Un futur observatoire sous-marin franco-japonais dans le Pacifique…

15/10/2019
Une des baies de Nouméa en Nouvelle-Calédonie © Image par Dominique Delisle de Pixabay

L‘Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer) et l’Institut océanographique japonais JAMSTEC travaillent à la mise en place d’un futur observatoire sous-marin dans le Pacifique, basé en Nouvelle-Calédonie.

Pour déployer cet observatoire sous-marin, le Pacifique s’est aussitôt imposé, puis assez rapidement la Nouvelle-Calédonie pour 2 raisons principales : d’abord, pour s’appuyer sur les forces de recherche et de développement technologique locales importantes, ensuite pour compter sur un écosystème entrepreneurial dynamique a expliqué Jean-Marc Daniel, directeur du Département Ressources physiques et Ecosystèmes de fond de Mer à Brest.

Une 1re réunion de travail franco-japonaise s’est tenue en septembre pour définir les objectifs scientifiques, technologies et socio-économiques de cet observatoire sous-marin.

Dans le futur, les centres des sites ultramarins, dont celui de Nouméa, auront vocation à jouer un rôle dans le développement de la politique internationale de l’Ifremer explique François Houllier, Président de l’Ifremer.

Collectivité d’Outre-mer, la Nouvelle-Calédonie est située à l’est de l’Australie dans l’Océan Pacifique, à environ 17 000 kilomètres de la France.

Ses eaux sont internationalement reconnues pour leur grande diversité d’habitats, d’espèces et leur bonne santé générale.

Gorgones, côte Est de la Nouvelle-Calédonie, dans la région de Thio © Ifremer / L. Loubersac

Gorgones, côte Est de la Nouvelle-Calédonie, dans la région de Thio © Ifremer / L. Loubersac

Cette diversité est due à la nature et à la profondeur très contrastées des fonds marins : de la zone de subduction aux monts sous-marins et aux plateaux.

Le récif néo-calédonien représente la seconde plus grande barrière au monde après celle de l’Australie.

De la zone totale étendue sur plus de 23 400 km2, quelques 15 000 km2 répartis en six sites sont aujourd’hui labellisés au Patrimoine Mondial de l’Humanité. La biodiversité marine de l’archipel est exceptionnelle avec plus de 9 000 espèces identifiées.

En 2014, le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie a créé le Parc naturel de la mer de Corail, qui couvre l’ensemble de sa zone économique exclusive.

Cette grande zone marine protégée fait de la Nouvelle-Calédonie un laboratoire « de terrain » propice au développement maritime durable dans le Pacifique Sud.

L’ensemble de la zone économique exclusive autour de la Nouvelle-Calédonie constitue le Parc Marin de la Mer de Corail. © Google Earth

L’ensemble de la zone économique exclusive autour de la Nouvelle-Calédonie constitue le Parc Marin de la Mer de Corail. © Google Earth