.

Cette mission d’exploration qui se déroulera entre le 1er juillet et le 28 juillet 2019 sera possible grâce au mariage de 2 techniques :

  • la plongée à saturation (confinement dans un espace maintenu sous pression)
  • la plongée sportive profonde (utilisation de scaphandres recycleurs).

Pour éviter les interminables paliers de décompression à faire lors d’une plongée classique, une station pressurisée a été adaptée à l’expédition pour maintenir
la pression des grandes profondeurs.

La décompression ne se fera donc qu’à la fin de leur mission de quatre semaines, et durera 3 jours.

Laurent Ballesta et 3 autres plongeurs vont  cohabiter dans un module pressurisé de 5m2 pendant 28 jours afin d’explorer les profondeurs de la Méditerranée. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5

Laurent Ballesta et 3 autres plongeurs vont cohabiter dans un module pressurisé de 5m2 pendant 28 jours afin d’explorer les profondeurs de la Méditerranée. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5

Cette station est installée sur une barge tractée par un remorqueur qui se déplacera au large des côtes méditerranéennes entre Marseille et Monaco (300 km de littoral) pour explorer les différents sites définis.

D’une taille de 10 m2, la station bathyale est divisée en 3 parties :

  • un module de vie,
  • un module vestiaire
  • un module de transition appelé “tourelle de plongée” qui descendra les plongeurs chaque jour à grandes profondeurs. Une fois l’exploration terminée,  la tourelle remontera les plongeurs à leur module de vie. Les explorateurs y trouveront nourriture et chaleur pour se reposer avant la prochaine mission.
Une tourelle de plongée permettra aux plongeurs de faire la "navette" entre la station bathyale et les zones à explorer. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5

Une tourelle de plongée permettra aux plongeurs de faire la « navette » entre la station bathyale et les zones à explorer. ©Laurent Ballesta, Andromède Océanologie, GOMBESSA 5

L’expédition peut se découper en 4 zones d’exploration, chacune ayant ses enjeux
et découvertes :

Zone 1 : de Marseille à Bandol | 14 sites d’exploration dont :

  • Le banc des Blauquières et le banc de l’Esquine (de 70 à 200 m)
    La plus belle forêt de corail noir et la plus grande concentration d’oursins crayons jamais croisés lors de leur prospection.
  • L’épave du Natal, au large de Marseille (120 m)
    Paquebot de 130 m de long qui sombra lors d’une collision avec un cargo en 1917, emportant son capitaine et 103 autres victimes. l’épave est un récif riche en poissons,
    et dominée par des colonies d’huîtres creuses.

Zone 2 : de Carque iranne à Saint-Tropez | 8 sites d’exploration dont :

  • Le banc de Magaud (80 m)
    Sur plusieurs kilomètres se dresse une des plus grandes forêts de laminaires endémiques de la Méditerranée.

Zone 3 : de Sainte-Maxime à Antibes | 9 sites d’exploration dont :

  • Les tombants du cap d’Antibes (de 70 à 100 m)
    Corail noir et coraux profonds, station de nettoyage de poissons lune.

Zone 4 : D’Antibes à Monaco | 8 sites d’exploration dont :

  • Les Roches Saint Nicolas à Monaco (de 60 à 70 m)
    Massif coralligène à grandes gorgones caméléon, site isolé mal connu,
    riche en biodiversité.
  • Le tombant des Américains (50 à 200 m)
    Vaste falaise sous-marine verticale criblée de nombreuses petites
    grottes. Présence de nombreuses espèces de poissons profonds

Cliquez ici pour consulter le dossier de presse

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Relevage du panier de levage avec une jarre sur l'épave de Brunei ©Osada Frédéric, Ministère de la Culture - DRASSM
21/06/2019
Des experts du monde entier se mobilisent pour protéger le patrimoine subaquatique Du 17 au 19 juin 2019, l?Unesco et la France organisent à Brest une conférence internationale réunissant 150 experts du monde entier sur la questi...

Du 17 au 19 juin 2019, l’Unesco et la France organisent à Brest une conférence internationale réunissant 150 experts du monde entier sur la question de la sauvegarde du patrimoine culturel abrité par les fleuves, les lacs, les rivières, les mers et les océans de notre planète.

L’objectif de cette conférence : faire mieux comprendre aux États membres de l’Unesco les enjeux de la  Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique.

Ratifiée à ce jour par 61 États, elle a pour vocation de leur permettre de mieux protéger leur patrimoine immergé.

Fouilles archéologiques sur l'épave de Ploumanac'h © DRASSM

Fouilles archéologiques sur l’épave de Ploumanac’h © DRASSM

Parmi les intervenants, l’archéologue Michel L’Hour, Directeur du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) qui travaille notamment sur la recherche des épaves Cordelière et Regent au large de Brest.

Il explique :

« Je crois que si le grand public s’approprie ce patrimoine culturel subaquatique, alors on sera sur la bonne voie pour en assurer la protection, parce que le public considérera  que c’est quelque part son héritage. »

Michel L’Hour participe à 3 tables-rondes dont « Au croisement de l’histoire et de la science-fiction : quand les robots contribuent à étudier les épaves menacées des abysses« .

Le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines français, avec ses partenaires internationaux, a en effet mis au point des outils – comme le robot humanoïde Ocean One – qui permettront de réaliser, dans le futur, des fouilles archéologiques jusqu’à 2 000 mètres de profondeur, repoussant ainsi les limites de l’exploration et du travail sous-marin.

Le robot humanoïde Ocean One et Michel L'Hour, directeur du DRASSM ©Teddy Seguin-2016

Le robot humanoïde Ocean One et Michel L’Hour, directeur du DRASSM ©Teddy Seguin-2016

La Conférence internationale sera suivie de la 7e Assemblée des États  membres de la Convention sur la Protection du Patrimoine Culturel Subaquatique (2001) les 20 et 21 juin au siège de l’UNESCO à Paris. Elle réunira tous les acteurs majeurs investis dans la mise en œuvre de la Convention.

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Seiche géante (Sepia latimanus) © Nemo's great uncle
17/06/2019
Ma thèse en 180 secondes : Une Normande récompensée Ma thèse en 180 secondes permet aux doctorants de présenter leur sujet de recherche, en 3 mn, dans un langage clair, concis et accessible à des n...

Ma thèse en 180 secondes permet aux doctorants de présenter leur sujet de recherche, en 3 mn, dans un langage clair, concis et accessible à des non-spécialistes !

Sur les 600 inscrits au départ de cette 6e édition, 16 étudiants restaient encore en lice lors de la grande finale nationale qui s’est déroulée le 13 juin 2019 à la Maison de la culture de Grenoble.

Parmi les 3 lauréats retenus : Apolline Chabenat, doctorante en écotoxicologie à l’Université Le Havre Normandie, qui a reçu le 3e Prix du Jury pour la présentation de ses travaux sur les « Effets des antidépresseurs sur les populations de seiche et de crabe des côtes normandes » menés au laboratoire « Stress environnementaux et biosurveillance des milieux aquatiques » (SEBIO).

J’étudie deux maîtres du camouflage : la seiche et le crabe vert. […] Le grand public […] connaît les antidépresseurs mais pas forcément les incidences qu’ils peuvent avoir lorsqu’en tirant la chasse d’eau, des quantités infimes certes mais détectables quand même se retrouvent dans la mer. […]

Je me suis donc demandé si à terme le crabe vert et la seiche pouvaient être mis en danger par les résidus dans la mer. (actu.fr)

Apolline Chabenat s’intéresse plus particulièrement aux effets des antidépresseurs sur la sérotonine qui sert au crabe et à la seiche pour se camoufler et échapper aux prédateurs.

La sérotonine est un messager chimique du système nerveux central impliqué par exemple dans le sommeil, l’agressivité, les comportements alimentaires et sexuels ou la dépression.

Les scientifiques ont déjà constaté que l’utilisation des antidépresseurs chez l’homme provoquaient des modifications au niveau de la sérotonine…

Le concours « Ma thèse en 180 secondes » est organisé par le CNRS et la Conférence des présidents d’université (CPU).

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Combat naval de l'Hermione en 1781 © Auguste-Louis de Rossel de Cercy — Musée national de la marine
14/06/2019
L’ancre de l’Hermione présentée au public Après avoir été présentée pour la première fois au public lors de l'événement nautique et artistique « Débord de Loire », l'ancre restaurée de la célèbre frégat...

Après avoir été présentée pour la première fois au public lors de l’événement nautique et artistique « Débord de Loire », l’ancre restaurée de la célèbre frégate Hermione rejoindra l’exposition « La Mer XXL » du 29 juin au 10 juillet 2019 à Nantes.

Longue de 4,20 mètres et large de 2,60 mètres pour un poids de 1,2 tonne, cette ancre en fer forgé a été remontée lors d’une campagne de fouilles réalisée en 2005 sur l’épave de l’Hermione.

Entreprise par l’équipe de Michel Vasquez, président de l’association Armada, inventeur de l’épave, sous la direction scientifique du DRASSM (Département des Recherches Subaquatiques et Sous-Marines du ministère de la Culture), ces fouilles avaient permis de remonter à la surface plusieurs pièces imposantes dont l’ancre et 2 canons.

L’ancre a ensuite été restaurée durant 4 ans au laboratoire départemental Arc’Antique, seul établissement en France à restaurer des pièces sous-marines de cette envergure, selon un protocole très précis :

  • retrait de la couche minérale qui la recouvrait,
  • dessalement par électrolyse pendant 3 ans,
  • nettoyage,
  • comblement des lacunes,
  • protection à la cire.


Mise à l’eau en mai 1779, l’Hermione faisait partie d’un programme de rénovation navale initié par Louis XVI.

Son heure de gloire date du 21 mars 1780 quand le marquis de La Fayette embarque à bord à Rochefort pour aller combattre aux côtés des insurgés américains en quête d’indépendance.

Après 38 jours de navigation, il rejoint Boston et les troupes du Général Washington avec lesquelles il assiège la ville de Yortown, un an et demi plus tard.

Naviguant le long des côtes américaines pour traquer les navires anglais, l’Hermione participe à des victoires décisives et devient un symbole de liberté et de la fraternité franco-américaine.

L’Hermione durant un combat naval © Auguste Louis de Rossel de Cercy - Wikimedia commons

L’Hermione durant un combat naval © Auguste Louis de Rossel de Cercy – Wikimedia commons

La frégate rentre en France en février 1782. Elle est ensuite envoyée aux Indes (golfe du Bengale) où elle mène campagne jusqu’en 1784.

Le 20 septembre 1793, à la sortie de l’estuaire de la Loire, par beau temps et vent modéré, le pilote Guillaume Guillemin du Conquet, sous le commandement du Capitaine de vaisseau Martin, échoue la frégate sur le plateau du Four (haut-fond rocheux de l’océan Atlantique, situé au large du Croisic et de La Turballe).

Peu après, la cale est éventré, le navire bascule  et sombre. L’équipage est sauvé par les chasse-marées.

Il faut attendre 1984 pour qu’un passionné d’archéologie sous-marine, Michel Vasquez, découvre l’épave de l’Hermione au large du Croisic.

Depuis 2009, le DRASSM a confié l’ancre et les canons de l’Hermione au Château des ducs de Bretagne à Nantes qui en assume la responsabilité scientifique.

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Immersion virtuelle sur la cheminée hydrothermale Tour Eiffel située sur le site de Lucky Strike © Ifremer
13/06/2019
Immersion dans les grands fonds Une équipe de scientifiques de l'Ifremer et de l'Institut de physique du globe de Paris a embarqué depuis le 10 juin à bord du navire d'exploratio...

Une équipe de scientifiques de l’Ifremer et de l’Institut de physique du globe de Paris a embarqué depuis le 10 juin à bord du navire d’exploration Pourquoi pas ? Direction : les Açores.

Là au milieu de l’Atlantique, à 1 700 mètres de profondeur, se trouve le site de Lucky Strike 

Situé au sommet d’un volcan sous-marin, Lucky Strike se présente sous la forme d’une vingtaine de sources chaudes sous-marines – dont une baptisée « tour Eiffel » – entourant un ancien lac de lave.

Le site de Lucky Strike se situe sur la dorsale Médio-Atlantique, à 1 700 mètres de profondeur

Le site de Lucky Strike se situe sur la dorsale Médio-Atlantique, à 1 700 mètres de profondeur

C’est là que depuis 2010, un observatoire sous-marin bardé de capteurs suit l’activité volcanique et observe les animaux des grands fonds. 

Jusqu’au 4 juillet, l’équipe scientifique va récolter les enregistrements et assurer la maintenance de l’observatoire, dont les équipements sont corrodés par l’eau de mer.

Elle va également effectuer des opérations d’échantillonnage à l’aide du sous-marin d’exploration habité Nautile.

Mise à l'eau du Nautile © Ifremer

Mise à l’eau du Nautile © Ifremer

L’observatoire Lucky Strike s’intègre au réseau européen EMSO (European Multidisciplinary Seafloor and water column Observatory) qui se compose d’un faisceau d’observatoires fixes, situés en eaux profondes ou dans la colonne d’eau, déployés dans les mers et océans tout autour de l’Europe, de l’Arctique à l’Atlantique, de la Méditerranée à la mer Noire.

 

 

La mission MoMARSAT 2019 est menée conjointement par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) et l’Équipe de Sismologie de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP-CNRS/INSU).


Les sources hydrothermales ou fumeurs noirs, naissent aux points de contact des grandes plaques océaniques et recrachent une eau chaude pouvant dépasser les 300 degrés Celsius.

Cheminées hydrothermales sur le site de Lucky Strike © Ifremer/ Momar 2008

Cheminées hydrothermales sur le site de Lucky Strike © Ifremer/ Momar 2008

Elles abritent une vie foisonnante : moules, crevettes…

Privés de la lumière du soleil, ces organismes se développent grâce à la chimiosynthèse : ils utilisent comme source d’énergie l’hydrogène, le sulfure ou le méthane recrachés par les fumeurs pour produire la matière organique dont ils ont besoin.

 
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Vue rapprochée de la proue de l'épave découverte dans le Golfe du Mexique©NOAA
12/06/2019
Découverte inattendue d’une épave dans le Golfe du Mexique C'est par hasard, lors d'une exploration de routine dans le Golfe du Mexique, le 16 mai 2019, qu'une équipe de l'Agence américaine d'observation...

C’est par hasard, lors d’une exploration de routine dans le Golfe du Mexique, le 16 mai 2019, qu’une équipe de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) a découvert l’épave de ce qui semble être une goélette vieille de 150 ans.

Partie du gouvernail. On y voit clairement le nombre 2109 qui a permis l'identification de l'épave. ©NOAA

Partie du gouvernail. On y voit clairement le nombre 2109 qui a permis l’identification de l’épave. ©NOAA

Remarquablement préservée sous la ligne de flottaison, l’épave a été découverte à 250 km au large des côtes,  à environ 500 mètres de profondeur.

C’est en testant de nouveaux équipements et notamment des robots sous-marins télécommandés (ROV), à bord du navire de l’Okeanos Explorer que l’équipe de chercheurs a fait cette surprenante découverte grâce au  sonar du robot Deep Discoverer.

Soutenus à distance par des archéologues sous-marins qui ont pu suivre en direct la vidéo de la plongée, ils sont parvenus à identifier un voilier en bois dont la partie inférieure de la coque est recouverte de cuivre, la protégeant ainsi des dégradations dues aux organismes marins.

Si l’origine du navire et la composition de son équipage demeurent encore mystérieuses, les experts, s’appuyant sur divers éléments tels que la forme de l’étrave et de la proue, le corps de la coque et les restes du guindeau, ont pu déterminer la date de construction du voilier, qui se situerait dans le milieu du 19e siècle. Sa longueur est estimée à environ 37,8 mètres.

Des éléments carbonisés et l’absence d’objets caractéristiques du navire ou d’effets personnels, semblent suggérer qu’un incendie serait la cause du naufrage.

Les photos et vidéos du site de l’épave sont en cours d’analyse et permettront d’en apprendre davantage sur cette épave qui recèle encore bien des mystères.

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Océan © Bailey Mahon on Unsplash
11/06/2019
Les experts de l’Océan présentent leurs avis aux gouvernements européens Les experts du groupe de réflexion européen "Marine Board" ont présenté Naviguer vers l?avenir (Navigating the future V), le 11 juin 2019, au siège de...

Les experts du groupe de réflexion européen « Marine Board » ont présenté Naviguer vers l’avenir (Navigating the future V), le 11 juin 2019, au siège de l’Unesco à Paris, dans le cadre de la conférence EurOCEAN2019.

Ce document de travail rassemble leurs recommandations sur les futurs axes de la recherche océanique et servira de référence pour la politique des sciences de la mer européenne à l’horizon 2030 et plus.

Les 19 experts des 13 pays européens qui ont travaillé à l’élaboration de ces recommandations sont issus d’institutions reconnues telles que le CNRS, l’Ifremer, et le réseau Universités marines (Sorbonne Université) pour la partie française.

Ensemble, ils ont identifié les domaines clés dans lesquels nos connaissances en sciences de la mer restent encore lacunaires.

Le mot d’ordre des experts est clair, il  faut mettre en place « Une Science adaptée à l’Océan que nous souhaitons«  (« the science we need for the ocean we want« ) afin de faire face aux différents enjeux écologiques.

Jan Mees, président du European Marine Board, explique dans l’avant-propos du rapport :

Ces connaissances sont essentielles pour comprendre l’Océan à 4 dimensions, pour prévoir les tsunamis et l’impact […] de la future économie bleue sur nos écosystèmes marins. […]

Notre rapport met […] en lumière les progrès technologiques et les modélisations nécessaires pour que le public puisse se projeter dans l’Océan du futur et mieux comprendre ses évolutions. »

Dans ce document, les chercheurs proposent 4 axes de recherche :

  • Les 4 dimensions de l’Océan : volume interconnecté, l’Océan se caractérise par des paramètres physiques, géologiques, biogéochimiques et biologiques qui changent et interagissent dans le TEMPS et dans l’ESPACE.
Un océan en 4 dimensions interconnecté © EMB

Un océan en 4 dimensions interconnecté © EMB

  • L’impact des divers facteurs de stress (activités humaines, changement climatique, pollution, etc.) sur le fonctionnement des écosystèmes marins.
Un Océan soumis à de multiples facteurs de stress © EMB

Un Océan soumis à de multiples facteurs de stress © EMB

  • Les caractéristiques, la probabilité et les impacts des accidents (marées noires), des phénomènes extrêmes (vagues de chaleur en mer, séismes météorologiques et sous-marins, tsunamis…) et la façon dont ils pourraient être affectés par les changements climatiques.
Un Océan soumis à des phénomènes extrêmes © EMB

Un Océan soumis à des phénomènes extrêmes © EMB

  • Le développement des technologies (drone, intelligence artificielle…) pour observer l’Océan afin de mieux comprendre, prévoir et gérer les impacts humains de manière durable.
Des technologies pour mieux comprendre l'Océan © EMB

Des technologies pour mieux comprendre l’Océan © EMB

De ces recommandations, il ressort qu’il est devenu impératif de former une nouvelle génération de scientifiques du développement durable et qu’il faut engager les industriels, les scientifiques et les citoyens à appliquer cette notion dans le développement de nouveaux comportements.

Pour ce faire, les experts recommandent notamment la création d’un forum européen sur  la durabilité des ressources marines faisant intervenir industrie et société civile.

Une Science adaptée à l'Océan © EMB

Une Science adaptée à l’Océan © EMB


Ce document a été établi dans le cadre de :


L’European Marine Board (EMB) est l’un des principaux « think tank » européen en matière de politique des sciences de la mer. L’EMB est un réseau composé de plus de 10 000 scientifiques des principaux instituts océanographiques et marins nationaux, d’organismes de financement de la recherche et de réseaux nationaux d’universités d’Europe.

Le Conseil offre à ses organisations membres une plateforme leur permettant d’élaborer des priorités communes, de faire progresser la recherche marine et de combler l’écart entre la science et les politiques afin de relever les défis et de saisir les occasions futures en sciences marines.

Les conférences EurOCEAN sont des conférences européennes majeures sur la politique des sciences océaniques en Europe.

Elles invitent les décideurs et les planificateurs stratégiques aux niveaux européen et national à interagir avec la communauté de la recherche marine et les acteurs du secteur maritime.

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Carte bathymétrique
09/06/2019
7 millions de dollars pour cartographier le fond de l’Océan La compétition Shell Ocean Discovery XPrize, organisée par la fondation américaine XPrize, et dotée de 7 millions de dollars, a pour vocation d'enco...

La compétition Shell Ocean Discovery XPrize, organisée par la fondation américaine XPrize, et dotée de 7 millions de dollars, a pour vocation d’encourager les innovations dans le domaine de l’exploration océanique. Les vainqueurs ont été désignés le 31 mai 2019.

Initiée en 2015, la compétition consistait en un défi de taille : concevoir et construire un robot sous-marin autonome, capable de plonger rapidement entre -2 000 et -4 000 mètres.

Dix-neuf équipes et 25 pays ont participé à ce challenge océanographique, parmi lesquels figurent la Suisse, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les États-Unis, le Portugal, le Japon…

Pour effectuer les épreuves en mer, une zone de compétition d’environ 500 km2 dans la région de Kalamata, en Grèce a été définie.

Les 9 finalistes avaient 24h pour cartographier un minimum de 250 km2 du plancher océanique avec une résolution de 5 mètres et identifier au moins 10 caractéristiques archéologiques, chimiques, biologiques ou géologiques.

  • Le Grand prix de 4 millions de dollars a été décerné à GEBCO-NF Alumni, une équipe internationale basée aux États-Unis, qui avec son navire de surface sans équipage, baptisé SeaKIT, et équipé d’un sous-marin, a permis de cartographier rapidement le fond marin avec une précision dépassant les objectifs.

Au-delà de la compétition, l’équipe espère cartographier la totalité des fonds marins d’ici 2030 (voir le projet Seabed 2030).

  • Le 2e prix de 1 million de dollars revient aux japonais de KUROSHIO. L’équipe a conçu un navire de surface avec une technologie polyvalente ; leur plate-forme logicielle pouvant s’adapter à différents sous-marins autonomes.
  • Le prix bonus de 1 millions de dollars offert par la NOAA (l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique) a été répartis entre 2 équipes américaines, qui sans toutefois atteindre l’objectif – a démontré que leur technologie permettait de détecter un objet spécifique dans l’océan grâce à un signal biologique ou chimique puis en le traçant à sa source –  s’en sont toutefois rapprochés.

En 2018, la somme de 1 million de dollars avait été répartie entre les différentes équipes encore en compétition afin de leur permettre de poursuivre le développement de leur projet.

Ces résultats ont été dévoilés lors d’une cérémonie de remise des prix qui s’est tenue au Musée océanographique de Monaco.

Jyotika Virmani, Directeur exécutif de l’Ocean Discovery XPRIZE a déclaré :

Actuellement, plus de 80 % des océans du monde ne sont pas cartographiés, et je suis fier d’avoir travaillé aux côtés de ceux qui vont changer cela dans le cadre de cette XPRIZE. (…) Notre vision est que ces nouvelles technologies permettront de découvrir de nouvelles espèces océaniques, des ressources sous-marines, des caractéristiques géologiques, et des méthodes plus sûres pour explorer la mer profonde, en éclairant les mystères des fonds, en découvrant ce qui demeure inconnu depuis la nuit des temps.

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06/06/2019
Microplastiques 2019 : la nouvelle expédition de Tara Océan La goélette Tara est partie le 23 mai 2019 de Lorient, son port d'attache, pour une nouvelle expédition qui va l'emmener, pendant 6 mois, sur di...

La goélette Tara est partie le 23 mai 2019 de Lorient, son port d’attache, pour une nouvelle expédition qui va l’emmener, pendant 6 mois, sur dix des plus grands fleuves d’Europe, en quête des origines de la pollution plastique.

Entraînés par les eaux de ruissellement et les divers cours d’eau, les déchets rejetés par l’homme se déversent dans les fleuves, qui alimentent ensuite l’Océan.

« 80% des déchets plastique que l’on retrouve en mer proviennent des continents »

Comme le souligne Jean-François Ghiglione, directeur de recherche au CNRS, qui assure la coordination scientifique de la mission. (Retrouvez l’interview de Jean-François Ghiglione ici)

L’équipe pluridisciplinaire, composée d’une quarantaine de chercheurs se concentrera sur  les microplastiques et collectera des échantillons à l’embouchure des grands fleuves suivants: la Tamise (Angleterre), l’Elbe et le Rhin (Allemagne), la Seine, la Loire, la Garonne et le Rhône (France), le Tage (Portugal), l’Èbre (Espagne) et le Tibre (Italie).

Selon la fondation Tara Océan, face à l’omniprésence des microplastiques dans l’Océan, il est devenu urgent d’agir à la source de la contamination et d’intervenir afin d’enrayer le phénomène. La mission vise donc un triple objectif :

  • Identifier les sources de pollution, comprendre leur fragmentation dans les fleuves et prédire leur dispersion vers l’océan,
  • Comprendre leurs impacts sur la biodiversité marine et leurs effets sur la chaîne alimentaire,
  • Oeuvrer pour une meilleure connaissance et pour la préservation des océans, en partageant avec le public et les institutions : 18 escales sont programmées afin d’échanger des idées, trouver des solutions pour amorcer un changement de mode de consommation, de production, de comportement, etc.).

    À noter:

    La goélette Tara fera escale à Cherbourg du 18 au 21 novembre 2019 !

    Retrouvez le programme des escales de Tara en Europe ici.

     

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Amphore marseillaise du IIIe siècle avant .JC.©Robert Valette
05/06/2019
Une découverte rare au large de Cannes : 17 amphores du IIIe siècle av. JC Dix-sept amphores âgées d'environ 2 300 ans, en parfait état de conservation, ont été trouvées au large de Cannes, à proximité des Iles de Lérins. C'est ...

Dix-sept amphores âgées d’environ 2 300 ans, en parfait état de conservation, ont été trouvées au large de Cannes, à proximité des Iles de Lérins.

C’est une équipe d’archéologues de la Société d’Archéologie Subaquatique d’Anne Joncheray (archéologue et directrice du musée d’archéologie de Saint-Raphaël), qui a fait cette découverte lors de fouilles sous-marines menées près de l’île Sainte-Marguerite du 25 avril au 12 mai 2019.

Les amphores étaient enchevêtrées dans un mélange de sable et de racines, sous 20 mètres d’eau et servaient vraisemblablement au transport du vin de Campanie (région romaine).

Elles représentent ainsi un précieux témoignage du commerce naissant entre la Gaule et l’Italie durant une période non pacifiée de la domination romaine.

Ce trésor vient s’ajouter à la mince liste des vestiges méditerranéens de cette époque ; en effet seules 4 épaves ont été retrouvées à ce jour !

La disposition des amphores et l’absence d’épave à proximité permet aux archéologues d’élaborer 3 hypothèses : soit le navire s’est renversé mais n’a pas sombré, soit les amphores ont été jetées, soit elles ne sont qu’une partie du gisement et l’épave du navire se trouve plus loin.

Après leur analyse, les amphores seront exposées au grand public au Musée de la Mer à Cannes.

Pour en apprendre davantage sur cette découverte exceptionnelle et peut-être trouver d’autres trésors, une seconde campagne de fouilles sera bientôt lancée.

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Des gorgones, des coraux noirs mais aussi des éponges et des crustacés décapodes s'épanouissent ainsi au cœur de ce
30/05/2019
Découverte d’un jardin de coraux au sud de la fosse des Mariannes Le 28 mai 2019, des scientifiques chinois ont découvert, grâce au robot sous-marin télécommandé (ROV) Discovery, un « jardin de coraux » situé au nive...

Le 28 mai 2019, des scientifiques chinois ont découvert, grâce au robot sous-marin télécommandé (ROV) Discovery,  un « jardin de coraux » situé au niveau d’un mont sous-marin, au sud de la fosse des Mariannes, à 880 mètres de profondeur.

Une découverte étonnante pour Xu Kuidong, le directeur scientifique de l’expédition :

« Le mont sous-marin à l’étude est situé dans une zone maritime oligotrophe (pauvre en nutriments) à 10 degrés de latitude nord. Il est très rare de voir une forêt de corail aussi multicolore. »

Des gorgones, des coraux noirs mais aussi des éponges et des crustacés décapodes s’épanouissent ainsi au coeur de cette  « forêt »  multicolore.

Cette découverte a eu lieu alors que les scientifiques de l’Académie des  Sciences de Chine (Institut d’océanologie) ont débuté une mission d’exploration de 4 monts sous-marins situés au sud de la fosse des Mariannes au niveau de la dorsale Caroline dans l’océan Pacifique Nord.

À bord du navire océanographique Kexue (qui signifie Science), les chercheurs étudient, durant 20 jours, la topographie, l’hydrologie et la bioécologie de ces 4 monts sous-marins – dont Caroline, le plus grand mont sous-marin référencé dans cette zone.

Selon les chercheurs, cette forêt de coraux pousse dans une zone des monts sous-marins dans laquelle un mélange de courants océaniques pourrait leur apporter une nourriture abondante.

L’environnement stable du mont sous-marin offrirait également aux coraux un habitat pour leur croissance.

Selon le scientifique Zheng Xinqing, cette découverte est essentielle pour la recherche :

« La détection des forêts de corail à une telle profondeur offre une valeur scientifique essentielle pour l’étude de la diversité biologique et des ressources génétiques marines sur Terre. »

En effet, selon les chercheurs chinois, les coraux des grands fonds marins pourraient être utilisés comme un nouveau matériau pour des os artificiels.


La veille de cette découverte, Discovery, a réussi à recueillir des aplysies, c’est à dire des mollusques gastéropodes aussi surnommés « lièvres de mer ».

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Ce globigérinidé fait partie de la famille des foraminifères. Il mesure généralement entre 100 micromètre à 1 mm. © NOAA
28/05/2019
Réchauffement climatique : le zooplancton migre vers les eaux plus froides Le plancton animal (zooplancton) a migré dans les eaux plus froides de l'hémisphère nord en raison du réchauffement climatique modifiant ainsi la ch...

Le plancton animal (zooplancton) a migré dans les eaux plus froides de l’hémisphère nord en raison du réchauffement climatique modifiant ainsi la chaîne alimentaire.

À cause du réchauffement climatique, les foraminifères de l'hémisphère nord ont migré dans les eaux plus froides © Alfred Wegener Institute for Polar and Marine Research

À cause du réchauffement climatique, les foraminifères de l’hémisphère nord ont migré dans les eaux plus froides © Alfred Wegener Institute for Polar and Marine Research

D’après une étude menée par des chercheurs allemands du Centre des sciences de l’environnement marin (MARUM) de l’Université de Brême et de l’Institut de chimie et de biologie de l’environnement marin de l’Université d’Oldenburg, les foraminifères, de minuscules zooplanctons unicellulaires à coquille de calcite, ont quitté leur aire géographique habituelle pour migrer vers des eaux plus froides.

Cette migration a débuté à la fin du 18e siècle avec la révolution industrielle et l’utilisation des énergies fossiles – charbon, pétrole, et gaz naturel -, accompagnant le développement économique de la planète et entraînant progressivement un réchauffement climatique global.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont comparé les sédiments de 3 774 communautés de foraminifères de l’ère pré-industrielle avec des échantillons de sédiments collectés depuis 1978 sur 33 sites distincts de tous les océans du monde.

Microfossiles de sédiments marins contenant notamment des foraminifères planctoniques (petits coquillages blancs) et des foraminifères benthiques (au centre de l’image) ©Hannes Grobe – Alfred Wegener Institute for Polar and Marine Research

Lukas Jonkers, Docteur en Micropaléontologie et en Paléo-océanographie (MARUM), coauteur de l’étude a déclaré :

« Ces organismes vivent dans la couche supérieure de l’océan et, lorsqu’ils meurent, leurs coquilles s’enfoncent dans le fond marin et sont conservées dans les sédiments.

En paléo-océanographie, ces coquillages fossiles fournissent des informations sur l’état passé des océans, mais ils peuvent bien sûr aussi fournir des informations directes sur les communautés d’espèces foraminifères passées. »

Lorsque les foraminifères meurent, leurs coquilles s'enfoncent dans le fond marin et sont conservées dans les sédiments © Ernst Haeckel - Kunstformen der Natur (1904)

Lorsque les foraminifères meurent, leurs coquilles s’enfoncent dans le fond marin et sont conservées dans les sédiments © Ernst Haeckel – Kunstformen der Natur (1904)

L’étude ne montre aucune extinction d’espèce mais une modification des écosystèmes marins et des habitudes alimentaires des foraminifères.

Michal Ku­cera, Professeur de Micropaléontologie et de Paléo-océanographie (MARUM), coauteur de l’étude a déclaré :

 « L’aspect inquiétant de l’observation est que dans de nombreuses régions de l’océan, les communautés planctoniques ont manifestement migré « dans des eaux étrangères ».

Là-bas, elles doivent s’adapter aux nouvelles conditions et, dans certains cas, reconstituer leur réseau alimentaire. « La question est de savoir s’ils peuvent le faire assez rapidement ou si le changement climatique progressera plus vite que les communautés ne pourront s’adapter. »

Le plancton marin est donc maintenant entré dans l’époque anthropocène, c’est-à-dire, l’ère géologique caractérisée par l’impact des activités humaines sur les grands équilibres de la planète.


Étude parue dans la revue Nature le 22 mai 2019


Pour en savoir plus sur le plancton marin, consultez notre dossier thématique !

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Bonifacio, Corse © Google Earth
24/05/2019
Nouvelles découvertes sur l’épave corse de Paragan La 4e campagne de fouilles sur l'épave de l'anse de Paragan, un caboteur de commerce méditerranéen, s'est achevée le 13 avril 2019. Les archéologues o...

La 4e campagne de fouilles sur l’épave de l’anse de Paragan, un caboteur de commerce méditerranéen, s’est achevée le 13 avril 2019. Les archéologues ont fait de nouvelles découvertes, notamment sur l’organisation de la vie à bord.

Repérée en 2015 par un plongeur, l’épave repose par 3 mètres de fond au large de Bonifacio, en Corse.

Une série de fouilles menées par le Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-marines (DRASSM) a permis d’identifier l’épave. Il s’agit d’un petit caboteur de commerce de la famille des « tartanes » datant de la fin du 17e – début du 18e siècle.

Ces dernières fouilles confirment la présence d’une cambuse (lieu où sont entreposés les vivres) et d’une cuisine à l’avant du navire. Divers éléments témoignent de l’activité de cabotage en Méditerranée occidentale : traces de feu, charbon, bois de chauffe, briques et fagots, fragments de marmite, pichets de la région de Marseille, Ligurie et Fréjus et céramique de cuisine corse.

Des compas de charpentiers ont été trouvés ainsi que la cabine présumée du commandant à l’avant du navire.

La découverte d’une collection de 14 pichets, vraisemblablement conservés dans une caisse en bois à l’avant du bateau, amène les scientifiques à penser que le commandant les utilisait pour faire son propre commerce.

Enfin, des éléments indiquent qu’une forte tempête serait à l’origine du naufrage.

Depuis 2016, les fouilles de ce chantier-école sont dirigées par le DRASSM et le CNRS, avec le concours des étudiants du Master international d’archéologie sous-marine et d’archéologie des littoraux (MoMarch) de l’université d’Aix-Marseille, le soutien logistique du bureau d’études et de recherche Ipso Facto, la municipalité et la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio.

Retrouvez tous les détails des fouilles depuis la découverte de l’épave en cliquant ici.

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Le volcan sous-marin se situe à 50 km au large de Petite Terre, l'une des îles principales de Mayotte © Franck Bouttemy http://www.geodiversite.net/auteur197
21/05/2019
Naissance d’un volcan sous-marin à Mayotte La découverte d'un volcan sous-marin expliquerait pourquoi l'île de Mayotte est secouée par d'incessants séismes depuis un an.... Situé à 3 500 mètre...

La découverte d’un volcan sous-marin expliquerait pourquoi l’île de Mayotte est secouée par d’incessants séismes depuis un an….

Situé à 3 500 mètres sous l’océan, ce volcan s’est formé à 50 km au large de Petite Terre, l’une des deux îles principales de l’archipel de Mayotte.

Le volcan sous-marin se situe à 50 km au large de Petite Terre, l'une des îles principales de Mayotte © Franck Bouttemy http://www.geodiversite.net/auteur197

Le volcan sous-marin se situe à 50 km au large de Petite Terre, l’une des îles principales de Mayotte © Franck Bouttemy http://www.geodiversite.net/auteur197

Ce volcan sous-marin mesure 800 mètres de haut avec une base de 4 à 5 km de diamètre, un panache de gaz s’en échappe sur 2 km de hauteur mais sans atteindre la surface de l’eau. Il reste donc complètement invisible depuis la terre. 

Ce phénomène géologique exceptionnel s’est produit suite aux nombreux séismes qui secouent l’île depuis un an. Selon les scientifiques, le volcan serait né à l’été ou à l’automne 2018.

Une mission scientifique de grande ampleur baptisée « Tellus » a été lancée par le CNRS pour tenter de comprendre pourquoi Mayotte subissait une telle activité sismique  : plus de 1 800 secousses de magnitude supérieure ou égale à 3,5 selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Des sismomètres ont été installés sur terre et sous l’eau, notamment grâce au soutien du navire océanographie Marion Dufresne, de l’Institut Polaire Français. Les relevés bathymétriques (reliefs du sol) ont ainsi permis de révéler la présence d’un volcan sous-marin, inexistant sur les dernières cartes réalisées par le SHOM il y a 4 ans.

Nathalie Feuillet, chercheuse à l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGB) qui a mené l’expédition, affirme que l’île de Mayotte s’est affaissée de 13 centimètres et qu’elle s’est déplacée vers l’Est d’environ 10 centimètres. Selon elle, cet affaissement serait dû à la vidange d’un réservoir d’une poche de magma profonde.

Aujourd’hui, si les séismes ont cessé, les scientifiques doivent encore approfondir leurs recherches et insistent sur la nécessité d’une surveillance régulière de la zone. Localement, les autorités tentent de rassurer la population, soutenues par le gouvernement français qui a défini un plan d’action.

De nombreux organismes ont rejoint cette expédition : L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), l’université de la Réunion, l’Institut de physique du globe de Strasbourg (IPGS), l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), l’École normale supérieure (ENS), le Centre nationale d’études spatiales (CNES) et le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM).

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Une méduse
17/05/2019
Découverte d’un antidote contre le venin de la méduse la plus dangereuse ! Des chercheurs australiens de l'Université de Sydney ont découvert un antidote au venin de la cuboméduse Chironex fleckeri. Particulièrement présente...

Des chercheurs australiens de l’Université de Sydney ont découvert un antidote au venin de la cuboméduse Chironex fleckeri.

Particulièrement présente le long des côtes australiennes, la cuboméduse est la plus dangereuse des méduses !

Son venin provoque une nécrose de la peau, une douleur extrême et un arrêt cardiaque dans les minutes qui suivent une exposition grave.

Pancarte indiquant la présence de cuboméduses en Australie ©Wikimedia Commons

Pancarte indiquant la présence de cuboméduses en Australie ©Wikimedia Commons

Afin de mieux comprendre les mécanismes de ce puissant venin, les chercheurs australiens de l’Université de Sydney ont prélevé des millions de cellules humaines et ont exposé les différents gènes au venin mortel prélevé sur une cuboméduse.

Ils sont ainsi parvenus à identifier des gènes nécessaires au venin pour agir et ont réalisé qu’ils étaient impliqués dans la fabrication du cholestérol.

Après avoir testé plusieurs médicaments anti-cholestérol existants sur le marché, les chercheurs en ont identifié un qui serait capable de bloquer le poison de la cuboméduse.

La méduse-boîte (ou cuboméduse), la méduse la plus dangereuse au monde © Guido Gautsch - Wikimedia Commons

La méduse-boîte (ou cuboméduse), la méduse la plus dangereuse au monde © Guido Gautsch – Wikimedia Commons

Administré dans les 15 minutes après la piqure de la méduse, le traitement serait en effet capable de soulager la douleur et la nécrose de la peau.

D’autres tests doivent encore être réalisés pour savoir si ce médicament serait capable d’éviter la crise cardiaque.

À terme, les chercheurs imaginent un antidote sous la forme d’une crème ou d’un spray à administrer en cas d’urgence.


Cliquez ici pour découvrir l’intégralité de l’étude parue dans Nature le 30 avril 2019


Les cuboméduses fréquentent les mers chaudes et sont particulièrement redoutées en Australie, où des pancartes alertent les baigneurs de leur présence aux abords de certaines plages. Le pays a recensé 75 décès depuis la fin du 19e siècle, mais le rythme s’est accéléré avec deux rencontres fatales par an en moyenne désormais.

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Image satellite d'une efflorescence algale © Norman Kuring, NASA’s Ocean Color Group
16/05/2019
Le plancton aurait diminué de 10% en 150 ans ! Le phytoplancton est indispensable à la viemais des chercheurs alertent sur leur déclin important depuis l'ère industrielle ! D'après une étude men...

Le phytoplancton est indispensable à la vie mais des chercheurs alertent sur leur déclin important depuis l’ère industrielle !

D’après une étude menée par les scientifiques du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et l’Institut Océanographique Woods Hole (WHOI), le phytoplancton dans l’Atlantique Nord aurait diminué de 10% en 150 ans !

Ce déclin coïncide avec l’émergence de l’ère industrielle et la hausse constante des températures au cours de la même période.

Matthew Osman, chercheur au MIT et auteur principal de l’étude a déclaré :

Nous constatons un déclin à long terme qui prend naissance à peu près au même moment que lorsque nous avons commencé à perturber le système climatique en émettant des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle industrielle.

Matthew Osman indique également que la production de phytoplancton pourrait encore diminuer si les températures continuent d’augmenter.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé 12 carottes de glace, dont une de 100 mètres de long !

Toutes ont été prélevées à un endroit différent de la calotte glaciaire du Groenland depuis les années 1980 par des laboratoires du monde entier.

Récupération d'une section de carotte de glace pendant une tempête de neige à l'ouest du Groenland ©Sarah Das - WHOI

Récupération d’une section de carotte de glace pendant une tempête de neige à l’ouest du Groenland ©Sarah Das – WHOI


Le plancton végétal (phytoplancton)  a une importance capitale pour l’Homme !

  • Les scientifiques estiment que le phytoplancton est le premier producteur d’oxygène de notre atmosphère (plus de 50% de l’air que nous respirons). Il est donc le véritable poumon de la Terre.

Il participe en effet à la photosynthèse, absorbant, pour se nourrir, des sels minéraux, de l’eau, l’énergie du soleil ainsi que du dioxyde de carbone et rejetteant de l’oxygène dans l’eau qui sera transféré ensuite dans l’atmosphère.

  • Il est à la base de notre chaîne alimentaire. Le phytoplancton est mangé par le zooplancton qui est lui-même mangé par de plus gros prédateurs et ainsi de suite jusqu’à arriver dans nos assiettes !
La chaîne alimentaire marine © Plancton du Monde – Géraldine Jublin

La chaîne alimentaire marine © Plancton du Monde – Géraldine Jublin

  • En mourant le phytoplancton se décompose et produit une substance chimique (volatile soufré) qui passe dans l’atmosphère. Mélangée à d’autres gaz, elle se transforme et participe à la formation des nuages et de la pluie.


Étude parue dans la revue Nature le 6 mai 2019

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