L’Echo des abysses

A 1 545 m de profondeur, dans le canyon de Lampaul (golfe de Gascogne), des coraux d’eau froide (
14/06/2017
Des coraux sous surveillance Une équipe de chercheurs américains entreprend une expédition de 12 jours dans le Golfe du Mexique, jusqu'au 24 juin. Suite à l'explosion...

Une équipe de chercheurs américains entreprend une expédition de 12 jours dans le Golfe du Mexique, jusqu’au 24 juin.

Suite à l’explosion de la plateforme pétrolière “Deepwater Horizon” survenue en avril 2010, ils sont chargés d’étudier les impacts du pétrole, du méthane et des dispersants chimiques sur les coraux profonds.

L'explosion de la plateforme pétrolière "Deepwater Horizon" a provoqué un déversement de pétrole et de produits chimiques en mer et sur les côtes de la Louisiane.

L’explosion de la plateforme pétrolière “Deepwater Horizon” a provoqué un déversement de pétrole et de produits chimiques en mer et sur les côtes de la Louisiane.

Les coraux des mers profondes constituent un habitat vital pour la vie marine, y compris les espèces commerciales, comme la crevette, le crabe et le mérou.

L’équipe enverra un robot sous-marin à plus de 1 000 mètres de profondeur pour capturer des centaines de photographies qui seront ensuite analysées.

Objectif : établir les conséquences du déversement de produits chimiques sur les coraux profonds et mieux comprendre leurs mécanismes pour survivre dans cet environnement pollué.

Une campagne à suivre en direct en cliquant sur ce lien

Le 17 juin, ne ratez pas un spécial Facebook live avec Mission Blue, l’association de l’océanographe Sylvia Earle, ardente défenseur des océans !

Ecogig (Ecosystem Impacts of Oil and Gas Inputs to the Gulf) a été crée à la suite de l’explosion de la plateforme pétrolière “Deepwater Horizon” survenue en avril 2010 avec pour objectif d’étudier les conséquences de cette catastrophe écologique sur les fonds sous-marins.

Cette expédition est dirigée par le Dr. Iliana Baums de l’Université d’État de Pennsylvanie.

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80 % de la pollution marine provient des activités humaines terrestres. Nos océans ont besoin de protection. © ONU
12/06/2017
Un accord mondial pour l’Océan à l’ONU Le tout premier sommet des Nations Unies sur l'Océan a abouti à un accord mondial visant à restaurer la santé des océans ! Ce rassemblem...

Le tout premier sommet des Nations Unies sur l’Océan a abouti à un accord mondial visant à restaurer la santé des océans !

Ce rassemblement a permis l’adoption d’un appel à l’action de 14 points.

Plus de 1 300 actions ont également été engagées pour protéger l’Océan : réduction de la production de déchets, lutte contre la pêche illégale…

Les chefs d’État et de gouvernement participants y affirment leur volonté résolue de conserver et d’exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.

Ils s’alarment également des effets néfastes que les changements climatiques ont sur l’océan, notamment la hausse de la température de l’océan, l’acidification de l’océan et des zones côtières, la désoxygénation, l’élévation du niveau des mers, la diminution du couvert de glace polaire, l’érosion côtière et les phénomènes météorologiques extrêmes.

Nous avons franchi une étape : il y a une prise de conscience mondiale à propos de l’état des océans a déclaré le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Peter Thomson qui est également originaire des îles Fidji – une nation en première ligne face au changement climatique.

Il ajoute : Je suis 100% satisfait des résultats de cette conférence. Notre objectif était élevé. Notre but était de commencer à inverser le cycle.

Cette conférence, qui s’est tenue à New York du 5 au 9 juin, a réuni 6 000 personnes.

En ce qui concerne l’océan, c’est l’héritage commun de l’humanité. Il n’y a pas de Nord-Sud, Est-Ouest quand il s’agit de l’océan, a déclaré M. Thomson. Si l’océan meurt, il mourra pour nous tous.

Déchets marins : un défi abyssal pour nos océans © ONU Environnement

Déchets marins : un défi abyssal pour nos océans © ONU Environnement

 

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Under teh pole © Benoit-Poyelle Deepsea Under The Pole
23/05/2017
Expédition Under the pole III L'équipe d'Under the pole III est partie le 20 mai dernier, de Concarneau, à bord de leur goélette polaire WHY. Pendant 3 ans, cette équip...

L’équipe d’Under the pole III est partie le 20 mai dernier, de Concarneau, à bord de leur goélette polaire WHY.

Pendant 3 ans, cette équipe de plongeurs et de scientifiques menée par Ghislain Bardout et Emmanuelle Périé-Bardout va parcourir 80 000 km, de l’Arctique à l’Antarctique, en passant par le Pacifique et l’Atlantique.

Leur objectif : étudier le milieu sous-marin entre 30 et 150 m de profondeur (la “twilight zone”) et développer de nouvelles techniques de plongée, pour prolonger la durée des immersions humaines.

La “twilight zone” est la couche de moyenne lumière de l’océan située entre 30 et 150 mètres sous la surface.

Très peu explorée jusqu’à présent, elle possède un potentiel de découvertes sans pareille mesure.

La goélette polaire WHY va parcourir 80 000 km durant 3 ans © Guim/Under the pole III

La goélette polaire WHY va parcourir 80 000 km durant 3 ans © Guim/Under the pole III

L’équipe de plongeurs d’Under the pole III a programmé, entre 2017 et 2020, 500 plongées en recycleur.

Ce type de scaphandre à circuit fermé permet de plonger :

  • plus longtemps (une bouteille de plongée classique dure environ 45 minutes à 10 mètres de profondeur et seulement 10 minutes à 90 mètres),
  • plus profond,
  •  au plus près de la faune car il ne fait pas de bulles et est silencieux.

L’équipe d’ Under the pole III développera également une “capsule” de vie à saturation qui sera testée en 2018 dans les eaux de la Polynésie.

La saturation est l’équilibre que le plongeur atteint après un certain temps de séjour en immersion. À partir de ce moment, le plongeur peut rester indéfiniment à cette profondeur sans augmenter le temps nécessaire au retour en surface.

Jusqu’ici, c’est une technique utilisée exclusivement dans la plongée industrielle sur les plateformes pétrolières ou gazières mais qui, appliquée de manière plus légère, pourrait révolutionner les études scientifiques du milieu sous-marin, en particulier plus profond.

Under the pole III © Guim/Under the pole III


Parmi les temps forts de cette mission :

  • Entre juillet et septembre 2017 : Lumière sous l’Arctique

La biofluorescence et la bioluminescence sont deux disciplines scientifiques encore très peu étudiées dans les régions polaires.

Bioluminescence d'un cténophore à 30 mètres de profondeur dans l'océan Arctique © Stuart Thomson/University of Delaware

Bioluminescence dans l’océan Arctique © Stuart Thomson/University of Delaware

Accompagnée du scientifique Marcel Koken (CNRS), l’équipe plongera dans la zone profonde pour déceler et comprendre ces deux phénomènes.

Pour en savoir plus

  • Entre mai 2018 et août 2019 : Coraux profonds et requins en Polynésie

Difficiles d’accès, les récifs coralliens profonds restent largement inexplorés. Dans le Pacifique (Polynésie française) le programme « Deep Hope » mené avec le Centre de Recherche Insulaire (CRIOBE – CNRS) contribuera à mieux comprendre ces récifs peu explorés.

A 1 545 m de profondeur, dans le canyon de Lampaul (golfe de Gascogne), des coraux d’eau froide ("Solenosmilia variabilis") fournissent un habitat pour des gorgones, des ophiures et des étoiles de mer. © Ifremer - BobEco 2011

Coraux d’eau froide dans le golfe de Gascogne © Ifremer – BobEco 2011

Sur la même période, des plongées seront également prévues à la rencontre du grand requin marteau et le requin bouledogue, des super-prédateurs menacés d’extinction car victimes des activités humaines et de l’écotourisme.

Pour en savoir plus

  • Entre décembre 2019 et février 2020 : Lumières polaires en Antarctique

Déjà étudiées en Arctique, la biofluorescence et la bioluminescence sont aussi au programme en Antarctique. Les équipes de scientifiques et plongeurs continueront d’étudier ces phénomènes dans la twilight zone des régions polaires pour recueillir le plus de données possible.

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